Ravageurs et maladies du pommier avec images et solutions efficaces 122

Pommiers sous surveillance : repérer les ravageurs et les maladies sans se tromper

Pommiers sous surveillance : repérer les ravageurs et les maladies sans se tromper

Il est pénible de voir des parasites ou des maladies s’attaquer aux pommiers. Si vous voulez récolter des fruits beaux et savoureux, mieux vaut identifier rapidement l’ennemi et agir sans attendre.

Ravageurs en embuscade : les petites bêtes, gros dégâts

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Le psylle du pommier

Jusqu’à 3 mm de long, cet insecte jaune-vert vole d’un arbre à l’autre.Ce sont surtout ses larves qui posent problème : elles prélèvent la sève des jeunes tiges et du feuillage. Les feuilles se rétractent, les jeunes rameaux et les boutons floraux tombent, et les fruits deviennent difformes.L’arbre perd de sa vigueur.

Les œufs, orange ou jaune vif, passent l’hiver dans les fissures de l’écorce et près des bourgeons à fleurs.

Quand la température remonte,les larves gagnent les fleurs en ouverture et en consomment le contenu. Du miellat se dépose sur les organes floraux,ce qui favorise le développement de la fumagine.

L’insecte quitte ensuite le pommier pour des plantes herbacées, environ une semaine et demie après la fin de la floraison. En août, il revient au verger pour hiverner.

Le psylle affaiblit l’arbre avant même que la récolte ne commence.

Mesures de lutte contre le psylle

Les pommiers sont parfois pulvérisés avec du DNOC si la température dépasse +5 °C, mais avant le débourrement.

Au moment de l’apparition des boutons floraux, on peut traiter avec du Fufanon, de la perméthrine, du savon noir ou une décoction de tabac. Le verger peut aussi être fumigé avec de la fumée de tabac.

La tête du jardinier quand les fleurs collent… et que le psylle a déjà pris ses quartiers.

Puceron vert du pommier

ravageur courant des vergers de pommiers, le puceron vert se reconnaît aux mâles jaune foncé et aux femelles jaune-vert. Les œufs hivernent sur les jeunes rameaux. Au début du printemps, les larves éclosent puis se nourrissent de la sève des feuilles et des branches.

La croissance des rameaux ralentit,les feuilles s’enroulent en tubes.Quand l’attaque est forte, les branches et le feuillage peuvent se flétrir.On peut compter jusqu’à neuf générations par saison,donc on ne va pas se mentir : ça va vite.

Plus l’arbre est affaibli, plus le puceron s’installe.

Mesures de lutte contre le puceron

Avant la floraison, on peut traiter les arbres avec « 30 plus » tous les trois ans. À l’apparition du cône vert, on poursuit avec du Fufanon, de l’Inta-Vir ou de l’Iskra.

Parmi les remèdes traditionnels, les décoctions de résidus de tabac, d’achillée millefeuille ou de feuilles de noyer séchées donnent de bons résultats.

En été, il vaut mieux renouveler le traitement avec une préparation ou une infusion différente.

L’aubépine

Elle est présente dans toutes les régions. Elle attaque surtout l’aubépine,le pommier et le poirier. Les ailes du papillon sont blanches avec des rayures noires.L’envergure peut atteindre 65 mm.

Quand les feuilles commencent à éclore au printemps, les chenilles sortent de leur hivernation et dévorent tout ce qu’elles trouvent : fleurs, jeunes feuilles, tiges, boutons floraux.

Après la floraison, elles se nymphosent. Au milieu de l’été, les papillons apparaissent et pondent leurs œufs. Après environ un mois d’alimentation sur le feuillage, les chenilles construisent un abri d’hiver à partir des feuilles endommagées.

Si on laisse ces abris en place, on prépare l’attaque suivante.

Mesures de lutte contre l’aubépine

Dès la fin de l’automne et pendant tout l’hiver, il faut collecter puis détruire les refuges d’hiver accrochés au feuillage ou aux rameaux.

Avant la reprise de la végétation,au début du printemps,on peut pulvériser du nitraphène pour éliminer les œufs.

