Conserves de tiges dail en hiver recettes simples et savoureuses

Des tiges d’ail à la sauce hiver : conserver sans gaspiller

Des tiges d’ail à la sauce hiver : conserver sans gaspiller

Les tiges d’ail, aussi appelées hampes florales ou « flèches », se cuisinent très bien et se conservent facilement. C’est une bonne manière de transformer une partie souvent délaissée de la plante en réserve savoureuse pour l’hiver, sans faire de gaspillage.

Lors de la préparation des conserves de légumes d’hiver, on utilise souvent les gousses d’ail.Mais les tiges d’ail marinées, que certains jardiniers écartent sans trop savoir pourquoi, n’en sont pas moins originales en termes de saveur. Les tiges vertes et tendres sont riches en substances intéressantes, et elles se prêtent très bien à la conservation.

La conservation des tiges d’ail demande surtout un peu de méthode, pas un doctorat en bocaux.

Récolter au bon moment, sinon gare au bois

Récolter au bon moment, sinon gare au bois

Les tiges tendres et succulentes, avant que la capsule florale ne soit formée, peuvent être consommées sans danger. Il faut donc récolter le matériel de base pour la mise en conserve dans les trois jours qui suivent l’apparition des tiges florales. On les coupe, on enlève les parties dures et fibreuses, on les nettoie, puis on les sèche.

Pour certaines recettes, les tiges d’ail doivent être hachées au hachoir à viande ou au mixeur, tandis que pour d’autres, elles sont simplement coupées en petits morceaux. Les flèches peuvent aussi être saumurées ou congelées. Au bout de quelques jours après la coupe, les matières premières perdent vite en qualité et deviennent impropres à la préparation.

Autrement dit : on récolte, on prépare, on conserve. Si on traîne trop, c’est le meilleur moyen de se planter.

Au hachoir, ça part en pâte verte

Au hachoir, ça part en pâte verte

Cette recette permet de préparer un condiment parfumé pour pâtes, tartines ou sauces. Les tiges sont passées au hachoir à viande,ou au mixeur,puis mélangées avec du sel en grains. Avant de les préparer, on pèse les tiges pour éviter toute erreur de dosage. On retire environ 20 % de sel par rapport au poids de la masse verte.

On place ensuite les tiges dans de petits récipients en verre après les avoir laissées reposer quelques minutes pour qu’elles rendent un peu de jus. La préparation se conserve au réfrigérateur, dans un bocal bien fermé. L’ajout de coriandre moulue permet d’obtenir une combinaison de saveurs intéressante.

En hiver, l’ail haché sert à relever une variété de plats. Mélangé à de la sauce tomate, il donne aussi une pâte piquante pour les sandwichs.

La recette de la flemme intelligente, c’est souvent celle qui marche le mieux.

Sans stérilisation, mais pas sans vigilance

Sans stérilisation, mais pas sans vigilance

Cette recette convient aux amateurs de choucroute et de lacto-fermentation.

Pour 2 kilogrammes de tiges d’ail, il faut prévoir :

  • 100 grammes de sel ;
  • 100 grammes de sucre ;
  • 1,5 litre d’eau.

L’algorithme de marinage est le suivant :

  • Couper les tiges en morceaux de 5 cm et les placer dans un récipient en émail ;
  • Ajouter le sucre et le sel à l’eau froide, puis porter à ébullition jusqu’à dissolution complète ;
  • Après refroidissement, verser la saumure sur les tiges, couvrir avec un linge propre et mettre un poids dessus ;
  • Conserver le tout dans un endroit frais et, au bout d’un mois, les tiges pourront être consommées.

Là, on parle de sérieux pour le sol… euh, pour le bocal : la fermentation a besoin de propreté, de fraîcheur et d’un peu de patience.

Version sans vinaigre, avec une touche de terroir

Pour cette recette, il faut un demi-kilo de tiges d’ail entières. Dans des bocaux stériles, on les dispose en couches avec des feuilles d’aneth et de la racine de raifort finement émincée. préparez ensuite la saumure en faisant bouillir 0,5 litre d’eau avec 1,5 cuillère à soupe de sel.

Une fois le liquide refroidi à 60 °C, ajoutez les tiges d’ail. Couvrez les bocaux avec une gaze, laissez fermenter pendant quatre à cinq jours, puis fermez et réfrigérez. Le résultat est une préparation légèrement salée.

Cette recette est assez adaptable. On peut ajouter des feuilles de cerisier ou de cassis pour parfumer davantage. Vous pouvez aussi relever la saumure avec un peu de poivre noir moulu.

En cuisine comme au jardin,les associations font souvent la différence.

À l’huile, ça change tout

Il existe de nombreuses façons de préparer les tiges d’ail avec de l’huile végétale. Ici, on peut envisager des recettes avec des tiges émincées ou mixées.

Caviar d’ail

  • Les tiges (1 kilogramme) sont broyées avec de l’aneth dans un hachoir à viande ;
  • Le mélange est ajouté à de l’huile chaude ;
  • On ajoute trois cuillères à soupe de purée de tomates, on sale, puis on fait cuire pendant dix à quinze minutes ;
  • avant de retirer du feu, on ajoute une cuillère à soupe de vinaigre à 9 % d’acidité ;
  • On met en bocaux et on conserve dans un endroit frais.

Avec un peu de tomate, la tige d’ail devient presque une petite sauce à elle toute seule.

Flèches à la coréenne

  • Couper les tiges en segments de 5 centimètres de long ;
  • Les faire revenir dans de l’huile de tournesol jusqu’à ce qu’elles soient tendres ;
  • Ajouter une feuille de laurier hachée ;
  • Prévoir aussi un trait de sauce soja, 0,5 cuillère à café de sucre, 1 cuillère à café de vinaigre de cidre et 1 cuillère à soupe d’assaisonnement pour légumes ;
  • Faire cuire à découvert jusqu’à épaississement ;
  • Ajouter trois gousses d’ail émincées, retirer du feu et mettre en bocaux.

La saveur piquante des tiges d’ail prend du temps à se développer, car la préparation doit infuser.

On ne va pas se mentir : la patience fait souvent meilleur ménage avec l’ail que la précipitation.

Avec du paprika

  • Faire cuire les tiges d’ail émincées pendant 10 minutes dans de l’huile végétale chauffée ;
  • Verser 50 millilitres de sauce soja et une cuillère à soupe de vinaigre de cidre ;
  • Remuer et chauffer jusqu’à ébullition ;
  • Ajouter des grains de poivre rouge et noir, une cuillère à café de coriandre en poudre, quatre cuillères à café de paprika, une cuillère à soupe de sucre et du sel ;
  • ajouter trois bulbes d’ail écrasés à l’ensemble et laisser mijoter pendant cinq minutes ;
  • Mettre en bocaux, stériliser pendant dix minutes, puis fermer hermétiquement.

C’est une préparation bien relevée, à réserver aux amateurs de goûts francs.

Congélation : la pause fraîcheur du congélateur

Même en hiver, on peut profiter des saveurs fraîches si l’on congèle correctement les tiges.Ensuite, on peut les utiliser dans des plats chauds, des salades ou les faire revenir à la poêle dans un peu d’huile.

Les tiges nettoyées sont coupées à la longueur souhaitée, réparties sur un plateau, puis congelées en mode « congélation rapide ».Elles sont ensuite placées dans des sacs ou des boîtes adaptés au congélateur,pour un stockage plus pratique. On peut aussi utiliser des récipients spéciaux pour la congélation.

La purée d’ail peut également être congelée. Les tiges sont passées au hachoir, puis mélangées avec du sel (1 cuillère à café pour 0,5 kg de tiges). On ajoute 1,5 cuillère à soupe d’huile végétale, on place la pâte dans un récipient, puis on congèle.

En hachant finement les tiges et en les mélangeant avec des herbes hachées (persil, aneth, thym et basilic), on obtient une préparation intéressante. On peut aussi y ajouter un assaisonnement de type « Vegeta », ou un mélange comparable, puis congeler en petites portions.

La congélation, c’est la solution simple : on prépare quand le jardin donne, on ressort quand l’assiette réclame.

Séchage : quand l’ail passe en mode réserve

Les tiges peuvent être séchées au four ou à l’air libre, sur une feuille de papier.Lorsqu’elles sont complètement desséchées, on peut encore les émietter en les frottant entre les paumes. Les tiges sèches se conservent ensuite dans des sachets en papier ou dans des boîtes en verre, dans un placard de cuisine.

Bien sèches, elles prennent peu de place et gardent du caractère.

En saumure, pour les jours pressés

Les conserves d’ail sont un excellent condiment pour les salades, la volaille et les fruits de mer. Chaque jardinier-jardinière a sa propre recette de marinade. Voici ici une version courante.

  • des tiges de 3 cm de long sont coupées puis blanchies pendant 2 minutes ;
  • Après cuisson, elles sont refroidies ;
  • On prépare une marinade avec 50 grammes de sucre, 50 grammes de sel et une demi-tasse de vinaigre pour 1 litre d’eau ;
  • Au fond de chaque bocal, on place quelques grains de poivre, deux ou trois rondelles de piment rouge, quelques clous de girofle et une gousse d’ail ;
  • on remplit ensuite les bocaux avec les tiges, puis on verse la marinade.

Pour un résultat optimal, la marinade doit être stérilisée. Pour des bocaux de 0,5 litre, 5 minutes suffisent, tandis que les bocaux de 1 litre nécessitent 10 minutes. Après fermeture, on retourne les bocaux et on les laisse refroidir naturellement.

Un bon bocal,c’est un peu comme un atelier de conversion en miniature : simple,mais bien réglé.

Lecho d’ail : la poêle qui prend des airs d’été

Le lecho peut se préparer avec d’autres ingrédients que les poivrons.Les tiges d’ail sont un excellent ingrédient pour ce plat. Pour la marinade, mélangez 0,5 kilogramme de purée de tomates avec 0,7 litre d’eau. Dans une casserole, versez 0,5 tasse de sucre et d’huile végétale, puis ajoutez 1 cuillère à soupe de sel et portez à frémissement.

Les tiges doivent mijoter dans la marinade à feu doux pendant 15 minutes. Versez ensuite un quart de tasse de vinaigre de cidre, faites bouillir pendant trois minutes, puis remplissez les bocaux immédiatement.

Le jardin fait parfois plus d’été en bocal que le soleil de juillet.

Avec des groseilles rouges, ça pique et ça chante

Dans cette recette, les tiges d’ail prennent une saveur inhabituelle. L’association des baies et du poivre ajoute du relief à tous les plats auxquels on ajoute ces tiges marinées.

  • Mettre les tiges (2 kg) en bocaux après les avoir blanchies quelques minutes dans de l’eau bouillante ;
  • Ajouter de l’aneth ;
  • Faire mijoter 300 grammes de groseilles rouges, puis les passer au tamis ;
  • Ajouter la purée de baies au bouillon ;
  • Ajouter 100 g de sucre et 50 g de sel, puis porter à frémissement ;
  • verser la marinade sur les tiges d’ail et fermer immédiatement les bocaux.

Le sucré-acide donne ici un vrai coup de fouet à la tige d’ail.

Avec des groseilles à maquereau, l’accord inattendu

Cette recette associe tiges d’ail et groseilles à maquereau dans un même bocal. prenez des quantités égales de chaque ingrédient et passez-les au hachoir à viande.Ajoutez ensuite de la coriandre râpée au mélange principal. Assaisonnez avec de l’huile végétale et du sel (1,5 cuillère à soupe pour 300 grammes de tiges).

Oui, ça surprend. Et justement, c’est ce qui marche.

Pour une sauce qui a du répondant

Cette recette produit non seulement un plat de table bien relevé, mais aussi une préparation idéale pour l’hiver. Les tiges sont broyées avec de la racine de raifort dans un rapport de 4:1, puis conservées en bocaux. Elles peuvent être stockées au réfrigérateur ou dans un endroit frais. Le raifort étant un bon conservateur, les préparations se gardent longtemps.

On peut aussi ajouter des noix hachées au mélange. Elles apportent une texture agréable. Avant de servir, il suffit de diluer la préparation avec un peu d’eau tiède pour obtenir une sauce.

Le raifort, c’est un peu le garde du corps du bocal.

Les tiges d’ail marinées, incroyablement tendres et délicieuses : de quoi faire mentir leur réputation de simple « reste » de culture.

Recette pour préparer des tiges d’ail en guise d’en-cas hivernal : pas besoin de sortir la grosse artillerie, juste un bon bocal.

Les tiges d’ail ne sont pas seulement un ajout savoureux à la table d’hiver, mais aussi une occasion de laisser libre cours à son inventiveness. Ces tiges sont très adaptables et se marient bien avec d’autres légumes en conserve, des herbes et même des baies. Avec de simples tiges, on peut créer une variété d’aliments riches en goûts et en nutriments.

Au fond, on transforme une récolte secondaire en vraie ressource. Et ça, chez Jardin-Bio, on aime beaucoup.

ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

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