Remedes Naturels Contre Les Parasites Du Jardin Recettes Efficaces

Remèdes de grand-mère contre les parasites du jardin : agir tôt, sans flinguer le vivant

Remèdes de grand-mère contre les parasites du jardin : agir tôt, sans flinguer le vivant

voyons comment faire en sorte que la lutte contre les parasites des plantes, à l’aide de remèdes populaires, ne soit plus une préoccupation permanente ni un vrai tourment, mais une réponse plus productive et plus simple à mettre en œuvre. L’idée est claire : protéger nos plantes des principaux ravageurs du jardin tout en gardant des récoltes propres et saines, sans partir tout de suite sur des traitements chimiques.

On parle ici de pucerons, noctuelles, altises, papillons et leurs chenilles, papillons de nuit, tenthrèdes, mouches à scie, acariens et thrips, entre autres. Ils sont nombreux, oui. Et on ne va pas se mentir, si on les laisse installer leur petite maison, c’est le meilleur moyen de se planter.

Afin d’obtenir des produits sains dans le potager, on commence donc par utiliser des remèdes naturels, non nocifs pour la santé et, quand c’est bien fait, moins agressifs pour l’équilibre du jardin.

Quand l’attaque commence, le jardin respire encore

Quand l’attaque commence, le jardin respire encore

Ces stratégies fonctionnent très bien si on agit dès le début, avant que les ravageurs ne se soient multipliés de manière significative. Évidemment, si on attend trop et qu’on laisse la vermine proliférer, ces préparations ne feront pas de miracles à elles seules. Là, on parle de sérieux pour le sol, mais aussi pour la surveillance du potager.

Soyez vigilant et intervenez dès que vous détectez un problème. La plante vous dira merci,et vos nerfs aussi.

Plantes, poudres et décoctions : le placard du jardinier malin

Plantes, poudres et décoctions : le placard du jardinier malin

voici un tableau de plantes et de méthodes de lutte contre les nuisibles, avec des matières premières non transformées, des modes de préparation et des usages possibles.

Œillets d’Inde, les gardes du corps du potager

plante de velours (tagetes), avec les racines. Faire refroidir une infusion préparée avec 500 g de plantes fraîches ou 30 g de plante sèche dans 10 litres d’eau frémissante. Pulvériser sur les plantes et arroser au pied si besoin. Au printemps, ne pas diluer. En juin-juillet, diluer de moitié à un tiers. En automne, diluer de 1 à 2.

Cette préparation est utilisée contre les acariens du mûrier, les insectes, les chenilles, les nématodes et la rouille de la groseille, surtout au printemps.

Le coin du jardinier qui a compris que la biodiversité,ça commence souvent par des fleurs autour des rangs de légumes.

Souci : une petite fleur, pas un petit rôle

Souci (marigold). Faire infuser 100 g de fleurs dans 1 litre d’eau pendant cinq jours, dans un endroit sombre et plutôt frais. Avant utilisation, diluer l’infusion à parts égales avec de l’eau.

Cette préparation agit contre les pucerons, les acariens et d’autres espèces de cicadelles.

Le géranium, version défense rapprochée

Géraniums d’intérieur. Placer des contenants fleuris sous les groseilliers, les framboisiers et les chèvrefeuilles.

Défense contre les insectes !

Moutarde : quand le condiment passe au potager

La moutarde, en poudre. Faire infuser 100 g de poudre dans de l’eau bouillante pendant un à deux jours.

Cette préparation vise les pucerons, les charançons des fruits, les insectes suceurs et les insectes mangeurs de feuilles.

Pomme de terre : des tiges qui ne servent pas qu’au compost

Tiges de pomme de terre. Faire infuser 1 kg de feuilles vertes ou 500 g de feuilles séchées dans un récipient d’eau chauffée pendant quatre heures.

Le mélange est utilisé contre les pucerons et les parasites des fruits.

Ortie : la recette de la flemme intelligente

Orties, plante entière avant la formation des graines. Remplir un récipient avec des orties fraîchement coupées, puis ajouter de l’eau jusqu’à recouvrir complètement les plantes. Laisser reposer 12 à 24 heures pour éviter la fermentation.

En plus, cette préparation agit comme un tonique général et aide à limiter les pucerons.

Oignon : ça pique aussi les ravageurs

Pelures d’oignon. Verser 500 g d’écorces dans un seau d’eau très bouillante. Après deux ou trois jours,diluer de moitié avec de l’eau puis appliquer trois fois,avec un intervalle de cinq jours entre chaque submission.

On peut aussi faire infuser 100 g d’oignon émincé dans un seau d’eau pendant vingt-quatre heures, puis ajouter 30 g de savon de lessive. Filtrer et pulvériser sur les pommiers pendant la floraison.

Autre variante : faire infuser un seau d’eau avec 200 g de pelures d’oignon et 30 g de savon de lessive pendant cinq jours. Cette préparation vise le tétranyque,les pucerons,la chrysomèle du groseillier,les tenthrèdes,les cécidomyies,les charançons des fruits et les acariens du genêt. Composition n° 2, comme on dit quand on aime les recettes qui sentent un peu la cuisine de sorcière.

Pissenlit : le sauvage qui remet d’aplomb

Pissenlit,plante entière. Ajouter 400 g de plante médicinale à deux gallons d’eau tiède et laisser infuser pendant deux heures.

Appliquer le traitement immédiatement sur les fleurs épanouies, puis le répéter une semaine plus tard. Si les ravageurs persistent après dix jours, renouveler le traitement.

Autre version : laisser infuser pendant trois jours dans 3 litres d’eau, puis ajouter 30 g de savon dissous dans l’eau. Cette préparation vise les parasites des fruits, les insectes grimpants et les pucerons ; de mai à juin, on l’emploie aussi contre les parasites des feuilles de groseillier.

Morelle : à manier avec calme

Parties aériennes de la morelle. Faire macérer 7 kg de plante dans un récipient d’eau pendant 6 heures, puis laisser mijoter 3 heures à feu doux. Ensuite, conserver dans un endroit frais et sombre pendant plusieurs mois.

Cette préparation agit contre les larves d’insectes mangeurs de feuilles, notamment les jeunes chenilles.

Absinthe : amère pour les ravageurs

Absinthe, plante entière en fleur. Faire bouillir 1 kg d’herbe flétrie dans 1 litre d’eau pendant 15 à 20 minutes. Laisser refroidir, ajouter 10 litres d’eau puis pulvériser deux fois par semaine.

Elle vise les ravageurs qui consomment les feuilles : charançons des fruits, papillons de nuit, coléoptères, mouches à scie, lucioles et chenilles.

Tomate : les restes passent à l’action

Tomates,pédoncules et tiges. Verser 4 kg de feuilles et de tiges fraîches, ou 2 kg de tiges sèches, dans 10 litres d’eau bouillante. Laisser infuser 10 heures, filtrer, conserver le liquide dans un récipient hermétique pendant une période prolongée, puis diluer deux fois avant utilisation.

Cette préparation est utilisée contre les puces, les acariens, les mites, les pucerons, les charançons des fruits, les mouches à scie, les lucioles, les chenilles et les insectes mangeurs de feuilles.

Camomille : douceur, mais pas pour tout le monde

Camomille, fleurs et feuillage. Verser 1 kg de feuilles et de fleurs hachées dans 10 litres d’eau chaude et laisser reposer 12 heures.

Cette infusion agit sur les acariens, les petites chenilles et les pucerons.

Achillée millefeuille : la flèche discrète du jardin

Végétation d’achillée millefeuille au début de la floraison. Faire infuser 800 g d’herbe broyée dans un seau d’eau bouillante pendant deux jours, puis faire bouillir environ quarante minutes, laisser refroidir et filtrer ; ne pas conserver !

Cette préparation vise les chenilles, les acariens, les charançons, les pucerons, les thrips et certains champignons.

Ail : le classique qui ne fait pas semblant

Ail. Broyer 200 g de têtes dans un hachoir, puis ajouter 10 litres d’eau tiède, laisser infuser 24 heures et filtrer.

On l’emploie contre le phytophthora, le foreur du groseillier, les pucerons, les acariens, les mites et les thrips. Quand l’oxydation touche le feuillage, l’ail peut aussi servir de coup de pouce.

Bardane : grande feuille, petits tracas

Bardane, feuilles. Verser un tiers de feuilles broyées dans un récipient, puis ajouter de l’eau tiède et laisser reposer trois jours.

cette préparation vise les pucerons,les parasites et les insectes suceurs de feuilles.

Conifères : l’extrait qui dépanne

Extrait de conifère. Diluer 1 cuillère à soupe dans un seau d’eau, pulvériser, puis recommencer une semaine plus tard. Dispositif très efficace !

Il agit contre les pucerons, les parasites et les insectes suceurs de feuilles.

Luzerne : du foin qui ne dort pas

Luzerne séchée. Verser un tiers de seau de foin finement haché dans 10 litres d’eau et laisser reposer pendant trois jours.

Cette préparation est utilisée contre les tordeuses des fruits, les papillons mangeurs de feuilles, les coléoptères, les mouches à scie, les vers de terre, les chenilles et les scarabées.

Cendres de bois : le recyclage version potager

Cendres de bois. Tamiser 3 kg de cendres, remplir un récipient d’eau et laisser reposer pendant deux jours.

Cette solution a été observée contre le mildiou, la tenthrède du prunier, les pucerons, les acariens et les insectes mangeurs de feuilles.

Ce moment délicat où l’on découvre que les déchets du poêle peuvent aussi devenir des alliés du jardin.

Les bons réflexes qui évitent de jouer les pompiers

Les bons réflexes qui évitent de jouer les pompiers

Les décoctions et les infusions qui ne sont pas explicitement indiquées comme conservables doivent être utilisées le jour même de leur préparation. Autrement dit, on prépare, on filtre, on applique. Pas de stock inutile qui perd en efficacité.

On utilise de préférence un seau de 10 litres pour préparer les infusions. Après infusion, la solution doit être filtrée. C’est plus propre, plus pratique, et ça évite de boucher le pulvérisateur.

Les fleurs de toutes les plantes doivent être traitées au printemps, après le début de la floraison. C’est à ce moment-là que le végétal est souvent le plus réactif, et que les ravageurs commencent à s’installer.

Les pucerons apparaissent souvent avec l’arrivée de la chaleur, donc il ne faut pas négliger les premiers signes : lorsque les jeunes feuilles à l’extrémité des branches commencent à s’enrouler. Plus tôt on découvre les parasites, mieux c’est pour le jardin et pour les plantes.

J’espère que votre jardin comptera le moins de parasites possible. Et si quelques-uns s’invitent quand même, on sait maintenant quoi leur répondre sans sortir l’artillerie lourde.

Bien à vous.

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ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

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