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L’hortensia,la belle à fleurs qui ne boit pas n’importe comment

L’hortensia,la belle à fleurs qui ne boit pas n’importe comment

unfeasible de passer à côté de l’hortensia : ses inflorescences généreuses,ses couleurs changeantes et ses formes variées en font l’un des arbustes les plus reconnaissables du jardin. Mais derrière cette apparente facilité, il y a des exigences bien précises, surtout pour l’eau, le sol et la taille.

Au XVIIIe siècle, des botanistes et voyageurs européens ont découvert cette plante originaire d’asie lors de grandes expéditions. Son nom a donné lieu à plusieurs interprétations : certains y voient un lien avec Hortense, d’autres avec le latin hortensis (« du jardin »). Au Japon, l’hortensia est connu sous le nom d’ajisai, souvent traduit comme « fleur violette du soleil ».

Le nom scientifique, Hydrangea, est plus prosaïque : il vient du grec hydor (eau) et aggeion (récipient). Autrement dit, un récipient d’eau. On ne va pas se mentir, le message est clair : cette plante aime l’humidité, et elle vous le fait vite comprendre si le sol sèche trop.

Aujourd’hui, l’hortensia s’est diffusé de l’Asie et de l’Extrême-Orient jusqu’en Europe et en Amérique du Nord. En plus de deux siècles de culture, les sélectionneurs ont obtenu une grande diversité d’espèces, de formes et de couleurs.

Une boule de fleurs, mille façons de jouer

Une boule de fleurs, mille façons de jouer

Cette plante appartient à la famille des Hydrangeaceae. On compte plus de 70 espèces, et plus de 100 variétés hybrides ont vu le jour. On trouve des arbustes dressés, des formes arrondies, des petits arbres à feuilles caduques ou persistantes, mais aussi des lianes grimpantes. Selon les espèces et les variétés, la hauteur va de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres ; certaines formes grimpantes peuvent monter très haut avec un bon support.

Ce « vaisseau d’eau » à la floraison abondante possède de grandes feuilles ovales, pointues à l’extrémité, souvent dentées sur les bords. Elles encadrent les fleurs et donnent à l’ensemble un aspect très harmonieux.

Les inflorescences, surtout visibles du milieu de l’été jusqu’à l’automne, méritent à elles seules qu’on s’y attarde. Elles prennent des formes très différentes : sphères, ombelles, boucliers ou panicules. Elles sont composées de deux types de fleurs :

  • les grandes fleurs stériles,souvent situées en périphérie ;
  • les petites fleurs fertiles,placées au center.

La plupart des hortensias sont blancs,mais on trouve aussi des variétés rouges,roses,bleues ou lilas. Les inflorescences peuvent être unies,bicolores ou évoluer de teinte au fil de la floraison. À la fin de la saison, la plante produit des fruits sous forme de capsules contenant de nombreuses graines minuscules.

Paniculés en parade, arborescents en fanfare

Paniculés en parade, arborescents en fanfare

Voici les espèces et variétés qui s’adaptent le mieux à un climat tempéré ou plus froid.

Hortensia paniculé

L’hortensia paniculé est sans doute le mieux adapté aux régions aux hivers marqués, notamment dans une grande partie de la zone tempérée. on le rencontre souvent dans les jardins anciens. Ses arbustes peuvent atteindre plusieurs mètres de haut ; dans de bonnes conditions, certains sujets prennent une allure franchement imposante. Il apprécie les sols frais,fertiles et bien drainés,et il peut vivre très longtemps.

Il porte de grandes feuilles ovales, légèrement pubescentes, longues d’une dizaine de centimètres. Elles sont particulièrement robustes à la base de la plante, ce qui contribue à la densité du feuillage.

Ses grandes panicules pyramidales lui ont donné son nom. Elles peuvent atteindre 25 cm de haut et attirent de nombreux insectes pollinisateurs. Les fleurs sont d’abord blanches au début de la floraison, puis virent au rose, parfois au pourpre, avant de verdir en fin de saison. Ces changements de couleur sont typiques de nombreuses variétés.

Parmi les cultivars les plus connus, on trouve :

  • Vanille Fraise, un grand arbuste avec d’immenses fleurs coniques rose fraise ;
  • Sundae Fraise, plus compact, qui ne dépasse pas 1,20 m ;
  • Pinky Winky, avec des panicules ajourées et coniques dont les fleurs prennent des tons rouges ;
  • Limelight, célèbre pour ses inflorescences denses, d’abord vert citron, puis vertes, puis rosées en fin de saison ;
  • Little Lime, sa version plus basse ;
  • Phantom, un arbuste vigoureux aux grandes panicules blanc crème qui rosissent en fin de floraison ;
  • Grandiflora, avec de larges inflorescences pyramidales pouvant atteindre 30 cm ;
  • Matilda, compacte et élégante, avec un feuillage vert mat.

