Planter lail dhiver en septembre Quand comment et pourquoi

Bonjour, visiteur !

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Parlons de l’ail. Quand, comment et pourquoi planter l’ail d’hiver à l’automne ? parce qu’en hiver, l’ail du commerce est souvent bien moins intéressant que celui du jardin. Cultiver ses propres têtes, c’est la meilleure façon d’en profiter toute l’année.

L’ail se plante au printemps et à l’automne.Ici, on va s’intéresser à l’ail d’hiver, celui qu’on met en terre avant le froid, alors que la plantation de l’ail de printemps a, elle, fait l’objet d’un article à part.

À l’automne, l’ail prend ses quartiers

À l’automne, l’ail prend ses quartiers

Quand planter l’ail d’hiver ?

En ce qui concerne le moment idéal pour planter l’ail d’hiver, deux écoles s’opposent.

Certains estiment qu’il vaut mieux planter plus tard, fin octobre ou en novembre, environ deux semaines avant les premiers froids, afin que les caïeux aient juste le temps de s’enraciner, sans trop développer de feuillage.

D’autres soutiennent qu’il est préférable de planter plus tôt, en août ou en septembre.L’ail se développe alors tranquillement pendant la période douce, et le fait qu’il produise des feuilles n’a pas vraiment d’importance, puisqu’il passera l’hiver puis reprendra sa croissance au printemps.

Avec une plantation trop tardive, l’ail risque de ne pas avoir le temps de s’enraciner dans un sol glacial et de geler en hiver. C’est pourquoi je choisis le juste milieu et je plante l’ail d’hiver en septembre.Sous la neige, son feuillage peut continuer à pousser un peu, mais sans excès. En revanche,il repart très bien au printemps.

Recouvrez ces jeunes pousses de feuilles, de branches et de restes de plantes pour l’hiver. Grâce à cette protection contre le gel,la neige tiendra mieux sur la planche (et donc l’humidité du printemps sera mieux conservée). Au printemps, retirez rapidement cet abri, car l’ail ne supporte pas les gelées prolongées sous couverture.

Cette année, j’ai planté deux nouvelles planches de fraises au début de septembre, puis j’y ai installé de l’ail pour aider à limiter les maladies.Les fraises, mais aussi les roses, les groseilliers, les groseilles à maquereau et les framboisiers se plaisent sous les pommiers, à côté des pommes de terre et des légumes. L’ail peut contribuer à protéger ces plantes.

Vous savez maintenant que l’ail d’hiver peut être planté à différents moments.Quelle option choisirez-vous ?

Terre légère, tête bien faite

Terre légère, tête bien faite

Préparer et nourrir le sol

L’ail préfère généralement les sols fertiles, mais il apprécie aussi les terres légèrement calcaires et pas trop riches. Ajoutez un peu de cendre et d’humus lors de la préparation du sol.Évitez en revanche le fumier frais. Tracez des lignes tous les 30 cm sur la planche. Choisissez des caïeux de qualité si vous voulez obtenir de grosses têtes à l’automne.

Avant la plantation,faites tremper les caïeux pendant trois à quatre heures dans une solution rose de permanganate de potassium ou de sulfate de cuivre afin de limiter les maladies. Un trempage d’une journée dans une solution de cendre de bois désinfecte aussi et favorise le développement des racines. Plantez ensuite les caïeux à 7 ou 8 cm de profondeur, en laissant 15 à 20 cm entre chaque caïeu.

Vous pouvez aussi planter des bulbes d’ail, qui donneront une gousse l’année suivante et vous fourniront du matériel de plantation pour l’automne. Il ne sera alors pas nécessaire de sacrifier une partie de la récolte pour obtenir des semences. Pour cette culture, respectez un espacement de 10 à 15 cm entre les rangs et de 2 à 3 cm entre les plants, à la même profondeur dans le sol.

Un sol bien préparé, c’est déjà la moitié du travail fait.

feuilles, flèches et petites manies d’été

feuilles, flèches et petites manies d’été

Entretenir l’ail pendant la belle saison

Après l’apparition des pousses vertes au printemps, on ameublit la planche et on la paille. Il faut arroser l’ail avec parcimonie, car un excès d’humidité peut favoriser les maladies fongiques.

En juin, l’ail émet des hampes florales, ces fameuses flèches à partir desquelles se développent les bulbilles. Il faut les couper, sinon l’énergie de la plante partira dans la reproduction plutôt que dans le grossissement du bulbe. Or, c’est bien une belle tête bien formée qu’on cherche ici.

Laissez tout de même quelques hampes pour récolter les bulbilles et vérifier la maturité des têtes. L’article consacré à la récolte de l’ail d’hiver explique en détail comment reconnaître le bon moment. Les flèches sont aussi comestibles et se récoltent jeunes.

Au printemps, après la reprise de végétation, nourrissez l’ail, qu’il soit d’hiver ou de printemps, avec une infusion de consoude ou d’ortie. Consultez aussi l’article sur la plantation de l’ail de printemps pour plus de détails.

Par ailleurs, la récolte et la conservation de l’ail d’hiver font l’objet d’un article séparé.

L’ail demande peu, mais il déteste l’excès d’eau.

Je vous souhaite la santé (l’ail à la rescousse !)

Bien à vous.

ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

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