Contre les jeunes chenilles, une pulvérisation de carbophos, benzophosphate, rovicurt ou kilzar peut être utilisée.

Les préparations biologiques sont efficaces : Bitoxibacilline, Lépidocide, Dendrobacilline.

On peut aussi réduire la présence du parasite avec une décoction de feuilles de tabac ou de noyer.

Le fait de maintenir les cercles au pied des arbres bien ameublis du début au milieu de l’été, pendant la nymphose des chenilles, aide à limiter le nombre de ravageurs.

Carpocapse du pommier

Ce ravageur très répandu cause de sérieux dégâts aux pommes. C’est un petit papillon gris foncé,long de 10 mm environ. La partie supérieure des ailes est gris foncé, avec des motifs transversaux plus sombres et un bord de couleur rouille. Les ailes inférieures sont brun pâle.

le vol des papillons commence en mai et peut durer jusqu’à deux mois. les femelles pondent entre 100 et 120 œufs sur une feuille de pommier ou sur un jeune fruit. Ils mesurent jusqu’à 1 mm de diamètre, sont plats et blanc laiteux. Après une semaine à une semaine et demie, les fruits sont attaqués par les chenilles.

Les chenilles, longues de 16 à 18 mm, sont rose pâle avec une tête fauve. Elles consomment la pulpe et les graines des fruits. Chaque chenille peut abîmer plusieurs pommes pendant son développement. Elles passent l’hiver dans des cocons dissimulés dans les replis de l’écorce, les feuilles mortes, le sol, etc.

Contre le carpocapse, le timing compte autant que le produit.

Mesures de lutte contre le carpocapse

La pose de bandes pièges, le retrait de l’écorce morte sur les troncs et à la base des branches charpentières, la collecte des fruits abîmés et la capture des papillons mâles dans des pièges à phéromones permettent de limiter les chenilles.

On peut aussi détruire une partie des chenilles hivernantes présentes dans la couche superficielle du sol en le travaillant légèrement.Une partie des chenilles cachées sur le tronc sera aussi mangée par les oiseaux.

Une double request de Fufanon, Alatar, Inta-Vir, Dendrobacilline, Bitoxibacilline ou Lépidocide permet de lutter contre ce ravageur.

Le premier traitement se fait dès l’apparition des chenilles, 15 à 20 jours après la floraison du pommier, puis un second 10 à 12 jours plus tard.

Pour les variétés tardives, le traitement est décalé de 10 à 12 jours supplémentaires. Dans tous les cas, il doit être terminé au moins 20 jours avant la récolte.

Dans les vergers, les traitements contre les tordeuses sont souvent associés à ceux contre d’autres ravageurs et maladies.

Quand les pièges à phéromones font le boulot à votre place, le verger respire un peu mieux.

Le charançon des fleurs du pommier

Cet insecte est présent dans toute la partie européenne de la Russie. Il peut atteindre 4,5 mm de long, est gris brunâtre, avec des bandes obliques plus claires sur les élytres, et possède un rostre fin. Il passe l’hiver dans les fissures de l’écorce, sur les troncs de pommiers et de poiriers, dans le sol et dans les débris végétaux.

Après l’hibernation, les fleurs deviennent sa principale source de nourriture. La femelle pond ses œufs dans les fleurs fraîchement ouvertes. Les bourgeons non éclos sont détruits par les larves.

Une fleur attaquée se repère à ses pétales flétris et à la présence d’une larve jaune sans pattes sous la corolle. Deux semaines après la fin de la floraison,la larve se transforme en chrysalide et,huit à dix jours plus tard,les jeunes coléoptères émergent et se nourrissent des feuilles. Début septembre, l’insecte entre en hibernation.

Une fleur abîmée, c’est parfois toute une récolte qui vacille.

Mesures de lutte contre le charançon

On peut secouer les branches au-dessus d’une bâche pour faire tomber les adultes. Sous les arbres, il faut ramasser et détruire les feuilles mortes où le charançon passe l’hiver.

