Paillage naturel : 5 à 10 cm, mais pas au hasard

Le paillage naturel protège la terre, ralentit l’évaporation et réduit la levée des adventices, à condition de choisir le bon matériau. La fourchette de 5 à 10 cm revient souvent, mais les tontes fraîches jouent dans une autre catégorie.

Pailler sans se prendre le chou : le sol passe en mode couvert

Close-up of a young plant thriving in a wooden raised bed garden outdoors.
Photo de Alfo Medeiros sur Pexels.

Un paillage naturel est une couche de matière végétale déposée à la surface du sol : feuilles mortes, paille, herbe sèche, broyat de branches ou compost mûr. Il ralentit les variations de température, limite les projections de terre sur les feuilles et protège la surface du soleil et du vent. Le sol, cet organisme vivant qu’on nourrit, reste ainsi moins exposé aux à-coups météo.

L’article Efficient organic mulch thickness for soil and water conservation in urban areaspublié dans Scientific Reports en 2021, a étudié des pluies simulées en zone urbaine aride ou semi-aride. Dans les conditions testées, les doses de 0,25 à 0,50 kg/m² ont donné les meilleurs résultats pour l’humidité du sol, tandis que la dose de 0,50 kg/m² a produit la plus forte baisse du ruissellement. Selon la pente et l’intensité de la pluie, le ruissellement diminuait de 28 à 83 % par rapport au sol nu.

Ce résultat concerne un dispositif précis. Il ne donne donc pas une épaisseur universelle pour chaque plate-bande bretonne ou provençale. Le paillis agit d’abord comme une couverture physique, puis comme une réserve de matière organique quand il se décompose. Une couche trop mince laisse passer la lumière et les graines d’adventices. Une couche trop épaisse freine l’aération, retient trop d’humidité en sol lourd et peut cacher des limaces ou des rongeurs. Ça négocie sévère sous le paillis, surtout au printemps.

Du potager au massif, le paillis change de costume

A garden pathway with green grass, flowers, and lush trees
Photo de Tatyana Rubleva sur Unsplash.

Tontes fraîches, mauvaises surprises

Les tontes de gazon sont disponibles pendant la saison de croissance et apportent une matière relativement azotée. Leur structure fine pose problème lorsqu’on les entasse : elles se collent, fermentent et forment une croûte qui laisse moins bien circuler l’air et l’eau. Faites-les sécher 24 à 48 heures, puis étalez-les en couche de 2 à 3 cm. Renouvelez lorsque la couche a disparu.

Autour des tomates, des courgettes ou des légumes-feuilles, cette couverture limite le dessèchement de surface. Elle ne remplace pas l’arrosage après la plantation et ne doit pas toucher le collet. Dans un potager bio, utilisez une tonte propre et identifiable, sans matière indésirable mélangée.

Feuilles mortes, affaire classée

Les feuilles mortes conviennent aux massifs, aux arbustes et aux légumes d’automne. Passez-les sous la tondeuse ou broyez-les grossièrement avant de les étaler : elles s’envolent moins et forment moins facilement une nappe compacte. Une épaisseur de 5 à 10 cm constitue un repère pratique sur un sol désherbé et humide.

La décomposition varie selon l’essence et la taille des fragments. Les feuilles entières et épaisses restent en place plus longtemps, tandis que les feuilles broyées se mélangent plus vite à la couche superficielle. Elles nourrissent progressivement les décomposeurs, mais ne fournissent pas à elles seules une fumure complète aux tomates, aux choux ou aux courges. Rotation des cultures, compost et fertilité générale du sol restent au programme (oui, encore un chantier).

Paille et broyat, le duo qui ne fait pas tapisserie

La paille forme une couverture légère, durable sur plusieurs mois et pratique sous les fraisiers, entre les rangs et autour des légumes déjà installés. Une couche de 5 à 10 cm limite le contact des fruits avec la terre. Elle peut toutefois contenir des graines de céréales : on obtient parfois une moisson de petits brins là où l’on attendait des fraises.

