Ficus microcarpa bonsai entretien arrosage guide detaille 122 caractères max

Un ficus microcarpa qui joue les vedettes

Un ficus microcarpa qui joue les vedettes

Le Ficus microcarpa intrigue par ses racines aériennes, son allure de mini-arbre sculpté et sa capacité à prendre des formes très singulières. Souvent cultivé en bonsaï, il peut devenir une vraie pièce forte à la maison, à condition de respecter ses habitudes.

Le nom Ficus microcarpa vient du grec mikros karpos, qui signifie « fruit miniature ». Dans la nature, cette espèce peut pourtant atteindre des dimensions impressionnantes. On la trouve notamment dans certaines provinces de Chine, à Taïwan, en Indonésie et en Australie. Là, on parle d’un arbre épiphyte capable de développer de nombreuses racines aériennes et de monter jusqu’à 25 mètres de haut.En intérieur, en revanche, on vise plutôt un sujet de 1,5 mètre environ (oui, même dans un petit salon).

Ses feuilles sont lustrées, assez épaisses, pointues au bout, et peuvent mesurer jusqu’à 10 cm de long pour 5 cm de large sur un sujet mature. Elles s’installent sur de fins pétioles, en alternance sur les branches. Avec l’âge, la partie supérieure du système racinaire peut émerger au-dessus du substrat, formant des enchevêtrements et des courbes très décoratifs. C’est précisément ce qui rend ce ficus si adapté au bonsaï.

Un tronc qui se tortille, des racines qui jouent aux architectes : le ficus aime clairement se faire remarquer.

Acheter un ficus, et après ? Pas de déménagement tous les deux jours

Acheter un ficus, et après ? Pas de déménagement tous les deux jours

Le Ficus microcarpa n’est pas le plus capricieux des plantes d’intérieur, mais il a ses petites exigences. Il n’aime pas être déplacé sans cesse, alors on choisit tout de suite un emplacement durable et on évite de le bouger ensuite. Il supporte mal les courants d’air, le soleil direct et l’air trop sec.

On l’éloigne donc des radiateurs, autant que possible. Les fenêtres de l’ouest, du nord-ouest ou du nord lui conviennent bien. Si vous avez acheté une forme panachée, elle demandera davantage de lumière : on la place alors près d’une fenêtre orientée à l’est ou au sud-est. Les variétés panachées sont souvent plus gourmandes en lumière, sinon elles pâlissent vite.

Les premiers jours, il faut surveiller l’humidité de l’air autour de la plante. On peut poser le pot sur une soucoupe remplie de cailloux humides et brumiser le feuillage deux à trois fois par jour. Il faut aussi éviter que la motte ne sèche trop vite, en apportant de petites quantités d’eau régulièrement. Les débuts comptent : un ficus stressé le montre vite.

après deux semaines, quand la plante a pris ses marques, on peut envisager un rempotage si nécessaire. Cela permet aussi de vérifier l’état des racines, car on ne sait jamais combien de temps la plante a passé en magasin ou en transport.

Un humidificateur d’air peut aussi aider, surtout en hiver quand le chauffage assèche tout. C’est un appareil peu spectaculaire, mais il simplifie vraiment la vie des plantes.

Lumière tamisée,pas lumière de plein midi

Lumière tamisée,pas lumière de plein midi

Le Ficus microcarpa tolère l’ombre légère et apprécie la lumière indirecte. Il supporte bien une pénombre modérée, mais il faut quand même lui offrir un éclairage suffisant. Quand il grandit, il ne tient plus toujours sur le rebord de la fenêtre : on le place alors au sol, près d’une source de lumière.

Si ses feuilles pâlissent, c’est souvent le signe qu’il manque de lumière. Dans ce cas, une lampe horticole peut servir de relais. Une lampe fluorescente classique peut aussi dépanner, même si une lampe conçue pour les plantes reste plus adaptée. Ici, on ne cherche pas du décoratif pour Instagram, on cherche un vrai spectre utile à la plante.

Sans lumière suffisante, le ficus s’étiolle et perd en densité.

