Laurier du Portugal : 3 à 4 m, fleurs en mai, baies à ne pas goûter

Le laurier du Portugal, Prunus lusitanicagarde son feuillage toute l’année, fleurit en mai et atteint 3 à 4 m sous nos climats. Il forme une haie dense, mais ses baies presque noires ne passent pas au goûter.

Originaire de l’ouest de la péninsule Ibérique, cet arbuste de la famille des Rosacées adopte naturellement un port conique ou pyramidal. Ses feuilles lancéolées, lustrées et vert foncé restent en place. Les jeunes rameaux peuvent prendre des teintes rouge brun, détail qui donne un peu de relief à un écran végétal autrement très vert.

Dans les faits, sa croissance plutôt lente demande d’accepter une installation progressive. Pour un jardin bio, on commence par le sol, l’eau et l’observation, pas par le pulvérisateur. Le label AB encadre des productions certifiées; il ne transforme pas un arbuste ornemental en plante comestible.

Le bon calcul porte sur l’espace adulte de l’arbuste et le nombre de plants à acheter, pas sur un rendement au mètre carré.

Un laurier qui voit rouge, puis noir

Close-up of lush green leaves on a branch.
Photo de Runic Earth sur Unsplash.

En mai, parfois un peu plus tard selon le climat, le laurier du Portugal produit de longues grappes pendantes de fleurs blanches, généralement de 15 à 25 cm. Elles laissent place en été à des baies qui prennent une teinte rouge sombre avant de devenir presque noires.

Cette floraison et cette fructification peuvent disparaître après une taille trop sévère. Une haie parfaitement géométrique peut donc coûter les grappes que l’on attendait au printemps suivant. Chez Jardin-Bio, la main verte de la rédac a déjà appris la leçon : le sécateur ne négocie pas, il tranche.

Terrain d’entente pour la motte

a close up of a green leafy plant
Photo de Deniz T sur Unsplash.

Le laurier du Portugal accepte le soleil comme la mi-ombre. En climat chaud et sec, une ombre légère l’après-midi réduit le stress estival. Dans les régions plus fraîches du Nord et de l’Est de la France, une exposition lumineuse aide à conserver une végétation compacte.

Une terre de jardin ordinaire lui convient, y compris si elle est légèrement calcaire, à condition qu’elle évacue l’eau. La plantation se fait de préférence en automne. Le printemps reste possible hors période de gel, avec une surveillance plus régulière de l’arrosage pendant les premiers mois.

Creusez un trou d’environ 30 à 40 cm de profondeur, placez la motte au niveau du sol, rebouchez avec une terre ameublie puis arrosez abondamment. Un compost mûr apporté en surface nourrit le sol sans concentrer inutilement des éléments fertilisants au contact des racines.

Un paillage de feuilles broyées, de copeaux ou de compost grossier limite l’évaporation et garde le sol plus frais. Complétez-le lorsqu’il se tasse. Les feuilles tombées peuvent rejoindre le compost après broyage, sans former une couche compacte qui manque d’air.

La haie prend ses distances

Avec une hauteur adulte de 3 à 4 m et un port naturellement pyramidal, le laurier du Portugal a besoin d’une emprise réelle. Mesurez la largeur disponible avant l’achat et tenez compte des passages, des murs et des clôtures. Une plantation trop serrée augmente la concurrence entre les racines pour l’eau et la lumière, puis alourdit le budget dès le départ. La haie qui prend ses aises, ça négocie sévère avec le mètre ruban.

Le pot sans effet baignoire

Contemporary terrace with glass doors and planters in an urban setting, showcasing modern architecture.
Photo de Georgie Devlin sur Pexels.

Les formes plus compactes peuvent vivre en bac sur une terrasse ou un balcon. Choisissez un contenant stable, percé et assez volumineux pour accompagner la croissance de l’arbuste. Les trous de drainage doivent rester libres : une couche de billes d’argile ou de gravier ne compense pas un fond bouché.