D’autres variétés de l’espèce paniculée,comme Brussels Lace,Kyushu,Pink Diamond,Presox et Floribunda,sont aussi assez courantes.

Hortensia arborescent

L’hortensia arborescent est une espèce rustique et à croissance rapide, originaire du nord des États-Unis.On l’appelle aussi hortensia blanc en boule ou hortensia buissonnant.Il prospère dans des sols humides et riches, et supporte plutôt bien le froid.

Cet hortensia forme un arbuste de taille moyenne, généralement autour de 2 à 2,5 m de haut. Ses branches, un peu arquées, portent de grandes feuilles opposées, ovales à elliptiques, avec des bords dentés et une base en forme de cœur. Le dessus est vert franc, le revers plus clair, parfois légèrement bleuté. L’ensemble donne une couronne ample et arrondie.

Les inflorescences, globuleuses ou semi-globuleuses, peuvent atteindre 20 cm de diamètre. Elles se forment à l’extrémité des jeunes pousses de l’année. La disposition des fleurs est plus désordonnée que chez les paniculés : grandes fleurs stériles et petites fleurs fertiles se mêlent. D’abord vertes, elles deviennent crème, puis blanc pur au plein épanouissement.

cette floraison commence généralement quelques années après la plantation, entre juillet et l’automne. À la fin,la plante forme des fruits contenant de petites graines.

Parmi les variétés les plus connues :

  • Annabelle, un arbuste bas et étalé, avec un énorme « chapeau » blanc de fleurs stériles ;
  • Sterilis, proche de Grandiflora par ses inflorescences, mais avec un port différent ;
  • Hayes starburst, une variété compacte aux fleurs doubles, d’abord vert pâle puis blanches ;
  • Radiance, souvent classée à mi-chemin entre l’arborescent et le grandiflorum, avec de grandes feuilles décoratives et des inflorescences en corymbe.

*L’image du jour : un hortensia en pleine boule de fleurs, et le jardin qui prend soudain des airs de carte postale un peu trop bien élevée.*

Grandes feuilles,bleues envies

Grandes feuilles,bleues envies

Les hortensias à grandes feuilles ont été introduits en Europe il y a plus de deux siècles. Ils se distinguent par une palette de couleurs très large, allant du blanc au rose, du rouge au mauve, avec des nuances parfois très changeantes selon le sol. Les sélectionneurs européens ont ensuite obtenu des variétés plus résistantes au froid, mais cette espèce reste plus délicate que les paniculés ou les arborescents.

Elle peut atteindre environ 2 m dans les régions plus douces, parfois davantage en climat favorable. Ses feuilles sont larges, ovales, et ses fleurs, groupées en grosses boules de 20 à 25 cm de diamètre, donnent à l’arbuste un aspect très spectaculaire.

La culture en pot est possible, ce qui en fait l’une des rares espèces d’hortensias à se comporter correctement en intérieur temporaire ou sur terrasse abritée. La plante est aussi assez simple à cultiver si on respecte ses besoins de base. Là, on parle de sérieux pour le sol.

Parmi les variétés appréciées, on peut citer Forever & Ever, Alpenglühen, Red Baron, Schneeball, Endless Summer, Expression, Romance et Together.

Les hortensias bleus constituent un cas à part. Leur couleur dépend fortement du sol : en terrain acide, l’aluminium disponible dans le substrat favorise les teintes bleues ; en sol moins acide, on glisse vers le rose ou le mauve. Les jardiniers peuvent donc influer sur la couleur, mais pas comme s’ils repeignaient une clôture. Le sol commande, la plante suit.

Attention toutefois : beaucoup d’hortensias bleus sont plus sensibles au gel. En climat rigoureux, on les réserve souvent au conteneur ou à des situations très abritées, avec une plantation en pleine terre seulement pour les formes les plus rustiques, comme certaines sélections remontantes.

On rencontre aussi des variétés comme Endless Summer, Forever & Ever, Kumiko, Nikko Blue, Mini Penny, Freedom, Comptesse et Jomari.

Hortensia grimpant

Le plus proche parent des formes pétiolées et rampantes est le genre Schizophragma. Dans la nature, en Chine, en Corée, au Japon ou dans le Primorié, il peut grimper très haut grâce à ses racines aériennes munies de ventouses. En jardin, il peut être conduit sur un support ou utilisé comme couvre-sol décoratif si on le laisse courir.

Sur de longues branches, cette liane porte de larges feuilles vert foncé et des inflorescences plates, souvent très décoratives. Elle forme une couverture végétale spectaculaire et constitue aussi une bonne ressource pour les insectes pollinisateurs.

*Quand l’hortensia grimpe, le mur tristounet comprend soudain qu’il a du potentiel.*

Le bon coin, pas le coin brûlant

Pour planter un hortensia en pleine terre, l’exposition compte autant que le sol. On conseille une lumière douce, sans soleil brûlant en milieu de journée, et sans vents desséchants.Le côté est, avec le soleil du matin, convient très bien. une ombre trop dense ralentit la floraison ; à l’inverse,un soleil direct trop fort peut brûler les feuilles et les fleurs.

Le sol doit être meuble, fertile, humifère et plutôt acide, avec un pH compris entre 5 et 6 pour de nombreuses variétés. C’est vital, car la couleur des fleurs dépend souvent de l’acidité du sol. En terrain neutre, certaines variétés tirent vers le beige ou le rose pâle ; en sol acide, elles peuvent devenir bleues. En sol alcalin, le feuillage peut jaunir, avec des signes de chlorose.

Les sols très calcaires conviennent mal, tandis qu’un sol trop pauvre bloque la croissance. les sols acides favorisent l’intensité des fleurs, les sols neutres ralentissent souvent la coloration, et les sols alcalins entraînent souvent des problèmes de nutrition.

Pour les régions froides, la plantation au printemps – vers le début mai, quand le sol s’est réchauffé et que les gelées nocturnes ne sont plus à craindre – reste la meilleure option. Dans les régions plus douces, on peut aussi planter à l’automne, en septembre, afin de laisser le temps aux racines de s’installer avant l’hiver.

Une fosse bien pensée, et la plante vous dira merci

La réussite commence au moment de la plantation. Il faut laisser de la place aux racines, prévoir un mélange de terre riche et garder le collet au bon niveau. C’est le meilleur moyen de se planter… ou de ne pas se planter du tout.

Quelques repères utiles :

  • prévoir 120 à 160 cm entre deux hortensias à grandes feuilles ;
  • laisser jusqu’à 3 m pour les espèces plus vigoureuses ou les arbustes adultes ;
  • compter un trou d’au moins 50 cm de large et 35 à 45 cm de profondeur ;
  • installer le collet au niveau du sol, voire légèrement au-dessus.

On peut préparer la fosse 20 à 30 jours avant la plantation. On la remplit ensuite avec un mélange de terreau, de terre de jardin, de compost mûr et de tourbe si le sol est trop lourd ou trop pauvre, en évitant les excès de calcaire.On peut ajouter un peu de corne broyée ou de poudre d’os, et un engrais organique modéré.

Avant de mettre en place le plant,on peut raccourcir légèrement les jeunes pousses pour équilibrer la reprise. On installe ensuite la motte au centre, on rebouche soigneusement, on tasse légèrement, puis on arrose abondamment. Un paillage avec de la matière organique fine aide à conserver l’humidité et à limiter les variations de température.

un bon paillage, c’est une assurance discrète pour les racines.

Boire juste ce qu’il faut, mais souvent au bon moment

Autre point clé au jardin : l’eau. L’hortensia est une plante qui aime l’humidité, et il supporte mal les coups de sec. Une légère déshydratation du sol peut ralentir sa croissance et réduire la floraison. En période chaude et sèche, on peut arroser une fois par semaine, avec environ 15 à 20 litres d’eau de pluie par pied selon la taille du sujet. En climat humide, on espace davantage les arrosages, mais sans laisser le sol devenir poussiéreux.

Un automne sec mérite aussi un arrosage de réserve, car un manque d’eau avant l’hiver peut diminuer la résistance au froid. Mieux vaut arroser le matin,en profondeur,plutôt qu’un petit peu tous les jours. Un paillage épais aide énormément à garder l’humidité. La recette de la flemme intelligente, c’est souvent ça : arroser moins souvent, mais mieux.

Après chaque arrosage, on peut desserrer légèrement la surface du sol sur quelques centimètres, sans blesser les racines. L’idée n’est pas de retourner la terre comme une friteuse, mais de garder un peu d’air et d’activité biologique autour du pied.

Moins de stress hydrique, plus de fleurs.

De quoi nourrir la bête sans la suralimenter

Une plantation bien préparée suffit souvent pour les deux premières années. Ensuite, on peut apporter une fertilisation modérée, en gardant en tête qu’un excès d’azote favorise surtout les feuilles, pas les fleurs. Et là, on parle de sérieux pour le sol : trop nourrir, c’est parfois affaiblir.

On privilégie donc des apports en plusieurs temps :

  • au printemps, un amendement équilibré après la taille ;
  • au début de l’été, une fertilisation sans excès de calcium ni de chlore ;
  • au moment de la première floraison, un apport en phosphore et potassium ;
  • fin août, un complément léger en potassium pour aider la préparation à l’hiver.

Des apports de fumier bien décomposé ou de fientes très diluées peuvent convenir, mais sans excès et pas plus de deux fois par saison. On peut aussi utiliser des solutions à base de lactosérum,de lait fermenté ou de pain fermenté,parfois efficaces sur des sols pauvres,à condition de rester mesuré.

Un hortensia trop nourri fait du vert, pas du spectacle.

En revanche, on évite les cendres de bois sur la plupart des hortensias : elles alcalinisent le sol, ce qui peut contrarier la plante et modifier sa couleur de façon indésirable.

Tailler sans cranter la floraison

La taille dépend de l’âge de la plante, de l’espèce et de l’effet recherché. Chez les hortensias paniculés et arborescents, on taille plutôt au printemps, au moment où les bourgeons repartent. Chez les grandes feuilles, il faut être plus prudent, car certaines fleurs se forment sur le bois de l’année précédente.

Sur les jeunes plants, on peut supprimer les premières inflorescences pour aider la plante à constituer un bon système racinaire. Ce n’est pas très glamour, mais c’est souvent efficace. Sur les arbustes adultes, on retire le bois mort, les branches faibles et les tiges qui se croisent. Pour rajeunir un sujet âgé, on coupe quelques vieilles branches à la base afin de relancer de nouvelles pousses.

Une taille trop sévère ou mal placée peut supprimer la floraison d’une saison entière. C’est là qu’on voit la différence entre un coup de sécateur réfléchi et un geste un peu trop enthousiaste.

Tailler oui, mais au bon endroit et au bon moment.

*Le jardinier avec son sécateur : confiant à 8 h,très prudent à 8 h 15.*

L’hiver en manteau, pas en panique

Dès les premières petites gelées d’octobre, on pense à protéger les sujets les plus fragiles. Il vaut mieux retirer les inflorescences fanées pour éviter que la neige ne casse les branches. Dans les régions aux hivers rigoureux, on protège surtout les jeunes plants et les espèces les moins rustiques.

Les hortensias paniculés et arborescents résistent généralement mieux au froid, mais les formes à grandes feuilles demandent davantage de précautions, surtout en région froide. On peut les cultiver en conteneur, les rentrer en abri froid ou les protéger au jardin avec un bon paillage, un voile d’hivernage et, si besoin, un montage léger contre le vent.

Pour les sujets en pleine terre, on rabat les tiges souples, on les attache sans trop serrer, puis on les couche délicatement vers le sol avant de les couvrir avec un matériau respirant. On ajoute parfois une couche de compost mûr ou de tourbe blonde en surface pour protéger le pied. On évite de tout enfermer sous un film plastique étanche : la condensation, c’est le meilleur moyen de créer des problèmes au lieu d’en éviter.

Au retour du printemps, on retire progressivement les protections, par étapes. Cela limite les chocs thermiques et évite de réveiller trop vite les bourgeons.

En hiver, l’hortensia préfère un abri aéré qu’une cocotte étouffante.

Maladies, pucerons et petits coups de chaud

L’hortensia reste une plante assez robuste, mais il peut subir quelques attaques : pucerons, araignées rouges, oïdium ou chlorose. souvent, les soucis viennent d’un sol mal adapté, trop calcaire, trop lourd ou trop riche en éléments déséquilibrés.

Un excès de calcaire ou de matière organique mal décomposée peut bloquer l’absorption du fer et provoquer un jaunissement des feuilles, avec des nervures encore vertes. Pour corriger cela, on agit d’abord sur le sol, en apportant une matière organique bien mûre et, si besoin, un amendement acidifiant adapté. Sur le terrain, on constate que le changement du sol vaut souvent mieux que les correctifs répétés à la va-vite.

L’oïdium apparaît souvent quand l’air circule mal et que l’humidité stagne sur le feuillage. On limite les risques en espaçant les plants,en évitant d’arroser les feuilles et en taillant proprement pour aérer le cœur de l’arbuste.

Contre les pucerons,une décoction ou une macération d’ail peut aider,à condition d’intervenir tôt. On peut aussi favoriser les auxiliaires : coccinelles, syrphes et mésanges font un travail bien plus propre que beaucoup de traitements de fortune.

Un hortensia bien placé tombe bien moins malade.

Un hortensia vigoureux peut devenir un très bel accent dans un jardin : en haie libre, en massif mêlé, en fond de scène ou en sujet isolé près d’une allée. Et avec quelques variétés bien choisies, on transforme vite un coin banal en tableau vivant. La plante, elle, vous dira merci. Et les voisins aussi, probablement.

ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

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