Une température qui ne le fait pas frissonner

Une température qui ne le fait pas frissonner

Chez ce ficus, les racines aiment la chaleur autant que la partie aérienne. L’idéal se situe entre 17 et 24 °C. C’est assez facile à maintenir dans un appartement.

En hiver,la température peut baisser un peu,mais seulement brièvement. Un refroidissement excessif peut provoquer des maladies. Si la température dépasse 25 °C en été, on doit arroser plus souvent pour limiter le stress hydrique. Là, on parle de sérieux pour le sol… ou plutôt pour le substrat.

Bonsaï : la recette de la flemme intelligente, mais pas trop

Il faut le dire : en Asie, on ne cultive pas le bonsaï principalement sur des ficus, mais surtout sur des conifères et divers arbustes. Le ficus bonsaï est souvent qualifié de pseudo-bonsaï, car il se forme plus vite que les arbres traditionnels du genre. Le vrai bonsaï se construit sur des décennies et relève d’un art patient, très travaillé, souvent coûteux.

Mais est-ce que cela enlève tout intérêt au ficus ? Pas vraiment. On peut obtenir un arbre miniature en deux ans environ, avec un résultat très convaincant. Le Ficus microcarpa a pour lui sa croissance rapide et sa résistance. Dans son habitat d’origine, il s’installe parfois dans des fissures de roche ou même d’asphalte. C’est un sacrément bon candide pour les milieux difficiles.

Si le sujet a déjà été formé en bonsaï à l’achat, ses soins demandent davantage de précision. Le bonsaï n’aime ni la précipitation, ni l’agitation, ni l’excès.comme toujours avec ce type de culture, mieux vaut agir par petits gestes réguliers que par grands élans improvisés. Pour un bonsaï, la constance vaut mieux que l’héroïsme.

La tête du jardinier quand il découvre qu’un arbre miniature demande plus de patience qu’un carré de tomates.

Arrosage : ni désert,ni marécage

comme les bonsaïs poussent dans un récipient large mais peu profond,l’arrosage doit être ajusté. La grande surface du substrat accélère l’évaporation. En plus, en cas d’excès d’eau, celle-ci ne s’évacue pas facilement, car la couche de terre est mince.

Arrosez souvent, mais doucement. avant d’arroser, vérifiez le substrat : il doit sécher sur 1 à 2 cm en surface. Après l’arrosage, on vide toujours l’excédent d’eau qui stagne dans la soucoupe ou le récipient.

On privilégie l’eau de pluie ou une eau plus douce que celle du robinet. La température de l’eau doit être égale, ou légèrement supérieure, à celle de la pièce. Une eau trop froide peut provoquer un choc inutile et faire tomber les feuilles. On a tous déjà noyé une plante à force de bien faire ; le ficus,lui,s’en souvient.

substrat et engrais : du léger, du drainant, du nourrissant

Le substrat idéal pour Ficus microcarpa doit être léger, riche en nutriments, capable de retenir l’humidité tout en restant bien aéré, avec une acidité neutre ou légèrement modérée. On peut acheter un terreau spécial ficus ou préparer son propre mélange.

Pour composer le substrat, on peut utiliser :

  • 2 parts de terre de jardin ou de terreau de gazon ;
  • 2 parts de terre de feuilles ;
  • 1 part de tourbe ;
  • 1 part de gravier fin ;
  • une petite quantité de charbon de bois.

On ne fertilise pas la plante pendant les deux mois qui suivent le rempotage. Ensuite, les apports se font durant la période de croissance active, de mars à octobre. Si le ficus est cultivé en bonsaï, mieux vaut choisir un engrais adapté à cette forme de culture.

L’engrais se dilue dans l’eau et s’applique après l’arrosage pour éviter de brûler les racines. Le Ficus microcarpa réagit aussi bien à la nutrition foliaire : on peut pulvériser un engrais dilué, à dose deux fois plus faible que pour l’arrosage. La plante vous dira merci, et ses feuilles aussi.

Le terreau idéal : assez gourmand pour nourrir, assez léger pour respirer.