En pot, le substrat sèche plus vite qu’en pleine terre. Arrosez régulièrement en été, puis videz la soucoupe pour éviter l’eau stagnante. Un paillage de surface ralentit le dessèchement. Lorsque les racines occupent réellement le contenant, renouvelez une partie du substrat ou rempotez; sinon, inutile de remuer une motte qui se porte bien pour le plaisir de faire du rempotage.

Taille douce, pas taille boucherie

Close-up of a gardener's hands trimming bushes with orange pruning shears outdoors.
Photo de Magda Ehlers sur Pexels.

Le laurier du Portugal accepte la taille, mais les coupes drastiques dégradent la silhouette et peuvent favoriser les problèmes sanitaires. Pour une haie, intervenez légèrement et régulièrement avec un outil propre et désinfecté. Après la floraison, la taille permet de conserver une partie des grappes et des futures baies. Une intervention en fin d’hiver peut aussi rééquilibrer la ramure.

Retirez les rameaux morts, corrigez les branches qui se croisent et raccourcissez les extrémités trop longues. Évitez de couper chaque année au même endroit : les moignons s’accumulent et la base finit par se dégarnir. La taille doit contenir l’arbuste, pas le condamner à repousser depuis du vieux bois.

Baies noires, pas de dégustation

a bunch of berries hanging from a tree
Photo de Tuğba Türkoğlu sur Unsplash.

Les baies du laurier du Portugal ressemblent à de petites cerises, mais elles sont toxiques pour l’humain. Leur couleur presque noire ne change rien à l’affaire. Ne les consommez pas et ne les utilisez ni en infusion, ni en confiture, ni dans une préparation maison.

Des travaux scientifiques ont étudié la composition des fruits, mais leurs résultats ne constituent pas une autorisation de les manger. Le jardin bio n’a pas besoin d’une potion mystérieuse pour rester intéressant.

Du jardin au labo, le laurier change de blouse

Detailed view of glossy laurel leaves with sunlight, showcasing their vibrant green texture.
Photo de Mehmet Demiral sur Pexels.

Une étude publiée dans Foods en mars 2023 a suivi des fruits récoltés dans trois localités du nord du Portugal pendant quatre années, de 2016 à 2019. Les chercheurs y ont mesuré des protéines, des lipides, des glucides, des sucres solubles, des fibres, des acides aminés et des minéraux. La composition variait notamment selon l’année, ce qui renforce l’intérêt d’études complémentaires avant d’envisager un usage alimentaire ou nutraceutique.

Dans Antioxidantsune publication de septembre 2022 a identifié 28 composés dans les fruits au moyen d’analyses chromatographiques. Les mesures de laboratoire ont donné des valeurs ABTS de 7,88 à 10,69 mmol d’équivalents Trolox pour 100 g de matière fraîche et des valeurs FRAP de 8,76 à 11,76 mmol pour 100 g. Ces chiffres décrivent une activité mesurée en laboratoire, pas l’effet d’une baie entière sur la santé.

Une autre étude, publiée dans International Journal of Molecular Sciences en mai 2023, a travaillé sur des extraits hydroéthanoliques de fruits. À 100 microgrammes par millilitre, les extraits ont réduit de 50 à 60 % la libération de monoxyde d’azote dans un modèle cellulaire. À 1 milligramme par millilitre, l’inhibition de l’acétylcholinestérase atteignait 35 à 39 %. Ces essais in vitro ne mesurent ni une dose sûre pour l’humain ni un effet obtenu en mangeant une baie du jardin. Le raccourci entre tube à essai et goûter improvisé serait une sacrée mauvaise idée.

Un arbuste qui clone son histoire

a path through a forest with lots of trees
Photo de Aleksandra sur Unsplash.