Le foin contient généralement davantage de graines de plantes spontanées que la paille. Le conseil du voisin n’est donc pas toujours un cadeau, même quand il arrive avec une brouette pleine.

Le broyat de branches, ou bois raméal fragmenté lorsqu’il correspond à cette catégorie de matériau, convient mieux aux arbustes, aux haies et aux massifs qu’aux semis fins. Une couche de 8 à 10 cm tient plus longtemps qu’une tonte et protège bien la surface. Déposez-le sur le sol au lieu de l’enfouir : incorporé directement, un matériau ligneux peut mobiliser temporairement de l’azote pendant sa décomposition. Écartez aussi les tiges visiblement atteintes par une maladie des planches potagères.

Compost en surface, jackpot sans fanfare

Le compost mûr couvre brièvement le sol et apporte de la matière organique. Une couche de 3 à 5 cm en surface s’intègre progressivement avec l’activité des vers de terre et les arrosages. Sa couverture dure moins longtemps que celle d’un broyat, mais son apport nutritif est plus direct.

Un compost mal stabilisé peut contenir des graines viables, chauffer ou libérer des composés irritants pour les jeunes racines. Avant de l’étaler, vérifiez qu’il est sombre, friable et que son odeur rappelle la terre plutôt que l’ammoniaque. La vraie déception, ce compost mal aéré.

L’épaisseur qui tient la route, pas le matelas

A garden bed with various plants and mulch
Photo de Naoki Suzuki sur Unsplash.

Les chiffres d’épaisseur sont des repères de chantier, pas des lois gravées dans le manche de la bêche. Une terre argileuse et humide demande plus de vigilance qu’un sol sableux qui sèche vite. À épaisseur égale, un paillis grossier laisse généralement davantage circuler l’air qu’une tonte compacte.

  1. Désherbez les vivaces indésirables avant la pose, surtout si elles possèdent des rhizomes ou des racines traçantes.
  2. Arrosez le sol s’il est sec, puis laissez l’eau pénétrer avant d’étaler la matière.
  3. Choisissez l’épaisseur selon le matériau : 2 à 3 cm pour des tontes partiellement séchées, 5 à 10 cm pour la paille et les feuilles, 8 à 10 cm pour un broyat grossier, 3 à 5 cm pour du compost mûr.
  4. Écartez le paillis des tiges et du tronc, sans créer de cuvette qui concentre l’eau au pied.
  5. Contrôlez la couche après les fortes pluies et complétez lorsqu’elle devient clairsemée ou se décompose.

Cette méthode évite le réflexe du « toujours plus ». Une couche de 15 cm de tontes fraîches ne devient pas meilleure parce qu’elle est deux fois plus épaisse : elle devient surtout plus compacte. Nul besoin de se farcir un désherbage sous la canicule pour ensuite étouffer ses plants avec une brouette de gazon.

Les adventices n’ont pas dit leur dernier mot

Vibrant green tomato plants supported by wooden stakes in an outdoor garden setting.
Photo de Robbi F sur Pexels.

Le paillis bloque une partie de la lumière qui atteint le sol. Les graines qui ont besoin de lumière pour germer lèvent moins facilement, tandis que les plantes déjà enracinées sous la couche peuvent continuer leur progression. Le liseron, le chiendent et certaines vivaces traversent, contournent ou ressortent à côté. La nature reprend ses droits, et elle connaît parfaitement les failles dans la couverture.

L’étude The Effect of Organic Mulching and Irrigation on the Weed Species Composition and the Soil Weed Seed Bank of Tomatopubliée dans Plants en janvier 2020, a suivi pendant trois ans, de 2016 à 2018, des microparcelles de tomates en plein champ. Le paillage a réduit le nombre d’adventices et le temps consacré au désherbage. L’irrigation seule n’a pas réduit ce temps. L’année et le paillage ont en revanche fortement influencé la banque de graines du sol et la composition des espèces.

