Rotation des cultures des tomates apres tomates et bons predecesseurs

Tomates au carré : la rotation qui évite les faux pas

Tomates au carré : la rotation qui évite les faux pas

Les tomates sont cultivées dans presque toutes les régions de Russie, mais elles ne pardonnent pas l’improvisation. Avant d’installer cette morelle au jardin, il faut choisir le bon emplacement, préparer le sol et créer des conditions de croissance favorables. En outre, la rotation des cultures et la proximité avec les autres plantes ne doivent pas être négligées.C’est le meilleur moyen d’obtenir une récolte saine et abondante.

L’article d’aujourd’hui fait le point sur tous les aspects de la rotation des tomates sur la parcelle.

Tomates trois ans de suite ? Mauvaise pioche

Tomates trois ans de suite ? Mauvaise pioche

Selon les règles de rotation des cultures, les tomates ne doivent pas être cultivées sur la même surface pendant au moins trois à quatre ans.

Quand on cultive des tomates au même endroit, par exemple dans un petit potager ou une serre, il faut désinfecter le sol ou remplacer les 4 à 5 premiers centimètres. si les tomates précédentes étaient malades, on enlève jusqu’à 10 centimètres de terre. le sol est ensuite aspergé d’une solution de sulfate de cuivre chauffée. À la place de la terre retirée, on apporte un mélange de terre de gazon ou de feuilles, de sable et d’humus bien décomposé.

Si l’on sème des tomates au même endroit année après année, le sol s’acidifie.Chaque automne,on incorpore donc de la chaux au sol lors du bêchage ou du travail du terrain.

Après les tomates, le potager change de culture

Après les tomates, le potager change de culture

Après les tomates, on peut planter des radis, des betteraves, des carottes, des choux, des oignons, de l’ail, des légumineuses, des pois, du soja, des haricots, du fenouil, du persil, de la laitue, du céleri, des concombres et des courgettes.

En plein air, on nourrit d’abord le sol

en pleine terre, les légumineuses et les plantes aromatiques sont utiles pour reconstituer l’azote consommé par les tomates.

Les légumineuses sont peu exigeantes quant à la nature du sol. Elles enrichissent la terre en matière organique en la saturant en azote.

Dans un tel emplacement, les oignons et l’ail donnent souvent une récolte abondante, tout en contribuant à un sol plus sain.

Avant d’installer des cultures de la famille des courges, on régénère toujours le sol.

Dans la serre,on remet le compteur à zéro

Dans la serre,on peut planter des choux,des radis,des concombres,des courgettes,des fines herbes et des herbes piquantes.

Le chou n’est pas sensible au manque d’azote ni aux maladies des solanacées.

Avant de semer des cultures de la famille des courges, on incorpore de la matière organique au sol.

Non seulement les légumes verts et les autres cultures poussent bien à cet endroit, mais ils contribuent aussi à régénérer le sol.

pour assainir le sol, on peut planter différents types de engrais verts.

Quand le mildiou s’invite, les engrais verts font la police

Quand le mildiou s’invite, les engrais verts font la police

Il faut trois à quatre ans pour que le sol se rétablisse naturellement après une maladie, mais certaines plantes peuvent accélérer le processus. Il s’agit des engrais verts, qui comprennent les légumineuses, les céréales et les crucifères.

En septembre, après la récolte des tomates, on sème du seigle ou du blé d’hiver, que l’on enfouit au printemps.

La moutarde se sème à l’automne (en serre) ou au printemps. Lorsqu’elle atteint 20 centimètres de hauteur, on la coupe. Elle enrichit le sol et freine le développement du phytophthora, du fusarium et d’autres maladies.

Les oléagineux peuvent aussi être semés à l’automne ou au printemps. Ils sont ensuite fauchés ou enfouis selon le stade de développement.

De fin août à début octobre, on sème la phacélie. Ses propriétés phytoncides permettent de limiter diverses maladies et leurs agents pathogènes.

Ces plantes contribuent toutes à lutter contre le phytophthora et à ameublir le sol.

Plantation d’engrais verts avant et après les tomates : vidéo

Bonnes fréquentations : qui aime les tomates,et qui les fatigue

Il n’est pas souhaitable de cultiver des poivrons à la place des tomates,car ils sont apparentés et partagent les mêmes ravageurs et maladies.

Après la récolte des tomates, les betteraves, les carottes et les autres plantes racines donnent de bons rendements.

À cet endroit, les oignons et l’ail produisent aussi de bons résultats et sont bénéfiques pour le sol.

Les meilleurs prédécesseurs, ceux qui font le job

Les meilleurs prédécesseurs des tomates sont les légumineuses biologiques, les oignons, les cultures vertes, les carottes, les radis, les navets, les variétés de choux, les betteraves, les concombres, les courgettes et les citrouilles.

Le blé d’hiver, la moutarde, la luzerne et le soja sont aussi d’excellents prédécesseurs, car ils nourrissent le sol.

En terrain découvert,on laisse respirer la parcelle

Quand c’est possible,la rotation des cultures doit être pratiquée sur les parcelles non cultivées.Les tomates peuvent alors être remplacées par des radis, des légumes crucifères, des citrouilles, des légumes-racines, des échalotes, des légumes verts et des légumineuses.

Dans la serre, attention aux colocataires envahissants

Dans la serre, on installe les tomates à la place des concombres, des courgettes, des choux, des radis, des engrais verts, des légumes verts et des herbes piquantes.

S’il faut planter des tomates au même endroit, on améliore et on désinfecte le sol en amont.

Poivrons, pommes de terre, aubergines : la famille qui pose souci

Comme ils sont étroitement liés, il n’est pas recommandé de planter des tomates après des poivrons, des pommes de terre ou des aubergines. En effet, des micro-organismes et des parasites restent dans le sol après leurs cultures précédentes, ce qui nuira ensuite aux plants de tomates.

Sur les solanacées, on évite le recyclage immédiat. Sinon, c’est la porte ouverte aux maladies.

Les concombres après les tomates ? Oui, mais pas les yeux fermés

Les tomates peuvent être remplacées par des concombres. Ceux-ci ne sont pas sensibles au phytophthora, mais ils sont exigeants sur la qualité du sol. Avant la plantation, on amende la terre avec du compost ou de l’humus bien décomposé.

Après le rétablissement du complexe de substances bénéfiques dans le sol, les concombres peuvent être cultivés dans la serre comme en pleine terre à la place des tomates.

Ce qu’on ne remet pas au même endroit

Les mauvais prédécesseurs de la tomate sont :

les fraises,
les aubergines,
les pommes de terre,
les poivrons,
le tabac,
le physalis.

Ces cultures épuisent fortement le sol et transmettent de nombreuses maladies et de nombreux ravageurs.

On ne fait pas ami-ami avec les mêmes problèmes deux années de suite. Le sol vous dira merci si vous changez de famille de plantes.

Compagnonnage : tomates bien entourées, tomates mieux armées

Les tomates se marient bien avec le maïs, les carottes, le raifort, les radis, les légumineuses, la laitue, les oignons, les betteraves, l’ail, les épinards, le chou, le céleri, les asperges, le persil, le basilic, la capucine, les soucis, la tanaisie, le tagète, la coriandre et le calendula.

Le souci, le tagète, la capucine, la coriandre et le calendula empêchent la plupart des ravageurs d’attaquer les tomates.

Le maïs et les haricots protègent les plants des fortes rafales de vent.

Le basilic donne aussi une saveur agréable aux tomates.

Les oignons et l’ail produisent une quantité importante de phytoncides, qui protègent les plantes contre le phytophthora. Les oignons protègent contre les pucerons et d’autres ravageurs. L’ail et les radis aident aussi à limiter certains acariens.

À leur tour, les tomates favorisent la croissance des oignons, de l’ail, des légumineuses et des choux, limitent certaines maladies sur les arbres fruitiers et repoussent certains insectes nuisibles.

Les tomates repoussent aussi le papillon de la groseille et la tenthrède.

Les tomates se développent bien lorsqu’elles sont plantées avec de l’ail, des carottes, des betteraves, des radis, des oignons et des légumes verts.

Entre les rangs, on peut installer des herbes aromatiques, de l’aneth et du persil.

La proximité des plantes de la famille des solanacées (pommes de terre, poivrons, aubergines, physalis et tabac) est à éviter, car ces plantes sont touchées par les mêmes maladies et ravageurs.

Les tomates ont besoin d’une bonne aération ; il n’est donc pas conseillé de les cultiver avec des concombres dans la même serre. Les deux plantes sont sensibles à la pourriture des racines.

La proximité des tomates avec les choux,les légumineuses,les navets et les raisins n’est pas souhaitable,car ces plantes peuvent se gêner mutuellement.

La fusariose est une maladie répandue qui touche à la fois les pois et les tomates.

soleil, terre et pH : le trio qui fait décoller les tomates

les tomates produisent des fruits dans presque tous les types de sol. Mais les meilleurs rendements sont observés dans des sols riches en matière organique, légers, profonds, perméables à l’eau, sablonneux ou limoneux. L’azote, le potassium, le phosphore et le calcium doivent être présents dans le sol.

Sur sols lourds ou argileux, on utilise du compost ou de l’humus bien décomposé pour améliorer la structure.Il faut au moins 5 centimètres de matière organique par mètre carré.

dans les sols extrêmement denses et calcaires, il est nécessaire de remplacer les 30 centimètres supérieurs du sol.

L’emplacement idéal pour planter les tomates est un versant sud, bien éclairé, protégé du vent par une clôture ou des bâtiments. sur un terrain gorgé d’eau ou un sol lourd, on crée des planches surélevées orientées d’est en ouest.

Les planches doivent être disposées dans une parcelle lumineuse. En l’absence de lumière, la croissance des tomates ralentit, les feuilles pâlissent, les plants s’affaiblissent, les fleurs tombent et les tiges s’allongent.

Avec un pH compris entre 6,0 et 6,8, le sol doit être neutre ou légèrement acide. Lors de la préparation de la planche ou de la plantation, si nécessaire, on ajoute de la cendre de bois, de la chaux éteinte, de la farine de dolomie ou de la craie pulvérisée directement dans les trous.

Lorsque les engrais azotés sont en excès dans le sol, on apporte de la sciure et de la paille. un excès d’azote provoque une croissance excessive du feuillage et une diminution de la nouaison. De plus, la résistance des tomates aux maladies diminue.

Pour améliorer le sol à l’automne, lors du labour ou du bêchage, on apporte du fumier bien décomposé ou du compost, ainsi que des cendres.Au début du printemps, le sol est retravaillé à la grelinette ou au cultivateur, puis nivelé. Ensuite, les engrais minéraux sont appliqués sur le sol préparé et incorporés.

Semis, repiquage, tuteur : la danse des tomates

Le moment du semis des graines de tomates pour les jeunes plants dépend de la date de plantation au nouvel emplacement.Un mélange de terre pour les semis peut être préparé avec 3 parts de tourbe ou 1 part d’humus, 0,5 part de terreau et 0,25 part de sable de rivière ou de sciure de bois. La terre est mélangée puis arrosée avec une solution tiède de manganèse. Après humidification, on ajoute 15 grammes de nitrate d’ammonium et 40 grammes de superphosphate.

Lors d’un semis en février, les plants sont éclairés pendant 14 à 16 heures par jour à l’aide d’une lampe. Une fertilisation à base de nitrate peut compenser en partie le manque de lumière. Avant d’être repiqués, les plants de tomates doivent être endurcis pendant deux semaines. Ils sont traités avec une bouillie bordelaise à 1 % et l’arrosage est réduit.

Avant de planter les plants de tomates, les parcelles sont irriguées 3 à 5 fois à quelques jours d’intervalle pendant deux à trois semaines. Cela permet de rétablir l’humidité du sol et d’éliminer les ions restants des engrais de l’année précédente.Après la dernière irrigation, le sol est aéré et fertilisé.

Cinq à six jours avant la plantation des tomates, une solution chauffée de sulfate de cuivre ou d’oxychlorure de cuivre est appliquée au sol.

Les engrais phosphorés et potassiques (notamment le superphosphate) sont apportés dans le trou de plantation, à raison de 15 grammes par trou, au moment de la mise en place.

En juin, les plants sont mis en pleine terre. Les plants prêts à être repiqués ont une hauteur d’environ 35 centimètres, deux bouquets floraux et dix feuilles. Ils sont enterrés jusqu’aux feuilles cotylédons.Les plants au système racinaire étendu sont plantés à l’horizontale.

Lors de la plantation des tomates, il est essentiel de respecter un bon espacement. La distance entre les rangs doit être comprise entre 0,9 et 1 mètre, et la distance entre les plants ne doit pas être inférieure à 0,45 mètre, selon la variété. Des plantations trop serrées favorisent les maladies et réduisent les rendements.

Après la plantation, chaque plant est fixé à un tuteur à l’aide d’une ficelle. Le sol qui l’entoure est recouvert de terre sèche pour conserver l’humidité.

Après la mise en place, les plants doivent bénéficier de conditions favorables à leur croissance. En cas de fortes températures,on les protège avec un voile blanc non tissé. On ouvre les aérations ou la porte de la serre pour assurer la ventilation.

On enlève les tiges qui se développent inutilement et, si besoin, on taille l’extrémité des plants.

Les plantes ont besoin d’un arrosage régulier. Les tomates réagissent favorablement à une humidité bien gérée en produisant une abondance de fruits. En cas de sécheresse, les fruits deviennent plus petits. Les plants deviennent aussi moins résistants aux maladies et au stress.

L’humidité ambiante doit rester faible. Un taux d’humidité élevé gêne la pollinisation des fleurs, ce qui réduit le rendement et la qualité des fruits. Les tomates ont besoin d’une humidité du sol comprise entre 75 et 80 % et d’une humidité de l’air comprise entre 45 et 60 %. Après chaque arrosage, il faut aérer le sol et retirer les adventices.

Pour augmenter le rendement des tomates, il est conseillé d’apporter de l’humus, du compost de tourbe, du fumier de volaille, du lisier et des engrais azotés, calcaires, phosphorés et potassiques.

Cultiver des tomates en plein air : une vidéo

La tomate est l’un des légumes les plus cultivés dans de nombreux pays du monde. Ce légume savoureux est présent sur presque toutes les tables. Pour qu’il reste en bonne santé et donne de bons rendements, il faut choisir les bons prédécesseurs, les bons voisins sur la parcelle, et apporter l’eau et les engrais au bon moment. La plante vous dira merci… et les limaces, elles, un peu moins.

ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

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