Maladies aux pommes : quand le feuillage tire la grimace

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La tavelure du pommier

Maladie très courante et redoutable pour les pommiers, la tavelure est provoquée par un champignon parasite qui attaque les feuilles, les fleurs et les fruits. Le temps humide et doux favorise son développement : les feuilles infectées se flétrissent et tombent, des taches apparaissent sur les pommes et les fruits deviennent difformes.

La quantité et la qualité des récoltes diminuent. Le champignon passe l’hiver dans le feuillage tombé.Quand le temps se réchauffe, les spores se dispersent et infectent les jeunes feuilles.Une vingtaine de jours après l’infection, des taches sombres portant des spores deviennent visibles sur le feuillage.

Les variétés Saffran de Pépin, Welsy, Antonovka, Suvorovets et Orange sont relativement résistantes à la tavelure. Mais il n’existe pas de résistance absolue.

Sans nettoyage d’automne, la tavelure revient au galop.

Mesures de lutte contre la tavelure

En fin de saison, ramassez, brûlez ou composter les feuilles, puis recouvrez-les d’une couche de terre de 5 à 7 cm. Les porte-greffes et les cultures intercalaires du jardin doivent aussi être travaillés.

Au début du printemps, on peut pulvériser du Dnok sur les arbres et les porte-greffes afin d’éliminer les infections ou parasites hivernants.

Avant la floraison, les pommiers sont traités à la bouillie bordelaise à 3 à 4 % ou avec du HOM dès l’apparition des bourgeons.

Deux à trois semaines après la floraison, le verger reçoit un troisième traitement, en même temps que celui contre le carpocapse. Dans ce cas, on peut utiliser une solution universelle : 30 g de HOM et 20 g de Fufanon pour 10 litres d’eau.

Après la récolte, les pommiers sont traités une dernière fois contre la tavelure.

Pourriture des fruits

Cette maladie est fréquente dans les vergers de pommiers. L’infection pénètre par des blessures de la peau du fruit. sur les pommes, des taches brunes commencent à s’étendre et recouvrent rapidement une grande partie de la surface. Ensuite, des cercles concentriques grisâtres de champignon apparaissent.

La chair des fruits atteints brunit et perd sa saveur. Les fruits infectés tombent de l’arbre.

Des fruits momifiés, noirs ou bleuâtres, restent parfois accrochés aux branches. Ils deviennent alors une source d’infection pour l’année suivante.

En hiver comme en été,les fruits momifiés ne pardonnent pas.

Mesures de lutte contre la pourriture des fruits

Les fruits infectés tombés au sol, comme les fruits momifiés restés sur l’arbre, doivent être retirés et détruits. En parallèle, il faut traiter les arbres avec des produits à base de cuivre pour assainir les plaies et les zones sensibles.

Le chancre noir,ou feu bactérien du collet

Cette maladie fongique,répandue et difficile à traiter dans la moyenne et la basse vallée de la Volga,au Kouban et dans le center de la Russie,attaque l’écorce du tronc et des branches,ainsi que le feuillage,les fleurs et les fruits.

le limbe des feuilles présente d’abord des taches rougeâtres, puis rouille. Le feuillage et les fleurs infectés tombent prématurément. Le tronc se fissure, des lésions apparaissent, des portions d’écorce et de branches meurent, et l’arbre peut finir par périr. Les coups de soleil et les gelures de l’écorce facilitent l’entrée du champignon dans les tissus.

Une blessure sur le tronc, c’est une porte ouverte si on ne réagit pas.

Mesures de lutte contre le chancre noir

Il faut tailler jusqu’au bois sain sur les parties atteintes.On améliore ensuite la résistance au froid et la vigueur des arbres. Les plaies sont désinfectées avec une solution de sulfate de cuivre à 1 % (100 g pour 10 litres d’eau), puis recouvertes d’un mastic cicatrisant. Les traitements utilisés contre la tavelure freinent aussi la progression du chancre noir.

Oïdium du pommier

Cette maladie est causée par un agent pathogène qui se dépose généralement sur les feuilles, les jeunes tiges et les fleurs, et plus rarement sur les fruits et les jeunes ovaires. Au début du gonflement des bourgeons, l’oïdium apparaît sous la forme d’un dépôt blanc grisâtre sur les feuilles et les bourgeons en ouverture.Les feuilles prennent un aspect peu engageant, s’enroulent vers le bas, deviennent rêches et se flétrissent.