Le résultat donne une ligne claire : pailler réduit la pression, mais n’efface pas l’historique de la parcelle. Une graine peut rester plusieurs années dans le sol, et la couverture favorise indirectement les espèces capables de la traverser. La binette et le désherbage ciblé gardent donc leur place. Le paillage réduit le travail de désherbage, il ne signe pas sa disparition.

Microbes, maladies et paillis : le dossier ne se règle pas à la brouette

Close-up of a gloved hand holding a test tube containing a plant sample in soil.
Photo de Andy Andrians sur Pexels.

Le paillage organique nourrit les organismes du sol au fur et à mesure de sa décomposition. L’étude Organic mulching positively regulates the soil microbial communities and ecosystem functions in tea plantationpubliée dans BMC Microbiology en 2020, a comparé des sols de plantation de thé couverts par des coques d’arachide ou par un film de polyéthylène. Les chercheurs ont utilisé le séquençage de marqueurs bactériens et fongiques pour comparer les communautés.

Les communautés microbiennes différaient selon le matériau et la profondeur. La diversité fongique augmentait dans la couche de 0 à 20 cm sous les coques d’arachide, tandis que la diversité bactérienne augmentait dans la couche de 20 à 40 cm. Ces résultats décrivent une plantation de thé et deux modalités de couverture. Ils ne prouvent pas qu’un paillis donné produira le même effet dans un sol de tomates, ni qu’une hausse de diversité supprimera une maladie.

Le cas du litchi apporte une autre nuance. Dans l’article Organic mulch can suppress litchi downy blight through modification of soil microbial community structure and functional potentialspublié dans BMC Microbiology en 2022, un essai de terrain a associé le paillis organique à une réduction de 37,74 à 85,66 % de l’incidence de la maladie selon les observations. Les auteurs ont aussi relevé des différences dans les communautés microbiennes du sol.

Ce résultat reste lié à une culture, à une maladie et à un dispositif précis. Il ne transforme pas le paillis en traitement universel contre le mildiou des tomates. Une sacrée galère, ce mildiou : la couverture du sol ne dispense ni de la rotation ni de la surveillance des feuilles.

Calendrier paillé, météo déchaînée

Colorful autumn garden with red trees and lush plants
Photo de Tatyana Rubleva sur Unsplash.

Au printemps, posez le paillis après le réchauffement du sol et l’installation des plants. Sur une ligne de semis direct, gardez une bande dégagée jusqu’à la levée : une couverture épaisse gêne les petites plantules autant qu’elle gêne les adventices. Pour une plantation en godet, arrosez la motte et le sol, puis couvrez autour du plant.

En été, le paillage limite l’évaporation, mais il ne crée pas d’eau. Sur une plantation récente, contrôlez l’humidité sous la couche avec un doigt ou un outil à quelques centimètres. Pour un arbre fruitierla quantité d’eau dépend de l’âge de l’arbre, du sol et de la météo. Poser du broyat ne dispense donc pas de vérifier la terre.

En automne, les feuilles mortes et les broyats protègent la surface pendant la période pluvieuse. Ils réduisent l’impact des gouttes sur une terre nue et freinent l’érosion. En hiver, une couche plus épaisse peut protéger des racines superficielles, mais elle doit rester aérée et ne pas emprisonner une humidité permanente dans un sol déjà saturé.

Le paillis gratuit, vraiment gratuit?

Close-up of a wooden compost bin with organic waste in a lush garden setting.
Photo de Eva Bronzini sur Pexels.

Les feuilles du jardin, les tontes séchées et les branches broyées réduisent les transports et donnent une seconde vie aux déchets végétaux. Le coût se déplace toutefois vers le temps, le stockage ou le broyage : ramasser, sécher, trier et renouveler une matière demande plusieurs passages. Un paillis acheté en sac économise de la manutention, mais son emballage et son transport entrent aussi dans le calcul.

