Maladies de la tomate Causes Symptomes Prevention

Tomates malades : repérer, prévenir et limiter les dégâts sans bricoler au hasard

Tomates malades : repérer, prévenir et limiter les dégâts sans bricoler au hasard

En raison d’une nutrition insuffisante ou excessive, ou d’autres facteurs, les producteurs de tomates sont parfois confrontés à des maladies. Si ces problèmes ne sont pas traités, la plante peut dépérir ou son rendement peut chuter fortement. Voyons ce qui peut rendre les tomates malades, comment reconnaître les symptômes et comment prévenir les maladies dès aujourd’hui.

Quand la tomate tire la sonnette d’alarme

Quand la tomate tire la sonnette d’alarme

Pour prendre soin des tomates, il faut savoir ce qu’il faut faire, mais aussi ce qu’il ne faut pas faire pour éviter les maladies. On ne va pas se mentir : la tomate est gourmande, sensible, et parfois un peu dramatique quand on lui en demande trop ou pas assez.

Les plantes tombent malades pour de nombreuses raisons :

  • infestation par des champignons ;
  • micro-organismes nuisibles ;
  • infection causée par un agent pathogène ;
  • dommages dus à une exposition excessive au soleil ;
  • conditions de température inadaptées ;
  • humidité du sol trop forte ou trop faible ;
  • activité d’insectes nuisibles, comme les vers blancs, les papillons ou les coléoptères.

Si cela est dû à des facteurs humains, il suffit de modifier les pratiques de soin. Pour le reste, il faut une stratégie globale. Là, on parle de sérieux pour le sol.

Sol vivant, tomate plus vaillante

Sol vivant, tomate plus vaillante

Les tomates produisent une récolte abondante et savoureuse si on les soigne correctement et si on prévient les maladies. Leurs fruits contiennent aussi des vitamines et des minéraux utiles, ce qui rend chaque geste de prévention encore plus logique.

Ce à quoi vous devez veiller lorsque vous cultivez des tomates :

  • l’équilibre des nutriments dans l’engrais ;
  • manipuler les tomates avec précaution : une branche cassée peut devenir une porte d’entrée pour les maladies ;
  • l’utilisation d’un paillage, qui améliore les propriétés du sol et l’empêche de se dessécher ;
  • déterminer la période optimale de semis pour éviter un refroidissement excessif des plants ;
  • tester plusieurs variétés en parallèle afin de trouver celles qui sont à la fois les plus résistantes et les plus savoureuses ;
  • planter les tomates sous serre ou sous abri, afin de les protéger des intempéries ;
  • respecter une distance d’au moins 50 centimètres entre les plants, pour éviter qu’ils ne se fassent concurrence pour l’eau et les éléments minéraux ;
  • favoriser les apports minéraux équilibrés, qui aident indirectement la plante à mieux résister aux insectes et aux maladies.

Un bon paillage, un espacement correct et une nutrition équilibrée : c’est souvent le meilleur moyen de se planter… de moins en moins.

Les petits intrus sous terre

Les petits intrus sous terre

Pour éviter que les ravageurs du sol n’interfèrent avec la culture des tomates et des autres plantes cultivées, il faut d’abord identifier le bon problème. Dans le texte d’origine, la « taupe » est citée, mais c’est en réalité plutôt la méduse ou le ver gris que les jardiniers affrontent souvent au potager ; la taupe, elle, n’est pas l’ennemie habituelle des tomates.

Pour éliminer certaines larves d’insectes du sol, on utilisait parfois des appâts organiques ou des déchets de cuisine enfouis avant plantation. En pratique, au jardin bio, on préfère surtout travailler le sol en douceur, favoriser les prédateurs naturels et éviter de remuer inutilement la terre.

Quand on nourrit la vie du sol, on réduit les dégâts en surface.

Feuilles qui parlent : lire les carences sans paniquer

Comment reconnaître une tomate malade ? La couleur des feuilles et des fruits devient irrégulière, et la croissance se modifie.

Comment savoir si votre plante manque de minéraux ?

Si des nutriments comme le phosphore, le potassium, le zinc, l’azote, le magnésium ou le molybdène manquent, les feuilles inférieures s’écartent de la normale.

Si les feuilles sont petites et pâles, c’est qu’il y a une carence en azote.

Et si, au contraire, elles sont très grandes et épaisses, cela indique un excès d’engrais azoté.Ce n’est pas souhaitable non plus, car toute l ენერგie de la plante part alors dans le feuillage, au détriment de la formation des fruits.