Les inflorescences atteintes accusent un retard de floraison, leurs fleurs se déforment et la couleur des pétales change. Les fleurs se dessèchent et les fruits ne parviennent pas à mûrir. Dans certains cas, les jeunes ovaires se couvrent d’un dépôt qui, en disparaissant, laisse des traces de mycélium.

Lors du choix d’une variété, mieux vaut privilégier celles qui présentent la meilleure résistance à la maladie.

Quand l’oïdium s’installe, il grignote la récolte avant même qu’elle ne forme.

Mesures de lutte contre l’oïdium

Si des pommiers sensibles sont cultivés sur la parcelle, il faut éliminer régulièrement les rameaux malades, faciles à distinguer des rameaux sains.

Les arbres doivent être pulvérisés avec des fongicides préventifs. On les applique au cône vert, au début de l’ouverture des bourgeons, au débourrement, avant la floraison, juste après la floraison, puis plusieurs fois en été, à intervalles de 10 à 14 jours. Cinq à six traitements sont nécessaires sur la saison.

Les pommiers peuvent être traités avec de la Topaze, du HOM, du soufre colloïdal, du permanganate de potassium ou un mélange de bicarbonate de soude et de savon pour lutter contre l’oïdium.

Rouille du pommier

La rouille est causée par un champignon du genre Gymnosporangium. Si un genévrier commun pousse à proximité, le risque de contamination augmente.

Pendant l’hiver, ses aiguilles et ses rameaux hébergent les spores du champignon. Lorsque la température passe au-dessus de zéro, les spores se dispersent dans l’environnement et se déposent sur les pommiers. Les jeunes feuilles sont infectées dès leur apparition. La rouille du pommier est fréquente, surtout dans les régions méridionales de la Russie.

En été, la maladie montre ses premiers symptômes. Sur la face supérieure de la feuille apparaissent des taches convexes et arrondies. Elles sont le plus souvent orange ou brun rouille. À la place de ces taches, on peut parfois voir des bandes de la même couleur.

Ce sont les écidies, c’est-à-dire les zones de production des spores. Ces excroissances coniques libèrent, une fois mûres, les spores microscopiques du champignon dans l’environnement.

En parallèle, des taches jaunes apparaissent sur la face inférieure de la feuille. Le feuillage atteint se dessèche rapidement et tombe.

L’humidité élevée et le vent facilitent la dispersion des particules sur de longues distances,parfois jusqu’à 50 km.

La maladie atteint plus rarement les branches, le tronc et les fruits de l’année précédente.En revanche,les jeunes plants sont les plus sensibles. Les jeunes rameaux prennent du retard dans leur croissance, et certains dépérissent brutalement.

En deux ou trois ans, l’écorce et le bois des branches les plus atteintes peuvent commencer à se fissurer. La fructification diminue brusquement, les fruits deviennent difformes et tombent.

Avec la rouille,le voisinage compte autant que l’arbre.

Mesures de lutte contre la rouille

Il faut supprimer les genévriers présents sur la parcelle ou à proximité immédiate. Après un bon nettoyage de la zone, on peut appliquer un fongicide sur l’espace concerné.

Enlevez toutes les branches atteintes en coupant au moins 10 cm sous la zone malade.

Traitez l’arbre avec de la bouillie bordelaise à 1 %, du sulfate de cuivre, du Cuproxat, du soufre colloïdal, de l’Abiga-Peak, du Topaz ou du Strobi. Le traitement se renouvelle toutes les deux semaines.

Si vous ne souhaitez pas enlever les conifères,vous pouvez tenter de les traiter avec Saprol et Ditan. Le traitement doit alors être effectué toutes les deux semaines, en alternant les préparations.

Avec un pommier sain, on récolte mieux.Avec un verger surveillé, on dort mieux. Prêt à laisser un peu de place à l’observation dans votre jardin ?

ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

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