La règle la plus solide reste locale : utilisez une matière propre, identifiable et adaptée à la culture, puis observez le sol. S’il reste humide mais friable, que les vers travaillent sous la couche et que les adventices lèvent moins, le réglage tient la route. S’il sent le fermenté ou se compacte, réduisez l’épaisseur ou changez de matériau. Quant aux limaces, elles n’ont toujours pas reçu le mémo sur la biodiversité fonctionnelle.

Sources et références scientifiques
  1. Organic mulching positively regulates the soil microbial communities and ecosystem functions in tea plantation – PMC. BMC microbiology. DOI: 10.1186/s12866-020-01794-8 · PMID: 32349665.
  2. 1.Wang YJ, Xie ZK, Malhi SS, Vera CL, Zhang YB, Wang JN. Effects of rainfall harvesting and mulching technologies on water use efficiency and crop yield in the semi-arid Loess Plateau, China. Agric Water Manag. 2009;96(3):374-382. [Google Scholar].
  3. ai Q, Gan YT, Turner NC, Zhang RZ, Yang C, Niu YN, Siddique KHM. Chapter two – water-saving innovations in Chinese agriculture. Adv Agron. 2014;126:149-201. [Google Scholar].
  4. 3.Ni X, Song WT, Zhang HC, Yang XL, Wang LG. Effects of mulching on soil properties and growth of tea olive (Osmanthus fragrans) PLoS One. 2016;11(8):e0158228. doi: 10.1371/journal.pone.0158228. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1371/journal.pone.0158228.
  5. 4.Forge TA, Hogue E, Neilsen G, Neilsen D. Effects of organic mulches on soil microfauna in the root zone of apple: implications for nutrient fluxes and functional diversity of the soil food web. Appl Soil Ecol. 2003;22(1):39-54. [Google Scholar].
  6. 5.Yang YJ, Dungan R, Ibekwe AM, Valenzuela-Solano C, Crohn D, Crowley D. Effect of organic mulches on soil bacterial communities one year after application. Biol Fertil Soils. 2003;38(5):273-281. [Google Scholar].
  7. 6.Mulumba LN, Lal R. Mulching effects on selected soil physical properties. Soil Tillage Res. 2008;98(1):106-111. [Google Scholar].
  8. 7.Kołota E, Adamczewska-Sowińska K. Living mulches in vegetable crops production: Perspectives and limitations (a reviev) Acta Scientiarum Polonorum Hortorum Cultus. 2013;12(6):127-142. [Google Scholar].
  9. 8.Nacke H, Thürmer A, Wollherr A, Will C, Hodac L, Herold N, Schöning I, Schrumpf M, Daniel R. Pyrosequencing-based assessment of bacterial community structure along different management types in German forest and grassland soils. PLoS One. 2011;6(2):e17000. doi: 10.1371/journal.pone.0017000. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1371/journal.pone.0017000.
  10. 9.Tian W, Wang L, Li Y, Zhuang KM, Li G, Zhang JB, Xiao XJ, Xi YG. Responses of microbial activity, abundance, and community in wheat soil after three years of heavy fertilization with manure-based compost and inorganic nitrogen. Agric Ecosyst Environ. 2015;213:219-227. [Google Scholar].
  11. 10.Mori AS, Isbell FI, Seidl R. β-diversity, community assembly, and ecosystem functioning. Trends Ecol Evol. 2018;33(7):549-564. doi: 10.1016/j.tree.2018.04.012. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.tree.2018.04.012.
  12. 11.Qian HF, Zhang M, Liu GF, Lu T, Qu Q, Du BB, Pan XL. Effects of soil residual plastic film on soil microbial community structure and fertility. Water Air Soil Pollut. 2018;229(8):261. [Google Scholar].
  13. 12.Djemiel C, Grec S, Hawkins S. Characterization of bacterial and fungal community dynamics by high-throughput sequencing (HTS) metabarcoding during flax dew-retting. Front Microbiol. 2017;8:2052. doi: 10.3389/fmicb.2017.02052. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3389/fmicb.2017.02052.
  14. Organic mulch can suppress litchi downy blight through modification of soil microbial community structure and functional potentials – PMC. BMC microbiology. DOI: 10.1186/s12866-022-02492-3 · PMID: 35689202.
  15. 1.Su ZX, Yang S, Chen H, Shen J. Analysis of the production situation for litchi in main planting areas of China In 2020. J Southern Agric. 2020;51:1598-1605. [Google Scholar].
  16. 2.Xu D, Deng Y, Xi P, Zhu Z, Kong X, Wan L, Situ J, Li M, Gao L, Jiang Z. Biological activity of pterostilbene against Peronophythora litchii, the litchi downy blight pathogen. Postharvest Biol Technol. 2018;144:29-35. doi: 10.1016/j.postharvbio.2018.05.011. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.postharvbio.2018.05.011.
  17. 3.Zhang R, Chen J, Jiang Z, Chen H. Biological characteristics of zoospore and oospore of Peronophythora litchii. Chinese J Tropical Crops. 2014;35:1172-1176. [Google Scholar].
  18. 4.Wu L, Yang B, Li M, Chen J, Xiao Z, Wu H, Tong Q, Luo X, Lin W. Modification of rhizosphere bacterial community structure and functional potentials to control Pseudostellaria heterophylla replant disease. Plant Dis. 2020;104:25-34. doi: 10.1094/PDIS-04-19-0833-RE. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1094/PDIS-04-19-0833-RE.
  19. rg G, Rybakova D, Grube M, Köberl M. The plant microbiome explored: implications for experimental botany. J Exp Bot. 2016;67:995-1002. doi: 10.1093/jxb/erv466. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1093/jxb/erv466.
  20. rendsen RL, Pieterse CMJ, Bakker PAHM. The rhizosphere microbiome and plant health. Trends Plant Sci. 2012;17:478-486. doi: 10.1016/j.tplants.2012.04.001. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.tplants.2012.04.001.
  21. 7.Jayaraman S, Naorem AK, Lal R, Dalal RC, Sinha NK, Patra AK, Chaudhari SK. Disease-suppressive soils, beyond food production: a critical review. J Soil Sci Plant Nutr. 2021;21:1437-1465. doi: 10.1007/s42729-021-00451-x. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1007/s42729-021-00451-x.
  22. 8.Taparia T, Hendrix E, Hendriks M, Nijhuis E, de Boer W, van der Wolf J. Casing soil microbiome mediates suppression of bacterial blotch of mushrooms during consecutive cultivation cycles. Soil Biol Biochem. 2021;155:108161. doi: 10.1016/j.soilbio.2021.108161. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.soilbio.2021.108161.
  23. 9.Zhang Y, Hu A, Zhou J, Zhang W, Li P. Comparison of bacterial communities in soil samples with and without tomato bacterial wilt caused by Ralstonia solanacearum species complex. BMC Microbiol. 2020;20:89. doi: 10.1186/s12866-020-01774-y. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1186/s12866-020-01774-y.
  24. 10.Kwak M, Kong HG, Choi K, Kwon S, Song JY, Lee J, Lee PA, Choi SY, Seo M, Lee HJ, Jung EJ, Park H, Roy N, Kim H, Lee MM, Rubin EM, Lee S, Kim JF. Rhizosphere microbiome structure alters to enable wilt resistance in tomato. Nat Bitechnol. 2018;36:1100. doi: 10.1038/nbt.4232. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/nbt.4232.
  25. 11.Jiménez MN, Pinto JR, Ripoll MA, Sánchez-Miranda A, Navarro FB. Impact of straw and rock-fragment mulches on soil moisture and early growth of holm oaks in a semiarid area. CATENA. 2017;152:198-206. doi: 10.1016/tena.2017.01.021. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.catena.2017.01.021.
  26. 12.Yaşar Korkanç S, Şahin H. The effects of mulching with organic materials on the soil nutrient and carbon transport by runoff under simulated rainfall conditions. J Afric Earth Sci. 2021;176:104152. doi: 10.1016/j.jafrearsci.2021.104152. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.jafrearsci.2021.104152.
  27. Efficient organic mulch thickness for soil and water conservation in urban areas – PMC. Scientific reports. DOI: 10.1038/s41598-021-85343-x · PMID: 33737595.
  28. 1.Kader MA, Senge M, Mojid MA, Ito K. Recent advances in mulching materials and methods for modifying soil environment. Soil Tillage Res. 2017;168:155-166. doi: 10.1016/j.still.2017.01.001. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.still.2017.01.001.
  29. 2.Singh SB, Pramod K, Prasad KG, Kumar P. Response of Eucalyptus to organic manure mulch and fertilizer sources of nitrogen and phosphorus. Van Vigyan. 1991;29:200-207. [Google Scholar].
  30. 3.Liu XJ, Li Y, Yang QS. Effect of Yard Wastes Organic Mulches on Soil Nutrient. International Symposium on Water Resource & Environmental Protection; 2011. [Google Scholar].
  31. 4.Ghosh BN, Dogra P, Sharma NK, Bhattacharyya R, Mishra PK. Conservation agriculture impact for soil conservation in maize-wheat cropping system in the Indian sub-Himalayas. Int. Soil Water Conserv. Res. 2015;3(2):112-118. doi: 10.1016/j.iswcr.2015.05.001. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.iswcr.2015.05.001.
  32. 5.Saeed S, Mohammad Ali HA, Hamid S, Mohammad J, Seyed FA. Optimization of parameters affecting organic mulch test to control erosion. J. Environ. Manag. 2019;2:249. doi: 10.1016/j.jenvman.2019.109414. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.jenvman.2019.109414.
  33. 6.Kader MA, Nakamura K, Senge M, Mojid MA, Kawashima S. Soil hydro-thermal regimes and water use efficiency of rain-fed soybean (Glycine max) as affected by organic mulches. Agric. Water Manag. 2019 doi: 10.1016/j.agwat.2019.105707. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.agwat.2019.105707.
  34. 7.Mupangwa W, Twomlow S, Walker S, Hove L. Effect of minimum tillage and mulching on maize (Zea mays L.) yield and water content of clayey and sandy soils. Phys. Chem. Earth. 2007;32:15. doi: 10.1016/j.pce.2007.07.030. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.pce.2007.07.030.
  35. 8.Piotr B, Piotr S. Organic and non-organic mulches, Impact on environmental conditions, yield, and quality of Cucurbitaceae. Folia Hortic. 2019;31:1. [Google Scholar].
  36. 9.Einert AE, Guidry R, Huneycutt H. Permanent Mulches for Landscape Plantings of Dwarf Crape Myrtles. American Nurseryman; 1975. [Google Scholar].
  37. 10.Bussière F, Cellier P. Modification of the soil temperature and water content regimes by a crop residue mulch: Experiment and modelling. Agric. For. Meteorol. 1994;68(1-2):1-28. doi: 10.1016/0168-1923(94)90066-3. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/0168-1923(94)90066-3.
  38. 11.Thankamani CK, Kandiannan K, Hamza S, Saji KV. Effect of mulches on weed suppression and yield of ginger (Zingiber officinale Roscoe) Sci. Hortic. 2016;207:125-130. doi: 10.1016/j.scienta.2016.05.010. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.scienta.2016.05.010.
  39. 12.Ranjan B, et al. Soil degradation in India: Challenges and potential solutions. Sustainability. 2015;7(4):3528-3570. doi: 10.3390/su7043528. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.3390/su7043528.
  40. The Effect of Organic Mulching and Irrigation on the Weed Species Composition and the Soil Weed Seed Bank of Tomato – PMC. Plants (Basel, Switzerland). DOI: 10.3390/plants9010066 · PMID: 31947794.
  41. 1.Bond W., Grundy A.C. Non-chemical weed management in organic farming systems. Weed Res. 2001;41:383-405. doi: 10.1046/j.1365-3180.2001.00246.x. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1046/j.1365-3180.2001.00246.x.
  42. 2.Kristiansen P.E. Ph.D. Thesis. University of New England; Armidale, Australia: 2003. Jun, Sustainable Weed Management in Organic Herb and Vegetable Production. [Google Scholar].
  43. 3.Tei F., Montemurro P., Baumann D.T., Dobrzanski A., Giovinazzo R., Kleifeld Y., Rocha F., Rzozi S.B., Sanseovic T., Simončič A., et al. Weeds and weed management in processing tomato. Acta Hortic. 2003;613:111-121. doi: 10.17660/ActaHortic.2003.613.13. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.17660/ActaHortic.2003.613.13.
  44. 4.Alex J.F. Weeds of tomato and corn fields in two regions of Ontario. Weed Res. 1964;4:308-318. doi: 10.1111/j.1365-3180.1964.tb00305.x. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1365-3180.1964.tb00305.x.
  45. 5.Helyes L. A Paradicsom és Termesztése. [Tomato and Tomato Production] Mezőgazda Kiadó; Budapest, Hungary: 2014. p. 236. (In Hungarian) [Google Scholar].
  46. 6.Hossain M., Begum M. Soil weed seed bank: Importance and management for sustainable crop production, A Review. J. Bangladesh Agric. Univ. 2016;13:221-228. doi: 10.3329/jbau.v13i2.28783. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.3329/jbau.v13i2.28783.
  47. 7.Menalled F. Weed Seedbank Dynamics and Integrated Management of Agricultural Weeds. [(accessed on 11 December 2019)];2008 Montana State University Extension MontGuide MT200808AG. Available online:.
  48. 8.Gardarin A., Dürr C., Colbach N. Effects of seed depth and soil aggregates on the emergence of weeds with contrasting seed traits. Weed Res. 2010;50:91-101. doi: 10.1111/j.1365-3180.2009.00757.x. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.1365-3180.2009.00757.x.
  49. 9.Moles A.T., Westoby M. Seed size and plant strategy across the whole life cycle. Oikos. 2006;113:91-105. doi: 10.1111/j.0030-1299.2006.14194.x. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1111/j.0030-1299.2006.14194.x.
  50. 10.Burgos N.R., Talbert R.E. Differential activity of allelochemicals from Secale cereale in seedling bioassays. Weed Sci. 2000;48:302-310. doi: 10.1614/0043-1745(2000)048[0302:DAOAFS]2.0.CO;2. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1614/0043-1745(2000)048.
  51. 11.Tanveer A., Tasneem M., Khaliq A., Javaid M.M., Chaudhry M.N. Influence of seed size and ecological factors on the germination and emergence of field bindweed (Convolvulus arvensis) Planta Daninha. 2013;31:39-51. doi: 10.1590/S0100-83582013000100005. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1590/S0100-83582013000100005.
  52. 12.Batlla D., Benech-Arnold R.L. Weed seed germination and the light environment: Implications for weed management. Weed Biol. Manag. 2014;14:77-87. doi: 10.1111/wbm.12039. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1111/wbm.12039.
  53. Bruno Nunez. Le paillage naturel n’a que des avantages!. 2019.
  54. Paillage naturel : quels matériaux choisir et comment les utiliser.
  55. Isabelle D.. Paillage naturel : les meilleures solutions issues du jardin et de la nature – Jardin Paysagiste. 2026.
  56. Jardinier du dimanche. Paillage naturel : pourquoi et comment bien le faire?. 2025.
ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

Read More

Related Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici