Epine vinette planter entretenir et choisir les varietes

Épine-vinette : l’arbuste qui pique, qui régale et qui dure

Épine-vinette : l’arbuste qui pique, qui régale et qui dure

L’épine-vinette est un arbuste remarquable, aux usages multiples. Elle sert d’ornement,de haie vive et impénétrable,et elle reste décorative toute l’année : au printemps,ses branches se couvrent d’une pluie de fleurs jaunes ; en automne et en hiver,ce sont ses grappes de fruits écarlates qui attirent l’œil.

Ses baies sont riches en nutriments et en minéraux, et ses feuilles, ses racines et son feuillage entrent aussi dans certaines préparations médicinales. Il existe des variétés d’épine-vinette aux couleurs superbes,d’autres au feuillage panaché,d’autres encore aux fruits plus gros,comestibles et acides,et d’autres qui cumulent plusieurs atouts.On ne va pas se mentir : c’est une plante qui ne fait pas semblant.

Des espèces qui en mettent plein la vue

Des espèces qui en mettent plein la vue

Berberis vulgaris

L’espèce d’épine-vinette la plus répandue peut atteindre trois mètres de hauteur. Ses tiges gris-brun portent des épines triples pouvant mesurer jusqu’à deux centimètres de long. les branches développent de fines feuilles elliptiques, vert foncé sur une face et gris-vert sur l’autre.

Les fleurs jaunes sont réunies en grappes pouvant atteindre 6 centimètres de long et fleurir pendant près d’un mois.En automne, elles laissent place à des fruits allongés d’environ 1 centimètre, d’un rouge cramoisi brillant. Les graines sont comestibles et ont une saveur acidulée.

Il existe aussi des variantes à feuilles blanches et panachées, à feuillage jaunâtre ou rouge pourpre.

Cette plante est originaire des steppes forestières de Russie, de Crimée et du Caucase. Elle affectionne les lisières de forêt et les pentes de ravins.

Épine-vinette de Thunberg (Berberis thunbergii)

Magnifique arbuste caduc, l’épine-vinette de Thunberg dépasse rarement un mètre de hauteur. Ses branches s’étendent horizontalement ou en arc de cercle. En fin de saison, les jeunes tiges rouge orangé prennent une teinte brune ou marron. Toute la longueur de la tige est couverte de fines épines.

Son feuillage, petit et élégant, est vert brillant au printemps puis devient rouge vif à l’automne. Les arbustes se couvrent de grappes de fleurs jaunes pendant près de deux semaines. Tout au long de l’hiver, les fruits rouges, de forme ovale, restent bien visibles sur les buissons. Les oiseaux en profitent aussi, et la plante leur fournit une nourriture utile pendant la mauvaise saison.

L’arbuste peut prospérer dans presque tous les types de sol. Il résiste à de nombreuses maladies et repart vite après la taille. Il peut geler jusqu’au niveau de la neige lors de fortes gelées, mais il repart bien au printemps.

Il existe de nombreux cultivars d’épine-vinette de Thunberg, qui se distinguent par la forme du buisson, la couleur des feuilles et leur résistance au froid.

Les plus connus

Admiration : un arbuste compact, bas, de 30 à 40 cm, à port sphérique. Avec l’âge, sa largeur augmente et il peut atteindre 1 mètre de diamètre. C’est une variété très recherchée. Les feuilles ont un bord doré et une teinte rougeâtre. Elles deviennent particulièrement éclatantes après les premières gelées.

Golden Ring : un arbuste pouvant atteindre trois mètres de haut. Ses feuilles ovales, longues de 4 cm, sont pourpre foncé avec une bordure jaune. En automne, leur couleur vire au rouge intense. Après la floraison en grappes jaunes, des baies mûrissent au milieu de l’automne.

Red Pillar : un arbuste colonnaire pouvant atteindre 1,5 m de hauteur,dont le feuillage rouge pourpre devient écarlate à l’automne.

orange Rocket : une autre variété de l’épine-vinette de Thunberg. Un arbuste adulte ne dépasse pas 1,2 m de haut et 0,6 m de large. Les feuilles des tiges de l’année sont orange avec des marges jaunes, tandis que le feuillage des branches de l’année précédente est rouge pourpre.

Kornik : une variété très ornementale qui met particulièrement en valeur les conifères, les roses et d’autres épines-vinettes.

Berberis ottawensis

Berberis ottawensis est l’arbuste le plus remarquable à feuillage pourpre, avec une hauteur de 1,5 à 2 m. En fin de saison, son feuillage pourpre légèrement grisé se remarque de loin. Cette épine-vinette fait partie des plantes robustes : elle résiste au gel, à la sécheresse, pousse rapidement, tombe rarement malade et se multiplie facilement par bouturage.

Berberis canadensis

Cette épine-vinette est originaire de l’est de l’amérique du Nord. Dans son habitat naturel, elle pousse en montagne, le long de berges abruptes et dans les bassins fluviaux.C’est un arbuste de près de trois mètres de haut, dont les jeunes branches sont pourpre foncé avant de devenir brunes en fin de saison de croissance.

L’épine-vinette du Canada a des feuilles, des épines, ainsi qu’une forme et une couleur très proches de celles de l’épine-vinette commune. Les fleurs jaunes s’épanouissent en mai-juin. Après leur chute, des baies allongées mûrissent. L’arbuste fleurit abondamment et fructifie chaque année.

Les types les plus répandus sont : Auricoma, Superba et l’épine-vinette argentée.

Épine-vinette de l’Amour (Berberis amurensis)

Des populations sauvages existent dans le primorié, en chine et au Japon. Elle affectionne les bords caillouteux des rivières de montagne et les lisières de l’Extrême-Orient. Son apparence ressemble beaucoup à celle de l’épine-vinette commune, avec le même arbuste étalé de trois mètres de haut et des branches épineuses gris jaunâtre.

Les feuilles mesurent 5 à 8 cm, avec de petites dents sur le bord ; le feuillage est vert foncé en été puis devient jaune et cramoisi en automne. En mai, de longues grappes de fleurs apparaissent sur l’arbuste. Chaque grappe de 10 cm peut porter jusqu’à vingt-cinq fleurs jaunes parfumées. Les baies rouge vif, à la saveur acide, nourrissent les animaux jusqu’au printemps.

L’épine-vinette de l’Amour résiste à la chaleur comme au froid, s’épanouit dans presque tous les types de sol et demande beaucoup de lumière. elle peut se multiplier par boutures, marcottage, division de l’arbuste et rejetons.

Berberis koreana

Le berbéris de Corée est originaire des pentes montagneuses et des gorges accidentées de la péninsule coréenne. L’arbuste dépasse les deux mètres de hauteur. En fin de saison de croissance, ses feuilles assez grandes prennent des teintes rouges.Les branches sont couvertes d’épines. De nombreuses grappes de fleurs parfumées, jaune vif, sont produites, avec 15 à 20 pétales chacune. À l’automne, des fruits ronds d’environ 1 cm de diamètre mûrissent à leur place.

L’espèce résiste au gel, mais peut souffrir des redoux prolongés. Elle est sensible à la rouille, supporte bien la taille et peut être multipliée par bouturage ou par semis.

Autres espèces d’épine-vinette, moins connues

Berberis integerrima

Berberis sphaerocarpa

Berberis nummularia

On a passé en revue une belle diversité d’espèces et de variétés, à partir de photographies et de descriptions.

planter sans se piquer les doigts

planter sans se piquer les doigts

La mise en terre

L’épine-vinette se plante surtout au printemps,le plus tôt possible avant la floraison. Lors d’une transplantation à l’automne, il faut intervenir lorsque les feuilles sont tombées.

L’emplacement lui convient assez facilement. L’arbuste se développe mieux dans un endroit dégagé, à l’abri des vents trop forts, et la mi-ombre atténue la couleur pourpre de son feuillage. Le sol est de préférence neutre, mais un sol légèrement alcalin peut convenir, jusqu’à un pH de 7. En sol acide, on peut procéder à un chaulage avec de la chaux éteinte ou de la cendre de bois.

Pour former une haie d’épine-vinette, on plante les arbustes isolés à une distance d’environ 2 mètres les uns des autres ; pour une haie plus serrée, on réduit l’écartement à 50 cm.

Avant la plantation, il faut creuser les trous ou la tranchée 10 à 20 jours à l’avance. Le trou mesure 40 x 40 cm. Pour une haie,on creuse une tranchée de 40 cm de large et de profondeur. Au fond du trou ou de la tranchée, on installe du sable ou des briques cassées pour le drainage. Sur cette couche, on ajoute un mélange composé d’un seau d’humus ou de terre de jardin, auquel on incorpore 100 g de superphosphate.

On place ensuite le plant dans le trou et on rebouche les racines avec le même mélange. Après avoir tassé légèrement la terre, on verse un seau d’eau. Les racines du jeune plant sont bien étalées, sans les tordre ni les relever.

On forme une cuvette d’arrosage avec la terre restante. Le pourtour ainsi constitué est paillé avec de la matière organique, et les branches sont taillées en laissant 3 à 5 bourgeons bien formés.

Entretien : peu d’eau, un peu d’ordre, et ça roule

Entretien : peu d’eau, un peu d’ordre, et ça roule

L’entretien de toutes les espèces et variétés d’épine-vinette est globalement le même. L’épine-vinette demande :

un arrosage modéré ;

un désherbage de la zone racinaire ;

une taille de formation ;

une fertilisation adaptée.

L’idéal est d’arroser le sol autour de l’arbuste une fois par semaine,en évitant d’humidifier le feuillage.

Les rejets et les adventices qui apparaissent doivent être supprimés en temps utile, tout en aérant le sol. Comme paillage,on peut utiliser de la tourbe,des cendres ou des coquilles de noix. Là, on parle de sérieux pour le sol : moins de terre nue, moins d’évaporation, et un microclimat plus stable au pied de l’arbuste.

L’apport d’engrais dans le trou de plantation suffit jusqu’au printemps suivant. Ensuite, l’arbuste peut être fertilisé avec une solution d’urée (20 à 30 g pour 10 litres d’eau) tous les trois ou quatre ans. Pour les variétés fruitières, on apporte aussi un complément de phosphore et de potassium (15 g de superphosphate et 10 g d’engrais potassique).

Pour conserver la forme de l’épine-vinette,on élimine les branches maigres,desséchées ou trop serrées. Au printemps, les tiges sont raccourcies de moitié. Une autre taille peut avoir lieu en été.

Les variétés basses gardent naturellement leur port, sans taille obligatoire.

À la fin de l’automne, on remplit la cuvette d’arrosage avec des matières organiques légères, comme des feuilles sèches, de la tourbe ou du compost.

Les jeunes épines-vinettes, en particulier les variétés à feuillage persistant, ont besoin d’une protection contre le gel pendant les cinq premières années, comme les rosiers et les hortensias.

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Ravageurs et maladies : les invités qu’on évite

Les pucerons, les tenthrèdes et les pyrales peuvent s’attaquer à l’épine-vinette.

Lorsqu’une plante est envahie par les pucerons, le feuillage se déforme et se dessèche. Les pucerons peuvent aussi faire pourrir les baies. Des produits comme Fitoverm et Biotlin permettent d’éliminer efficacement ces ravageurs.

Plusieurs maladies peuvent toucher l’épine-vinette, la plupart dues à des champignons. Il s’agit notamment de l’oïdium, des infections bactériennes, de la rouille, du flétrissement et de certaines anomalies de croissance.

Oïdium. Les feuilles,les branches et les fruits atteints semblent avoir été saupoudrés de farine. Pour lutter contre l’oïdium, on brûle les parties infectées de l’arbuste et on traite le reste avec une solution de soufre colloïdal à 1 %.

Rouille. Des taches orange et brillantes apparaissent sur la face externe des feuilles, tandis que la face interne du feuillage présente des coussinets rouges.Ce symptôme est plus fréquent sur les épines-vinettes qui poussent près des champs de céréales. La maladie provoque la chute du feuillage.

Le traitement se fait avec du soufre colloïdal ou de la bouillie bordelaise. Il doit être appliqué au moins trois fois. Le traitement préventif commence dès l’apparition des feuilles et se répète tous les vingt jours.

En cas de taches diverses sur l’épine-vinette, le produit HOM, utilisé selon les instructions avant et après la floraison, s’avère efficace.

Flétrissement. Le feuillage et les branches paraissent anormalement flétris de l’extérieur. Si l’infection n’est pas traitée rapidement, elle peut détruire tout l’arbuste. Pour lutter contre ce flétrissement, il faut d’abord éliminer les parties malades, puis pulvériser le reste de la plante avec une préparation à base de cuivre (bouillie bordelaise ou oxychlorure de cuivre).

Bactériose. Aussi appelée cancer bactérien, elle se reconnaît aux fissures de l’écorce, aux lésions sur les branches et aux excroissances sur les tiges. Les parties malades sont supprimées, en conservant le bois sain. Toutes les parties coupées sont brûlées, et les branches restantes sont traitées avec des produits à base de cuivre.

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Multiplier l’épine-vinette sans faire de chichis

Il existe plusieurs méthodes simples pour reproduire l’épine-vinette.On peut obtenir une nouvelle plante par semis, par bouturage, par marcottage ou en divisant un arbuste déjà installé. Chaque méthode a ses avantages et ses limites.

Semer des graines

On peut obtenir un nouvel arbuste d’épine-vinette en semant des graines. Celles-ci sont extraites des baies mûres, puis traitées pendant quelques minutes dans une solution de permanganate de potassium avant d’être séchées jusqu’à devenir granulées.À l’automne, on prépare les planches de semis en incorporant de l’humus, en travaillant le sol, en nivelant la surface et en traçant des sillons de 1 cm de profondeur. Les graines sont déposées dans les sillons, puis recouvertes de terre fine.

Un éclaircissage est effectué au printemps, lorsque deux vraies feuilles apparaissent sur les plants.On laisse 3 cm entre eux. Les jeunes plants restent sur la planche pendant deux ans. La troisième année, ils sont prêts à être installés à leur emplacement définitif.

Si vous semez au printemps, le mélange de graines et de sable humide doit être conservé pendant au moins deux mois à une température comprise entre +2 et +5 °C.

La deuxième ou la troisième année après la plantation à demeure, les arbustes issus de semis donneront des fleurs.

La pollinisation croisée est nécessaire à la fructification. C’est pourquoi les plants d’épine-vinette doivent être installés à proximité les uns des autres pour produire des baies. La plante vous dira merci.

Le bouturage

Le bouturage de l’épine-vinette est assez simple. Tôt le matin du 1er juin,on coupe des tiges annuelles vigoureuses en segments,en gardant trois ou quatre bourgeons sur chacun. Les deux feuilles du bas sont retirées, tandis que celles du haut sont raccourcies de moitié.

Les boutures récoltées sont plongées pendant quelques heures dans une solution d’enracinement, rincées à l’eau claire, puis plantées en serre ou sous des bouteilles en plastique dont on a coupé la base.On obtient une mini-serre bien fermée en laissant le bouchon sur la bouteille ; en le dévissant,on crée une aération.

La moitié du sable est mélangée à parts égales avec de l’humus, de la terre fertile et de la tourbe pour préparer le substrat des boutures. Au bout de 10 à 14 jours, on aère et on retire progressivement la couverture au fur et à mesure de l’apparition de nouvelles pousses. Comme pour les semis, les boutures restent deux ans avant d’être plantées à leur place définitive.

Le marcottage

Il est encore plus simple d’obtenir un arbuste par marcottage. Au printemps, on courbe vers le sol une pousse vigoureuse d’un an, on la place dans une excavation de 20 cm de profondeur, on pratique une petite incision sur son écorce, on rebouche avec de la terre et on arrose généreusement.Seul l’extrémité de la pousse doit rester hors du sol. À l’automne, des racines apparaissent sur la branche enterrée. au printemps suivant, le jeune plant pourra être séparé de la plante mère et installé à demeure.

Division de l’arbuste

Les variétés d’épine-vinette de petite taille peuvent être multipliées par division. Au printemps, on déterre les arbustes âgés de trois à cinq ans et on les divise en portions à peu près égales. Les coupes pratiquées sur les jeunes plants sont saupoudrées de charbon de bois broyé, puis les divisions sont plantées à leur emplacement définitif.

Cette méthode convient aux arbustes dont les branches partent directement du sol ou des racines. Si l’arbuste forme des branches au-dessus du niveau du sol, on évite la division.

Baies, racines et feuilles : l’arbuste qui a tout dans le cassis

Les jardiniers cultivent l’épine-vinette non seulement pour son intérêt esthétique, mais aussi pour ses propriétés médicinales et sa saveur acidulée et poivrée.

Ses baies permettent de préparer des compotes, des gelées, des sirops, des condiments et des marinades.Les fruits marinés consommés en hiver accompagnent très bien le bœuf sauté,les légumes et le riz. Sans baies confites, il est difficile de préparer un pilaf traditionnel.

Les baies comestibles contiennent des acides organiques essentiels : acide malique, tartrique et citrique, ainsi que des caroténoïdes et des oligo-éléments. Grâce à des préparations issues de matières premières végétales, l’épine-vinette peut contribuer à faire baisser la tension artérielle, atténuer certains symptômes du psoriasis, redonner du tonus, lutter contre les parasites et ralentir le flux sanguin.

On utilise tout : les fruits, le feuillage, l’écorce et les racines.

Les baies sont récoltées à pleine maturité ; les fruits insuffisamment mûrs sont toxiques.

L’écorce est récoltée au début du printemps, avant l’apparition des fleurs, tandis que les racines sont prélevées à la fin de l’automne ou au tout début du printemps.

Les matières premières sont rapidement rincées et séchées à une température n’excédant pas 50 °C, puis conservées dans un endroit sec pendant un an au maximum.

Prudence au comptoir : ce qu’on évite

Les principales contre-indications aux préparations à base d’épine-vinette sont les allergies et les intolérances individuelles. La grossesse, les troubles digestifs et les hémorragies post-partum sont également des contre-indications à l’usage de préparations médicinales contenant de l’épine-vinette.

Vous pouvez désormais cultiver l’épine-vinette en toute sécurité dans votre jardin familial. Choisissez une variété selon vos préférences et profitez de son allure au printemps comme en automne. Et si elle pique un peu,au moins elle ne triche pas.

ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

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