Taille : dessiner un tronc sans faire du surplace

On taille régulièrement le ficus pour favoriser un tronc solide, surtout en culture bonsaï. C’est aussi ce qui permet de construire la forme voulue pour la ramure. La direction des branches principales peut être guidée à l’aide d’un fil de ligature. Pour densifier la couronne, on raccourcit les branches principales à environ 5 cm afin de les faire ramifier.

Le ficus microcarpa supporte bien la taille. Comme il ne connaît pas de vraie période de dormance marquée, il continue à pousser presque toute l’année. On peut donc intervenir aussi en hiver, si nécessaire. Sur un jeune sujet destiné au bonsaï,on coupe parfois le tronc principal à faible hauteur. la base restante se renforce alors et devient plus compacte.

On taille d’abord les branches du bas, puis celles du haut, en suivant le dessin qu’on veut obtenir. Au lieu de couper les feuilles, on intervient sur les rameaux. Si une branche est épaisse,il faut appliquer un mastic cicatrisant ou un baume horticole sur la coupe.Traditionnellement, la taille principale se fait au printemps, avant le redémarrage de la croissance. Ensuite, il suffit parfois d’un petit ajustement sur quelques branches trop longues.

Rempoter sans brusquer : le ballet des racines

Le Ficus microcarpa supporte mal les rempotages répétés et reste sensible aux blessures racinaires. Les spécialistes conseillent un rempotage tous les deux ou trois ans.C’est aussi une manière de limiter le développement des bonsaïs installés dans des contenants peu profonds.le rempotage sert à renouveler un sol épuisé et à maîtriser le volume racinaire.

Les étapes sont les suivantes :

  • préparer un nouveau pot, plus large de 2 à 3 cm et légèrement plus haut que le précédent ;
  • recouvrir le trou de drainage avec une grille plastique, puis ajouter du sable grossier ;
  • installer un tiers du substrat préparé sur la couche de drainage ;
  • sortir le bonsaï de son ancien pot, retirer la terre autour des racines, les rincer à l’eau tiède et les tailler avec des ciseaux bien propres ;
  • appliquer du charbon broyé sur les plaies racinaires ; enlever les fines racines filamenteuses si nécessaire ;
  • poser la plante sur le substrat puis combler avec la terre en laissant le tiers supérieur des racines apparent si la forme recherchée le demande ;
  • tasser légèrement, arroser, puis couvrir d’un peu de sphaigne pour conserver l’humidité.

Rempoter un bonsaï, c’est un peu comme déménager un petit arbre avec ses états d’âme.

Multiplier le ficus : boutures, marcottage, semis

Le Ficus microcarpa se multiplie par boutures, par marcottage et par graines. Les trois méthodes existent, même si toutes ne se valent pas en simplicité.

Pour les boutures, on prélève l’extrémité semi-ligneuse d’une tige et on la laisse tremper une journée pour faire sortir le latex. On place ensuite la bouture dans un récipient rempli d’eau avec un peu de cendre de bois ou de charbon de bois, afin de limiter le pourrissement. Quand les racines apparaissent, on installe la bouture dans un substrat léger et riche, puis on couvre le tout avec un bocal ou une cloche pour faciliter l’enracinement. Dès que de nouvelles feuilles se développent, on retire la protection.

Pour le marcottage,on retire une bande d’écorce d’environ 10 cm sur le tronc d’un sujet choisit à 55 ou 60 cm du sommet. La zone mise à nu est enveloppée de sphaigne humide puis d’un film plastique.Au bout d’un mois environ, des racines apparaissent. On sépare alors la partie enracinée et on la plante dans un autre contenant.

Le semis reste la méthode de départ la plus logique pour obtenir un bonsaï à partir de zéro. Le printemps est la période traditionnelle. La qualité des graines et leurs conditions de conservation comptent énormément : si elles ont mal été stockées, elles ne germeront pas. Avant le semis, on peut les stratifier puis les humidifier. Au fond du récipient, on met un drainage, puis le substrat.

On répartit les graines sur la surface, on les recouvre légèrement de gravillons, on humidifie, puis on couvre d’un film. Il faut de la chaleur et une lumière diffuse pour réussir la germination. Les jeunes plants lèvent en 2 à 4 semaines. Dès qu’ils portent quelques feuilles, on les repique.Deux mois plus tard, on les installe dans des contenants séparés.

Quand le ficus tousse : maladies et ravageurs au rendez-vous

Comme pour beaucoup de plantes, les maladies du ficus viennent souvent de soins inadaptés ou de conditions de culture défavorables.Les attaques se propagent facilement depuis d’autres plantes voisines, surtout en cas de proximité, d’air sec et de température élevée.

Les pucerons et les araignées rouges sont parmi les parasites les plus fréquents. De petites taches noires ou de fines toiles sur le feuillage et à la base des branches peuvent signaler leur présence. On les trouve souvent sur la face inférieure des feuilles.

En premier recours,on peut doucher la couronne avec de l’eau tiède et nettoyer les parasites à la main. Une solution savonneuse douce peut aussi aider. Après désinfection du pot, on peut rempoter la plante dans un substrat neuf si l’attaque est importante. Si cela ne suffit pas, on peut employer un traitement insecticide adapté, en dernier recours.

Des taches sombres ou blanchâtres sur les racines aériennes peuvent indiquer un excès d’arrosage et le développement de champignons responsables de pourritures. Dans ce cas, on retire les parties atteintes, on traite avec un fongicide si nécessaire et on réduit nettement l’arrosage.

Un courant d’air ou une pièce trop froide peut aussi provoquer une chute brutale des feuilles, même si elles sont encore vertes. Si le ficus retrouve de bonnes conditions, il peut refaire son feuillage. Si les feuilles se tachent, cela peut signaler une pourriture racinaire : on dépote alors la plante, on inspecte les racines et on la remet dans un substrat frais si besoin.

Un ficus qui perd ses feuilles n’est pas forcément condamné. Il proteste parfois, tout simplement.

Feuilles jaunes, alerte molle : le signal à ne pas rater

Quand les feuilles jaunissent puis tombent progressivement, la cause est souvent un arrosage insuffisant. Certains jardiniers hésitent à arroser et laissent la plante se dessécher trop longtemps. Or les excès comme les manques finissent par fatiguer le ficus. Il faut donc arroser régulièrement, mais avec mesure.

le bon rythme, c’est l’eau juste quand le substrat le demande.

Variétés en vitrine : du ginseng au variegata

On trouve plusieurs variétés de Ficus microcarpa dans le commerce. En voici quelques-unes parmi les plus courantes.

Ginseng

Cette variété est souvent vendue sous forme de bonsaï. Dans la nature, le ficus peut avoir un comportement agressif, d’où son surnom d’« étrangleur » : il s’installe parfois au détriment d’autres arbres. En culture intérieure, il n’a évidemment rien à voir avec son homologue sauvage.

Sa structure racinaire spectaculaire résulte d’une sélection attentive.On peut obtenir un petit arbre aux racines massives et au tronc tortueux, parfois très évocateur.Cette variété reste assez simple à entretenir, à condition de la nourrir correctement. Sans fertilisation, elle perd vite de sa prestance.

Moklame

Moklame est un ficus miniature à port épiphyte. Son petit gabarit le rend intéressant pour la culture d’intérieur. C’est une variété très friande de lumière, qui demande un éclairage supplémentaire en hiver pour conserver une croissance correcte.Son jeune feuillage est élégant, dense et bien vert.

Variegata

Cette forme panachée a une forte valeur décorative. Comme beaucoup de plantes panachées, elle a besoin de plus de lumière que les formes vertes. Elle peut se cultiver en arbuste ou en bonsaï.

Westland

Cette autre forme de Ficus microcarpa se distingue par ses feuilles allongées, vert foncé, pouvant atteindre environ 11 cm de long. Elle demande peu de soins particuliers et fonctionne bien en sujet d’ornement. Pas besoin d’en faire des tonnes : le feuillage parle déjà tout seul.

Le meilleur bonsaï reste souvent celui qu’on observe, qu’on ajuste un peu… puis qu’on laisse vivre.

Essayez de créer votre propre bonsaï unique : le plaisir est souvent dans les détours,pas seulement dans le résultat final.

ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

Read More

Related Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici