Le bergamotier peut atteindre 3 à 5 m en pleine terre et donner des fruits de 80 à 200 g entre novembre et décembre. Mais autour de -5 °C, le gel peut abîmer l’arbre : hors climat très doux, le pot permet de le mettre à l’abri.
Citrus bergamia appartient à la famille des Rutacées, comme le citronnier et l’oranger. Cet agrume venu de Calabre possède des feuilles allongées, vertes et luisantes, des rameaux épineux et des fleurs blanches parfumées au printemps.
Ses fruits ronds ou légèrement piriformes passent du vert pâle au jaune à maturité. Leur chair est acide et amère, tandis que le zeste fournit le parfum caractéristique du thé Earl Grey, des confiseries et de certaines préparations salées.
Le bon réflexe consiste à prévoir un contenant que l’on pourra déplacer avant les premières gelées.
Bergamote à part, le fruit n’a pas le même CV
Deux plantes, un nom qui brouille les pistes
La bergamote est cultivée en Calabre, dans le sud de l’Italie, pour ses fruits et leurs composés aromatiques. Sous climat doux, le bergamotier forme un petit arbre de 3 à 5 m. Sa floraison printanière laisse place aux fruits récoltés en novembre et décembre.
La confusion vient de la bergamote sauvage, une plante vivace à fleurs violettes qui fleurit généralement d’août à septembre. Elle pousse en touffe et n’a rien à voir avec l’agrume. Même nom courant, deux plantes et deux modes de culture : l’une reste une vivace, l’autre réclame un hivernage hors gel.
Le fruit change de couleur, pas de nature
La peau épaisse de la bergamote passe du vert pâle au jaune. Le fruit ressemble parfois à une petite orange, parfois à une poire trapue. Sa saveur amère et acide explique pourquoi on utilise surtout le zeste et le parfum, plutôt que la chair en grande quantité.
Pot de départ, soleil à l’arrivée
Le pot fait le boulot
La pleine terre convient surtout aux secteurs très doux du littoral méditerranéen, notamment la Côte d’Azur et le littoral corse. Ailleurs, le bergamotier reste plus facile à protéger en pot, à condition de pouvoir déplacer un contenant devenu lourd avec l’âge.
Au printemps et à l’automneinstallez-le au soleil, à l’abri du vent. En été, une ombre légère pendant les heures les plus chaudes limite la surchauffe du feuillage et du contenant. Un pot noir posé contre un mur plein sud peut faire monter fortement la température des racines. Pas franchement le projet.
À l’eau, mais pas trop
Le substrat doit être non calcaire, humifère, sableux et drainant. Un mélange composé d’un tiers de terre de jardin, d’un tiers de terreau horticole et d’un tiers de pouzzolane constitue un repère pratique. Les trous de drainage restent indispensables : la pouzzolane n’autorise pas un pot bouché.
En période chaude, arrosez régulièrement après avoir vérifié l’humidité sur quelques centimètres. Laissez ensuite l’excédent s’écouler et videz la soucoupe. Le paillage peut réduire l’évaporation, mais il ne corrige ni un substrat calcaire ni un mauvais drainage.
Hiverner sans se faire agrumer
Avant le gel, on déménage
Avant une période de gel, placez le bergamotier dans un local lumineux et frais. Une véranda, une serre froide ou un garage éclairé maintenu entre 5 et 10 °C conviennent mieux qu’une pièce sombre. Le seuil d’environ -5 °C indique une fragilité à prendre au sérieux, pas une température à tester sur le balcon.
Une gelée brève peut abîmer le feuillage et les jeunes rameaux. Dans les régions continentales ou montagnardes, rentrez donc le pot avant les nuits froides annoncées. La météo, comme le voisin qui change de conseil tous les trois jours, adore déjouer les calendriers.
L’arrosage ne prend pas de congés
En hiver, le bergamotier consomme moins d’eau. Un ou deux arrosages par mois peuvent suffire, mais la température, la taille du pot et l’humidité du substrat changent la donne. Un arbre placé à 5 °C dans une pièce humide ne boit pas comme un autre installé à 10 °C dans une véranda sèche.
Vérifiez la motte avant chaque apport et évitez de suivre une date fixe les yeux fermés. En hivernage, le substrat décide davantage que le calendrier.
Engrais et taille, chacun son tour de piste

Dose le ton, l’engrais
En pot, le bergamotier dispose d’un volume de terre limité. Entre mars et le début du mois d’octobre, un apport mensuel d’engrais pour agrumes peut accompagner la croissance et la fructification. La dose se lit sur l’étiquette du produit choisi, car les concentrations varient d’une formulation à l’autre. Mesurer au hasard, c’est surtout nourrir les regrets.
Rempoter sans faire le grand saut
Rempotez au printemps, tous les trois à quatre ans environ. Le nouveau contenant doit être à peine plus grand que le précédent. Un pot surdimensionné retient davantage d’eau autour d’un volume de racines encore réduit et complique l’aération du substrat. Renouvelez une partie du mélange sans transformer la motte en puzzle.
Une coupe, pas un carnage
La taille reste légère et intervient à la fin de l’hiver. Retirez le bois mort à l’intérieur de la ramure et raccourcissez les rameaux les plus longs pour conserver une silhouette équilibrée. Une taille sévère réduit le feuillage disponible pour nourrir l’arbre et peut retarder la production de fruits. Le bergamotier n’a pas besoin d’un coiffeur avec une tronçonneuse.
Pucerons, cochenilles et fumagine, le feuilleton qui colle

Les pique-assiettes passent à table
Les cochenilles et les araignées rouges profitent souvent de l’atmosphère confinée d’un hivernage. Inspectez chaque semaine le revers des feuilles, les jeunes pousses et les angles des branches. Feuilles ternes, toiles fines et amas collants donnent l’alerte avant que le problème ne s’étende.
Dans un jardin bio, l’observation, l’aération et une fertilisation mesurée passent avant les traitements systématiques. La biodiversité fonctionnelle ne dispense pas de surveiller le feuillage, mais elle évite de traiter indistinctement les ravageurs et les auxiliaires du jardin.
Fumagine, le noir qui cache l’insecte
La fumagine forme un dépôt noir sur les feuilles après l’installation d’insectes producteurs de miellat. Elle gêne la photosynthèse, mais nettoyer uniquement cette couche rate la cause. Repérez d’abord l’insecte responsable, limitez sa présence, puis nettoyez délicatement les feuilles si le bergamotier le supporte.
Si un traitement devient nécessaire, choisissez un produit autorisé pour l’usage concerné et respectez sa notice, notamment les délais avant consommation des fruits. Naturel ne veut pas dire automatiquement sans risque pour la plante, le jardinier ou les auxiliaires.
Du zeste dans les idées, pas dans les promesses

Le zeste, pas la poudre de perlimpinpin
La bergamote trouve surtout sa place en cuisine grâce à son zeste et à son parfum. La chair acide et amère s’utilise en petite quantité dans des préparations salées ou sucrées. Les zestes peuvent parfumer des gâteaux, des confitures, des poissons et des boissons comme le thé Earl Grey.
Le fruit frais du jardin ne doit pas être confondu avec un extrait, une huile essentielle ou un complément alimentaire. Ces produits n’ont ni la même composition ni le même mode d’emploi. Pour la récolte, on reste donc sur un usage alimentaire et on tient compte de tout traitement appliqué au feuillage ou aux fruits.
Le bergamotier demande finalement une routine assez nette : lumière, substrat drainant, arrosage suivi, fertilisation mesurée et abri frais pendant l’hiver. On peut encore rater quelques fruits, bien sûr. Mais laisser un agrume calabrais négocier seul avec le gel, là, c’est lui donner un procès-verbal météo à signer.
Sources et références scientifiques
- Effect of Citrus bergamia Supplementation on Body Composition in Humans: A Systematic Review and Meta‐Analysis of Randomized Controlled Trials – PMC. Obesity reviews : an official journal of the International Association for the Study of Obesity. DOI: 10.1111/obr.70094 · PMID: 41572527.
- 1. Lin X. and Li H., “Obesity: Epidemiology, Pathophysiology, and Therapeutics,” Frontiers in Endocrinology (Lausanne) 12 (2021): 706978. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- 2. NCD Risk Factor Collaboration (NCD‐RisC), “Worldwide Trends in Underweight and Obesity From 1990 to 2022: A Pooled Analysis of 3663 Population‐Representative Studies With 222 Million Children, Adolescents, and Adults,” Lancet 403 (2024): 1027-1050. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- 3. Lobstein T., Jackson‐Leach R., Powis J., and Brinsden H., “World Obesity Atlas 2023 Report (1),” (2023)..
- 4. Anonymous, “Sovrappeso e Obesità Dati Sorveglianza Passi,” (n.d.)..
- 5. Spinelli A., Censi L., Mandolini D., et al., “Inequalities in Childhood Nutrition, Physical Activity, Sedentary Behaviour and Obesity in Italy,” Nutrients 15 (2023): 3893, 10.3390/nu15183893. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3390/nu15183893.
- 6. d'Errico M., Pavlova M., and Spandonaro F., “The Economic Burden of Obesity in Italy: A Cost‐Of‐Illness Study,” European Journal of Health Economics 23 (2022): 177-192. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- 7. Williamson D. A., Bray G. A., and Ryan D. H., “Is 5% Weight Loss a Satisfactory Criterion to Define Clinically Significant Weight Loss?,” Obesity (Silver Spring) 23 (2015): 2319-2320. [DOI] [PubMed] [Google Scholar].
- 8. Yumuk V., Tsigos C., Fried M., et al., “European Guidelines for Obesity Management in Adults,” Obesity Facts 8 (2015): 402-424. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- 9. Raynor H. A. and Champagne C. M., “Position of the Academy of Nutrition and Dietetics: Interventions for the Treatment of Overweight and Obesity in Adults,” Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics 116 (2016): 129-147. [DOI] [PubMed] [Google Scholar].
- 10. Anderson J. W., Konz E. C., Frederich R. C., and Wood C. L., “Long‐Term Weight‐Loss Maintenance: A Meta‐Analysis of US Studies,” American Journal of Clinical Nutrition 74 (2001): 579-584. [DOI] [PubMed] [Google Scholar].
- 11. Hidalgo‐Lozada G. M., Villarruel‐López A., Nuño K., García‐García A., Sánchez‐Nuño Y. A., and Ramos‐García C. O., “Clinically Effective Molecules of Natural Origin for Obesity Prevention or Treatment,” International Journal of Molecular Sciences 25 (2024): 2671. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
- 12. Park J., Nurkolis F., Won H., et al., “Could Natural Products Help in the Control of Obesity? Current Insights and Future Perspectives,” Molecules 28 (2023): 6604, 10.3390/molecules28186604. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3390/molecules28186604.
- Citrus Bergamia and Cynara Cardunculus Reduce Serum Uric Acid in Individuals with Non-Alcoholic Fatty Liver Disease – PMC. Medicina (Kaunas, Lithuania). DOI: 10.3390/medicina58121728 · PMID: 36556930.
- Oliveira E.P., Burini R.C. High plasma uric acid concentration: Causes and consequences. Diabetol. Metab. Syndr. 2012;4:12. doi: 10.1186/1758-5996-4-12. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1186/1758-5996-4-12.
- 2.Maiuolo J., Oppedisano F., Gratteri S., Muscoli C., Mollace V. Regulation of uric acid metabolism and excretion. Int. J. Cardiol. 2016;213:8-14. doi: 10.1016/j.ijcard.2015.08.109. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.ijcard.2015.08.109.
- hlin M., Jacobsson L., Roddy E. Global epidemiology of gout: Prevalence, incidence, treatment patterns and risk factors. Nat. Rev. Rheumatol. 2020;16:380-390. doi: 10.1038/s41584-020-0441-1. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/s41584-020-0441-1.
- 4.Singh J.A. Racial and gender disparities among patients with gout. Curr. Rheumatol. Rep. 2013;15:307. doi: 10.1007/s11926-012-0307-x. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s11926-012-0307-x.
- 5.Zheng X., Wei Q., Long J., Gong L., Chen H., Luo R., Ren W., Wang Y. Gender-specific association of serum uric acid levels and cardio-ankle vascular index in Chinese adults. Lipids Health Dis. 2018;17:80. doi: 10.1186/s12944-018-0712-x. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1186/s12944-018-0712-x.
- 6.Yu H., Zhao L., Liu L., Li Y., Sun J., Liu Y. Relationship between serum uric acid level and nonalcoholic fatty liver disease in type 2 diabetes patients. Medicine. 2021;100:e26946. doi: 10.1097/MD.0000000000026946. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1097/MD.0000000000026946.
- 7.Bao T., Ying Z., Gong L., Du J., Ji G., Li Z., Gao W., Jiang X., Yang H., Huang Y. Association between serum uric acid and nonalcoholic fatty liver disease in nonobese postmenopausal women: A cross-sectional study. Sci. Rep. 2020;10:10072. doi: 10.1038/s41598-020-66931-9. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/s41598-020-66931-9.
- 8.Zheng X., Gong L., Luo R., Chen H., Peng B., Ren W., Wang Y. Serum uric acid and non-alcoholic fatty liver disease in non-obesity Chinese adults. Lipids Health Dis. 2017;16:202. doi: 10.1186/s12944-017-0531-5. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1186/s12944-017-0531-5.
- 9.Wei F., Li J., Chen C., Zhang K., Cao L., Wang X., Ma J., Feng S., Li W.-D. Higher serum uric acid level predicts non-alcoholic fatty liver disease: A 4-year prospective cohort study. Front. Endocrinol. 2020;11:179. doi: 10.3389/fendo.2020.00179. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3389/fendo.2020.00179.
- 10.Ma Z., Zhang J., Kang X., Xu C., Sun C., Tao L., Zheng D., Han Y., Li Q., Guo X. Hyperuricemia precedes non-alcoholic fatty liver disease with abdominal obesity moderating this unidirectional relationship: Three longitudinal analyses. Atherosclerosis. 2020;311:44-51. doi: 10.1016/j.atherosclerosis.2020.08.006. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.atherosclerosis.2020.08.006.
- 11.Fernández Rodríguez C.M., Aller R., Gutiérrez García M.L., Ampuero J., Gómez-Camarero J., Martín-Mateos R., Burgos-Santamaría D., Rosales J.M., Aspichueta P., Buque X., et al. Higher levels of serum uric acid influences hepatic damage in patients with non-alcoholic fatty liver disease (NAFLD) Rev. Esp. Enferm. Dig. Organo Of. Soc. Esp. Patol. Dig. 2019;111:264-269. doi: 10.17235/reed.2019.5965/2018. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.17235/reed.2019.5965/2018.
- 12.Jaruvongvanich V., Ahuja W., Wirunsawanya K., Wijarnpreecha K., Ungprasert P. Hyperuricemia is associated with nonalcoholic fatty liver disease activity score in patients with nonalcoholic fatty liver disease: A systematic review and meta-analysis. Eur. J. Gastroenterol. Hepatol. 2017;29:1031-1035. doi: 10.1097/MEG.0000000000000931. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1097/MEG.0000000000000931.
- Pierdomenico M, Cicero AFG, Veronesi M, Fogacci F, Riccioni C, Benassi B.. Effect of Citrus bergamia extract on lipid profile: A combined in vitro and human study.. Phytotherapy research : PTR. 2023. DOI: 10.1002/ptr.7897 · PMID: 37312672. (résumé scientifique structuré; texte intégral non fourni)
- Salehi-Pourmehr H, Mojtahedi M, Asnaashari S, Farshbaf-Khalili A, Ostadrahimi A.. The impact of aromatherapy with Citrus bergamia- Lavandula angustifolia essential oil and/or mindfulness-based therapy on postmenopausal health: A factorial randomized controlled trial.. Complementary therapies in medicine. 2025. DOI: 10.1016/j.ctim.2025.103190 · PMID: 40378898. (résumé scientifique structuré; texte intégral non fourni)
- Bruno Nunez. Le bergamotier: Un agrume délicieusement parfumé. 2019.
- La rédaction de Doctissimo. Bergamote : définition, bienfaits et utilisations. 2000.