Chaque minéral a une fonction particulière pour la plante :

  • le phosphore est responsable de la résistance au froid et du développement du système racinaire ;
  • le potassium est responsable de la résistance aux maladies, du développement de la plante et de l’utilisation de l’eau ;
  • le zinc participe au développement et à la résistance ;
  • le magnésium intervient dans la productivité ;
  • le molybdène aide à la neutralisation des nitrates.

Si les symptômes apparaissent d’abord sur le feuillage supérieur, la plante manque sans doute de calcium, de soufre, de fer ou de chlore.

La carence en calcium entraîne le jaunissement des feuilles, la chute des fleurs et le noircissement de l’extrémité des fruits.

Une carence en soufre réduit la photosynthèse, ce qui entraîne une alimentation insuffisante pour le développement des feuilles.

La carence en fer provoque le jaunissement des feuilles et le rabougrissement de la plante.

Le chlore, lui, participe à la régulation de l’absorption des nitrates et aide la plante à lutter contre certaines maladies virales et fongiques.

Jaunissement des feuilles : quand le vert tourne mal

Si la décoloration commence au center de la feuille et que toute la pigmentation devient jaune,cela peut indiquer un manque de potassium. Cette carence peut être compensée par un engrais potassique ou du charbon de bois. On peut utiliser environ 200 grammes de charbon de bois dilués dans 10 litres d’eau, à raison d’un demi-litre par plant.

La teinte jaune peut aussi être liée à l’élimination irrégulière du vieux feuillage.

Une feuille jaune n’est pas toujours une maladie. Parfois,c’est juste un message mal lu.

Champignons en embuscade : l’humidité leur déroule le tapis rouge

Les maladies fongiques de la tomate sont très répandues et, pour certaines, difficiles à éradiquer complètement. Les conditions favorables aux infections fongiques sont les suivantes :

  • température basse ;
  • humidité excessive ;
  • entretien inadapté des plants.

Phytophthora, ou mildiou de la tomate

Le brunissement du feuillage, puis des tiges et enfin des fruits, fait partie des symptômes du mildiou. Pour limiter les dégâts, certains produits fongicides sont utilisés en prévention ou au début des symptômes. Dans un jardin bio, on cherche surtout à bloquer la maladie avant qu’elle ne démarre.

Et pour éviter cette maladie, il faut d’abord prévenir. On peut réduire l’humidité de l’air en arrosant au pied, de préférence sans mouiller le feuillage. Par exemple, certains jardiniers utilisent une bouteille en plastique enterrée près du plant pour arroser directement les racines.

On peut aussi utiliser une décoction d’ail avec un peu de manganèse (10 litres d’eau, une tête d’ail et 1 gramme de manganèse), ou une solution à base de sel de table, même si cette dernière option doit être maniée avec prudence.

En outre, le Phytophthora apprécie les sols trop calcaires, que certains cultivateurs corrigent à tort de façon trop brutale. Mieux vaut travailler l’équilibre du sol plutôt que forcer le trait.

Comme pour toute plante, l’immunité joue un rôle crucial dans sa capacité à résister.En l’absence de micronutriments comme le potassium, l’iode, le manganèse et le cuivre, les tomates s’affaiblissent et deviennent plus sensibles aux infections.

Moins d’humidité sur le feuillage,plus de vigilance au pied : c’est souvent là que tout se joue.

Alternariose, ou maladie des taches sèches

En raison de l’apparition de taches sur les feuilles et les fruits, l’alternariose est aussi appelée maladie des taches sèches. Les taches peuvent atteindre plusieurs centimètres et résistent mal aux intempéries,mais la maladie progresse malgré tout. Le feuillage jaunit. On la reconnaît aussi à la présence d’un dépôt noir sur les taches.

Dans des conditions humides, la macrosporiose se développe rapidement.

Les variétés de tomates à maturité précoce sont plus fréquemment touchées.

Pour prévenir cette maladie, les tomates doivent être plantées dans des zones anciennement occupées par des légumineuses, des échalotes ou d’autres cultures, plutôt qu’au même emplacement année après année.

Les pommes de terre et les tomates ne doivent en aucun cas être plantées ensemble, car les pommes de terre peuvent transmettre la macrosporiose aux tomates.De même, les tomates ne doivent pas revenir au même endroit pendant trois ans. En prévention,on peut utiliser de la bouillie bordelaise ou du chlorure de cuivre. Pour traiter, certains produits comme le Ridomil Gold MC ou le Metaxyl sont parfois cités, mais ce sont des fongicides de synthèse, à réserver aux situations de réelle nécessité.

Les fongicides à base de zinc sont fréquemment utilisés contre cette maladie. Ce produit est appliqué sur les tomates trois fois par an. Il faut l’utiliser dès les premiers symptômes et le répéter toutes les deux semaines. Toutefois, il vaut mieux réserver ces produits avant l’apparition des fruits ; après leur formation, on peut passer à des préparations plus douces, comme Fitosporin.

anthracnose

Cette maladie peut se manifester par des taches en creux sur les fruits ou par le flétrissement du feuillage supérieur. En général,l’infection apparaît vers la fin de la saison.

Les sources d’infection sont les résidus végétaux de l’année précédente, le fumier et les semences.

Des hybrides résistants à l’anthracnose ont été développés : Shelf F1, Longf et Life F1.

Pour prévenir la maladie, les semis sont traités avec Immunocytophyte ou Agate-25, et les tomates avec Quadris, Flint ou Strobi. Pour éradiquer la maladie,on utilise des préparations contenant le bacille du foin.

Septoriose, ou maladie des taches blanches

Cette maladie peut réduire de moitié le rendement d’une culture. Elle affecte d’abord le feuillage inférieur. Le feuillage devient gris, se flétrit et se dessèche. La septoriose se caractérise par des taches blanches bordées de brun. Sur ces taches, qui présentent de petits points sombres, on peut voir les pycnides du champignon. En infectant les plantes saines, la maladie se transmet par des pycnospores véhiculées par la pluie, le vent ou les gestes du jardinier.

L’infection est favorisée par les précipitations.Les résidus de plantes malades sont souvent à l’origine du problème.

La maladie peut aussi être traitée à l’aide de fongicides, de bouillie bordelaise et de chlorure de cuivre.

Amico, Ballada, Choriv, Worthy, Joker, Odeta, entre autres, sont les variétés de tomates les moins sensibles à la septoriose.

Cladosporiose

La cladosporiose est une tache foliaire qui apparaît d’abord sous forme de taches brun-jaune avant de prendre une couleur brun-rouge.

Cette maladie peut être évitée en éliminant rapidement le vieux feuillage, en désinfectant le sol avant la plantation et en maintenant une bonne aération dans les serres.

Comme toutes les maladies fongiques, la cladosporiose est favorisée par l’humidité ; il est donc prudent de limiter l’irrigation dès les premiers signes de la maladie.

Les variétés F1 Athletics et F1 Semko peuvent être retenues lors de la sélection de plantes résistantes à la cladosporiose.

Pourriture grise

Un feutrage gris est la caractéristique principale de cette maladie. Elle se propage le long de la tige et bloque l’alimentation en eau, ce qui entraîne la nécrose des tissus végétaux.

Les tiges de tomates abîmées favorisent l’infection. Il faut donc être prudent lors des soins et éviter de blesser la plante. S’il est nécessaire de couper le feuillage,on le fait par temps sec,avec un outil bien affûté.

Le champignon peut aussi infecter les artichauts, les laitues et d’autres plantes.

Dès les premiers signes de pourriture grise, il est recommandé d’appliquer un traitement fongicide. Les préparations à base de trichodermine et de gliocladine peuvent être utilisées à titre préventif. Mieux vaut pulvériser dans la journée afin que la plante puisse sécher avant la tombée de la nuit.

En ce qui concerne la résistance à la pourriture grise, aucun hybride réellement résistant n’a été développé.

L’utilisation d’Euparen Multi et de Bileton permet toutefois de sauver une partie de la récolte.

Pourriture blanche

Le champignon infecte d’abord la partie inférieure du feuillage, qui se gorge d’eau et se décolore. Toute la surface est ensuite recouverte d’un feutrage blanc. L’infestation commence à la base de la plante, où la maladie pénètre dans le sol et se propage ensuite. Pour lutter efficacement contre la pourriture blanche, il faut éliminer tous les résidus et désinfecter le matériel et les abords.

Les sols argileux et sablonneux sont les plus sensibles à l’infection. En serre,la maladie se manifeste surtout si le temps a été frais (environ 15 °C) et humide. 18 °C est la température optimale pour la serre.

Pour prévenir et renforcer la résistance des tomates, on peut dissoudre du sulfate de cuivre, de l’urée et du zinc dans 10 litres d’eau.

Fomose, ou pourriture brune

La tache a un diamètre de 3 à 4 centimètres et se forme autour du pédoncule du fruit. La maladie est souvent plus étendue à l’intérieur du fruit qu’elle ne semble l’être à l’extérieur.Après une blessure mécanique de la surface de la tomate, causée par le vent ou l’humidité, le champignon pénètre à l’intérieur.

Le chlorure de cuivre et la bouillie bordelaise doivent être utilisés à titre préventif. En outre, les fruits atteints doivent être retirés rapidement.

Oïdium

L’infection commence par un dépôt blanc,semblable à de la poussière ou à de la farine,sur le feuillage. Elle s’étend ensuite à l’ensemble de la plante. Les feuilles développent des lésions, puis jaunissent et dépérissent. Le dépôt empêche la photosynthèse. En se fixant sur la plante, le champignon lui prélève ses nutriments et la parasite.

En suivant ces conseils, vous éviterez que les tomates ne soient infectées :

  • n’arrosez le sol qu’une fois que la couche supérieure a séché, sans le dessécher complètement ;
  • éliminez le vieux feuillage ;
  • respectez une distance suffisante lors de la plantation ;
  • réduisez la quantité d’engrais azoté et complétez avec du phosphore et du potassium ; si la plante est contaminée, n’apportez pas d’engrais ;
  • si le problème s’installe, taillez et éliminez toutes les zones touchées.

Dans un premier temps, on peut utiliser des solutions à base de manganèse, de bicarbonate, de savon liquide, de moutarde sèche, de charbon de bois, d’ail, de prêle des champs ou de sulfate de cuivre.

Les traitements suivants sont parfois proposés : Fundazole, Topaz, Skor, Vitaros et Previcur.

Pourriture des racines, ou jambe noire

La pourriture des racines et la jambe noire désignent deux formes proches d’une même maladie fongique. Elle est provoquée par un excès d’eau ou d’engrais dans le sol, l’absence de désinfection avant le semis, ou l’utilisation d’outils et de contenants contaminés.

Cette maladie provoque d’abord le noircissement des racines et du collet, puis leur pourrissement. Elle entraîne aussi un affaiblissement général de la plante, des taches brunes et le dessèchement des feuilles.

Si une plante est infectée, mieux vaut l’éliminer pour ne pas mettre en danger toute la culture.

Une solution de sulfate de cuivre ainsi que des préparations comme Pseudobacterin-2 et Rossa peuvent être utilisées à titre préventif.

Avant le semis, on peut appliquer des fongicides sur les jeunes plants.il est aussi conseillé de pratiquer une rotation avec des pois ou des tournesols pour les cultures suivantes.

Vidéo sur le traitement en serre des taches brunes et du mildiou

Quand la bactérie s’invite au banquet

Les bactéries s’adaptent très bien aux différents facteurs environnementaux. Par conséquent, les maladies bactériennes sont fréquentes. En serre, les conditions d’infection leur sont particulièrement favorables.

Flétrissement bactérien de la tomate

Le flétrissement bactérien se caractérise par un flétrissement rapide et une dégradation interne de la tige de tomate. Dans les phases les plus avancées,des motifs apparaissent sur la tige,et si on l’ouvre,on voit des anneaux de vaisseaux malades.

Pour prévenir l’infestation, il faut arroser correctement la plante, sans mouiller le feuillage ni blesser les tiges.

La destruction des plantes malades et l’application d’une solution de Fitolavin-300 sur les plants de tomates voisins peuvent limiter la propagation.

Nécrose de la tige de tomate

La nécrose se caractérise par des taches visibles uniquement en lumière vive sur les feuilles, des bandes et des racines aériennes sur la tige, ainsi que des fissures à la base.

La destruction des résidus, le traitement des semences et la pulvérisation des plantes constituent la prévention. Si la plante est malade,il faut l’éliminer ainsi que le sol qui l’entoure.

Les hybrides les plus résistants sont F1 Red Arrow, F1 Maeva et F1 Resento.

virus : une fois entrés, difficile de les faire sortir

Ces maladies sont incurables et ne peuvent être que prévenues. Cependant, il est difficile de protéger les tomates contre tous les virus à la fois. C’est pourquoi, au moment de choisir une variété, il faut privilégier sa résistance aux différentes maladies.

Si des plants atteints survivent sur la parcelle, il ne sert à rien de les garder par hasard : il vaut mieux les surveiller de près et, si besoin, les retirer pour protéger le reste.

Mosaïque

Elle est transmise par les chenilles, les spores et les débris végétaux. L’infection se produit souvent à la suite d’une blessure de la tige.

La mosaïque se manifeste sur les fruits et le feuillage par des stries, des taches jaunes ou brunes, l’enroulement et la mort des feuilles.

Le virus est extrêmement résistant et peut supporter des températures allant jusqu’à 90 °C. Avant le semis, les graines doivent être traitées avec des solutions de manganèse ou de phosphate trisodique.

Les hybrides résistants à la maladie sont anyuta, President, Belle, Sors et semko.

Chlorose du feuillage de la tomate

Le virus est transmis par l’aleurode des serres, ce petit papillon blanc qui adore les serres un peu trop tranquilles.

L’infestation se manifeste par une réduction de la taille et de la couleur du feuillage,qui devient flétri et fané. De plus, les fruits restent petits.

Il n’existe pas d’hybride résistant à cette maladie. La seule façon de lutter consiste à éliminer ses vecteurs ; pour cela, on peut utiliser des préparations à base d’ail, d’achillée, de tabac ou de pissenlit, ainsi que des pièges et des dispositifs de capture.

Contre un virus, on ne soigne pas : on coupe la route.

quand le problème n’est pas un microbe

Ces maladies sont la conséquence des intempéries ou d’un mauvais entretien des tomates. et là, on peut souvent agir plus vite que sur une infection installée.

Pourriture apicale

La pourriture apicale se manifeste par une tache fauve et plate à l’extrémité du fruit. Des moisissures peuvent se développer à l’endroit de la pourriture. La maladie elle-même n’est pas causée par un champignon.

La chaleur associée à un manque d’humidité, la salinité du sol, ainsi qu’une carence ou un excès de calcium, expliquent son apparition.

Cette année, j’ai personnellement vécu un véritable problème sur les tomates. L’été a été très humide. Dans un sol bien fertilisé, un seul arbuste a donné de tels fruits. Sur un sol de moindre qualité, de nombreux arbustes ont souffert. En particulier le Konigsberg rose.

Pour prévenir la maladie, il faut nourrir la plante correctement et maintenir une humidité régulière.

Fendillement des fruits

Les fluctuations de température au cours de la journée, le manque d’irrigation, ainsi qu’un temps à la fois sec et humide, peuvent provoquer la fissuration de la peau. Le choix de la variété peut aussi jouer. Par exemple, certaines tomates à peau épaisse et résistante se fendent quand même si les conditions changent trop vite.

En raison de la perte de surface d’évaporation causée par la taille, les tomates peuvent aussi se fissurer sous la pression de l’eau absorbée par les racines après la taille.

Décoloration jaune ou verte autour du pédoncule

Ce phénomène ne concerne pas tous les fruits et résulte souvent d’une carence en potassium et en phosphore, ainsi que d’un excès d’ensoleillement. La tomate perd alors une partie de sa qualité gustative. Pour éviter ce problème, il faut ombrer la serre lors de fortes chaleurs, l’aérer quand il fait chaud et ne pas négliger la nutrition.

Taches argentées sur les tiges de tomate

Si de mystérieuses taches argentées apparaissent sur la plante, il ne faut pas alarmer trop vite : il peut s’agir d’une anomalie physiologique due à des changements génétiques ou à l’écart entre les températures nocturnes et diurnes.

Œdème : le feuillage gonfle

L’œdème se manifeste par des excroissances sur la face inférieure et supérieure de la feuille ; il est causé par un excès d’humidité lorsque le sol est plus chaud que l’air.Avec le temps,ces zones distendues provoquent une dégradation des tissus.

Pour normaliser l’humidité,il faut aérer plus souvent ou augmenter l’accès à la lumière du soleil.

Un sol trop chargé, une tomate qui trinque

L’utilisation abusive d’engrais et de pesticides entraîne une phytotoxicité du sol. Des doses insuffisantes ou excessives de substances peuvent entraver le développement des plantes.

L’humidité et la température influencent aussi la fertilité du sol. Les maladies résultant d’écarts par rapport à la norme sont difficiles à traiter.

En respectant les règles de nutrition et de soin des plantes, on obtient bien plus facilement une récolte de tomates saine et généreuse.

Et après ça, on ne regardera plus une feuille jaune de la même façon, pas vrai ?

ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

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