Le laurier du Portugal est une espèce polyploïde à reproduction clonale, selon l’étude de García-Verdugo et ses collègues publiée dans Molecular Ecology le 4 février 2013. Leur travail a porté sur 20 populations et trois sous-espèces : lusitanica sur le continent, azorica aux Açores et hixa dans les Canaries et à Madère.

Les résultats ont confirmé un niveau octoploïde pour lusitanica et hixatandis que azorica a été estimée à 16 jeux de chromosomes. Les chercheurs ont aussi relevé une diversité allélique plus faible qu’attendu pour une espèce très polyploïde, ainsi que des signes de clonage dans presque toutes les populations insulaires étudiées.

Le jardinier ne verra pas ces chromosomes à l’oeil nu. Il peut en revanche éviter les prélèvements sauvages et choisir un plant provenant d’une pépinière identifiée. Pour une espèce rare, arracher un sujet dans la nature afin de faire trois boutures n’est pas franchement le meilleur plan.

Quand le feuillage fait grise mine

green leaf
Photo de Annie Spratt sur Unsplash.

Un feuillage qui tache, ternit ou se décolore demande d’abord une observation précise. Vérifiez l’exposition, la circulation de l’air, l’arrosage et le drainage. Une situation trop humide ou trop confinée affaiblit l’arbuste et complique le diagnostic.

Retirez les parties très atteintes, désinfectez les outils entre deux arbustes et évitez de tailler par temps humide. Un produit présenté comme naturel n’est pas automatiquement anodin pour le sol, les auxiliaires ou la faune. Le purin miracle trouvé en ligne ne remplace pas l’identification du problème : ça sonne creux, ce conseil qui promet de régler tous les maux du jardin.

Le bouturage semi-aoûté se pratique en été. Les jeunes plants doivent ensuite être protégés du dessèchement et du froid. Une terre drainée, un paillage suivi, une taille qui sait s’arrêter et une haie dimensionnée pour l’arbuste : le laurier du Portugal demande surtout qu’on respecte son rythme. La météo, elle, continuera de déjouer les calendriers. Même le laurier finit par négocier avec elle.

Sources et références scientifiques
  1. Prunus lusitanica L. Fruits as a Novel Source of Bioactive Compounds with Antioxidant Potential: Exploring the Unknown – PMC. Antioxidants (Basel, Switzerland). DOI: 10.3390/antiox11091738 · PMID: 36139810.
  2. 1.Bhattacharya S. Free Radicals in Human Health and Disease. Springer; Berlin, Germany: 2015. Reactive Oxygen Species and Cellular Defense System; pp. 17-29. [Google Scholar].
  3. 2.Diaconeasa Z., Iuhas C.I., Ayvaz H., Rugină D., Stanilă A., Dulf F., Bunea A., Socaci S.A., Socaciu C., Pintea A. Phytochemical Characterization of Commercial Processed Blueberry, Blackberry, Blackcurrant, Cranberry, and Raspberry and Their Antioxidant Activity. Antioxidants. 2019;8:540. doi: 10.3390/antiox8110540. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3390/antiox8110540.
  4. 3.Niki E. Oxidative Stress and Antioxidants: Distress or Eustress? Arch. Biochem. Biophys. 2016;595:19-24. doi: 10.1016/j.abb.2015.11.017. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.abb.2015.11.017.
  5. 4.Dhalaria R., Verma R., Kumar D., Puri S., Tapwal A., Kumar V., Nepovimova E., Kuca K. Bioactive Compounds of Edible Fruits with Their Anti-Aging Properties: A Comprehensive Review to Prolong Human Life. Antioxidants. 2020;9:1123. doi: 10.3390/antiox9111123. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3390/antiox9111123.
  6. 5.Manousi N., Sarakatsianos I., Samanidou V. Extraction techniques of phenolic compounds and other bioactive compounds from medicinal and aromatic plants. In: Grumezescu A.M., Holban A.M., editors. Engineering Tools in the Beverage Industry. Volume 3: The Science of Beverages. Volume 3. Woodhead Publishing; Duxford, UK: 2019. pp. 283-314. [Google Scholar].
  7. 6.Da Silva R.F., Carneiro C.N., de Sousa C.B.D.C., Gomez F.J.V., Espino M., Boiteux J., Fernández M.D.L., Silva M.F., Dias F.D.S. Sustainable extraction bioactive compounds procedures in medicinal plants based on the principles of green analytical chemistry: A review. Microchem. J. 2022;175:107184. doi: 10.1016/j.microc.2022.107184. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.microc.2022.107184.
  8. Araújo F.F., de Paulo Farias D., Neri-Numa I.A., Pastore G.M. Polyphenols and their applications: An approach in food chemistry and innovation potential. Food Chem. 2020;338:127535. doi: 10.1016/j.foodchem.2020.127535. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.foodchem.2020.127535.
  9. 8.Cosmulescu S., Trandafir I., Nour V. Phenolic acids and flavonoids profiles of extracts from edible wild fruits and their antioxidant properties. Int. J. Food Prop. 2017;20:3124-3134. doi: 10.1080/10942912.2016.1274906. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1080/10942912.2016.1274906.
  10. 9.Ullah H., De Filippis A., Khan H., Xiao J., Daglia M. An overview of the health benefits of Prunus species with special reference to metabolic syndrome risk factors. Food Chem. Toxicol. 2020;144:111574. doi: 10.1016/j.fct.2020.111574. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.fct.2020.111574.
  11. 10.Komakech R., Kang Y. Ethnopharmacological potential of African cherry [Prunus africana] J. Herb. Med. 2019;17-18:100283. doi: 10.1016/j.hermed.2019.100283. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.hermed.2019.100283.
  12. 11.Lee S., Wen J. A phylogenetic analysis of Prunus and the Amygdaloideae (Rosaceae) using ITS sequences of nuclear ribosomal DNA. Am. J. Bot. 2001;88:150-160. doi: 10.2307/2657135. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.2307/2657135.
  13. 12.Moreira O.C.B., Martins J.M., Sardos J., Maciel M.G.B., Silva L., Moura M.M.T. Population genetic structure and conservation of the Azorean tree Prunus azorica (Rosaceae) Oesterreichische Bot. Z. 2013;299:1737-1748. doi: 10.1007/s00606-013-0829-3. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1007/s00606-013-0829-3.
  14. Prunus lusitanica L. Fruits: A Promising Underexploited Source of Nutrients with Potential Economic Value – PMC. Foods (Basel, Switzerland). DOI: 10.3390/foods12050973 · PMID: 36900490.
  15. 1.Luna-Vázquez F.J., Ibarra-alvarado C., Rojas-molina A., Rojas-molina J.I. Fruit and Vegetable Phytochemicals: Chemistry and Human Health. Volume II. John Wiley and Sons Ltd; West Sussex, UK: 2018. Prunus; pp. 1215-1226. [Google Scholar].
  16. 2.Ullah H., De Filippis A., Khan H., Xiao J., Daglia M. An overview of the health benefits of Prunus species with special reference to metabolic syndrome risk factors. Food Chem. Toxicol. 2020;144:111574. doi: 10.1016/j.fct.2020.111574. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.fct.2020.111574.
  17. 3.Meena N.K., Choudhary K. Production Technology of Stone Fruits. Springer; Singapore: 2021. Nutritional Composition of Stone Fruits. [DOI] [Google Scholar].
  18. nto C., Gonçalves A.C., Silva B., Silva L.R. Peach (Prunus persica): Phytochemicals and Health Benefits. Food Rev. Int. 2020;38:1703-1734. doi: 10.1080/87559129.2020.1837861. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1080/87559129.2020.1837861.
  19. 5.Komakech R., Kang Y., Lee J.H., Omujal F. A review of the potential of phytochemicals from prunus Africana (Hook f.) kalkman stem bark for chemoprevention and chemotherapy of prostate cancer. Evid.-Based Complement. Altern. Med. 2017;2017:3014019. doi: 10.1155/2017/3014019. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1155/2017/3014019.
  20. 6.Magiera A., Czerwińska M.E., Owczarek A., Marchelak A., Granica S., Olszewska M.A. Polyphenol-Enriched Extracts of Prunus spinosa Fruits: Anti-Inflammatory and Antioxidant Effects in Human Immune Cells Ex Vivo in Relation to Phytochemical Profile. Molecules. 2022;27:1691. doi: 10.3390/molecules27051691. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3390/molecules27051691.
  21. 7.Piccolella S., Fiorentino A., Pacifico S., D’Abrosca B., Uzzo P., Monaco P. Antioxidant properties of sour cherries (Prunus cerasus L.): Role of colorless phytochemicals from the methanolic extract of ripe fruits. J. Agric. Food Chem. 2008;56:1928-1935. doi: 10.1021/jf0734727. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1021/jf0734727.
  22. 8.Telichowska A., Kobus-Cisowska J., Stuper-Szablewska K., Ligaj M., Tichoniuk M., Szymanowska D., Szulc P. Exploring antimicrobial and antioxidant properties of phytocomponents from different anatomical parts of Prunus padus L. Int. J. Food Prop. 2020;23:2097-2109. doi: 10.1080/10942912.2020.1843486. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1080/10942912.2020.1843486.
  23. 9.Fanning K.J., Topp B., Russell D., Stanley R., Netzel M. Japanese plums (Prunus salicina Lindl.) and phytochemicals, Breeding, horticultural practice, postharvest storage, processing and bioactivity. J. Sci. Food Agric. 2014;94:2137-2147. doi: 10.1002/jsfa.6591. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1002/jsfa.6591.
  24. 10.Kalpana C., Meena N.K., Prajapati U. Production Technology of Stone Fruits. Springer; Singapore: 2021. Orchard Factors Affecting Postharvest Quality of Stone Fruits; pp. 211-225. [Google Scholar].
  25. 11.Komakech R., Kang Y. Ethnopharmacological potential of African cherry [Prunus africana] J. Herb. Med. 2019;17:100283. doi: 10.1016/j.hermed.2019.100283. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.hermed.2019.100283.
  26. 12.Pignatti S. Plant Species and Plant Communities. Springer; Dordrecht, The Netherlands: 1978. Evolutionary Trends in Mediterranean Flora and Vegetation; pp. 157-167. [Google Scholar].
  27. Molecular Characterization of Prunus lusitanica L. Fruit Extracts and Their Health-Promoting Potential in Inflammation, Diabetes, and Neurodegenerative Diseases – PMC. International journal of molecular sciences. DOI: 10.3390/ijms24108830 · PMID: 37240175.
  28. 1.Vekic J., Zeljkovic A., Stefanovic A., Jelic-Ivanovic Z., Spasojevic-Kalimanovska V. Obesity and dyslipidemia. Metabolism. 2019;92:71-81. doi: 10.1016/j.metabol.2018.11.005. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.metabol.2018.11.005.
  29. 2.Tabatabaei-Malazy O., Larijani B., Abdollahi M. Targeting metabolic disorders by natural products. J. Diabetes Metab. Disord. 2015;14:57. doi: 10.1186/s40200-015-0184-8. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1186/s40200-015-0184-8.
  30. 3.Martins-Gomes C., Souto E.B., Silva A.M. Chapter 15, Nanophytosomes: A novel approach for the delivery of herbal drugs. In: Nayak A.K., Hasnain M.S., Aminabhavi T.M., Torchilin V.P., editors. Systems of Nanovesicular Drug Delivery. Academic Press; Cambridge, MA, USA: 2022. pp. 239-257. [Google Scholar].
  31. 4.Vona R., Gambardella L., Cittadini C., Straface E., Pietraforte D. Biomarkers of Oxidative Stress in Metabolic Syndrome and Associated Diseases. Oxidative Med. Cell. Longev. 2019;2019:8267234. doi: 10.1155/2019/8267234. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1155/2019/8267234.
  32. 5.Khutami C., Sumiwi S.A., Khairul Ikram N.K., Muchtaridi M. The Effects of Antioxidants from Natural Products on Obesity, Dyslipidemia, Diabetes and Their Molecular Signaling Mechanism. Int. J. Mol. Sci. 2022;23:2056. doi: 10.3390/ijms23042056. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3390/ijms23042056.
  33. 6.Baek S.J., Hammock B.D., Hwang I.-K., Li Q.X., Moustaid-Moussa N., Park Y., Safe S., Suh N., Yi S.-S., Zeldin D.C., et al. Natural Products in the Prevention of Metabolic Diseases: Lessons Learned from the 20th KAST Frontier Scientists Workshop. Nutrients. 2021;13:1881. doi: 10.3390/nu13061881. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3390/nu13061881.
  34. 7.Arulselvan P., Fard M.T., Tan W.S., Gothai S., Fakurazi S., Norhaizan M.E., Kumar S.S. Role of Antioxidants and Natural Products in Inflammation. Oxidative Med. Cell. Longev. 2016;2016:5276130. doi: 10.1155/2016/5276130. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1155/2016/5276130.
  35. 8.Atanasov A.G., Waltenberger B., Pferschy-Wenzig E.-M., Linder T., Wawrosch C., Uhrin P., Temml V., Wang L., Schwaiger S., Heiss E.H., et al. Discovery and resupply of pharmacologically active plant-derived natural products: A review. Biotechnol. Adv. 2015;33:1582-1614. doi: 10.1016/j.biotechadv.2015.08.001. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.biotechadv.2015.08.001.
  36. 9.Halpin C.M., Reilly C., Walsh J.J. Nature’s Anti-Alzheimer’s Drug: Isolation and Structure Elucidation of Galantamine from Leucojum aestivum. J. Chem. Educ. 2010;87:1242-1243. doi: 10.1021/ed100388x. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1021/ed100388x.
  37. 10.Nicolaou K.C., Yang Z., Liu J.J., Ueno H., Nantermet P.G., Guy R.K., Claiborne C.F., Renaud J., Couladouros E.A., Paulvannan K., et al. Total synthesis of taxol. Nature. 1994;367:630-634. doi: 10.1038/367630a0. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/367630a0.
  38. 11.Elfawal M.A., Towler M.J., Reich N.G., Golenbock D., Weathers P.J., Rich S.M. Dried whole plant Artemisia annua as an antimalarial therapy. PLoS ONE. 2012;7:e52746. doi: 10.1371/journal.pone.0052746. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1371/journal.pone.0052746.
  39. 12.Ríos J.L., Francini F., Schinella G.R. Natural Products for the Treatment of Type 2 Diabetes Mellitus. Planta Med. 2015;81:975-994. doi: 10.1055/s-0035-1546131. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1055/s-0035-1546131.
  40. García-Verdugo C, Calleja JA, Vargas P, Silva L, Moreira O, Pulido F.. Polyploidy and microsatellite variation in the relict tree Prunus lusitanica L.: how effective are refugia in preserving genotypic diversity of clonal taxa?. Molecular ecology. 2013. DOI: 10.1111/mec.12194 · PMID: 23379976. (résumé scientifique structuré; texte intégral non fourni)
  41. Bruno Nunez. Le laurier du Portugal: Un arbuste polyvalent, beau toute l’année!. 2019.
  42. Christophe Dutertre. Prunus lusitanica : le laurier du Portugal. 2024.
  43. Jardiner Malin. Laurier du Portugal : un bel arbuste de haie. 2025.
ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

Read More

Related Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici