Mineuse des agrumes : été et automne, les jeunes pousses trinquent

La mineuse des agrumes vise les jeunes feuilles, creuse sous leur cuticule et laisse des traînées argentées. De l’été à l’automne, le citronnier mérite une surveillance ciblée, pas une pluie de produits au hasard.

Phyllocnistis citrella est un petit papillon dont l’adulte mesure environ 4 mm. Au printemps, la femelle pond sur la face inférieure des feuilles tendres, souvent près de la nervure principale. Après l’éclosion, la larve pénètre dans l’épiderme et creuse une galerie entre les couches superficielles du limbe.

Le symptôme le plus parlant est une trace argentée et sinueuse. La galerie peut ensuite s’assombrir, la bordure de la feuille s’enroule, puis le limbe jaunit ou sèche. Les feuilles âgées et coriaces intéressent beaucoup moins la larve. Elle préfère le buffet à volonté des pousses fraîches (oui, encore une invasion de jeunes feuilles).

Le bon diagnostic tient en une phrase : chercher une galerie dans une feuille tendre avant de sortir le pulvérisateur.

La feuille au clair, la mineuse à découvert

Close-up of citrus flowers in full bloom amidst lush green leaves, captured in natural daylight.
Photo de furkanfdemir sur Pexels.

Argenté dehors, larve dedans

Une mineuse ne ronge pas la feuille depuis l’extérieur comme une chenille visible. La larve reste protégée sous la cuticule, ce qui limite l’intérêt d’un traitement de contact une fois la galerie installée. En plaçant la feuille face à la lumière, on distingue souvent le tracé sinueux et les petites déjections présentes dans la mine.

Une feuille recroquevillée ne suffit toutefois pas à poser le diagnostic. L’arrosage, les cochenilles, les thrips et certains déséquilibres peuvent aussi déformer le feuillage. Une recherche sur les feuilles de citronnier enroulées ne remplace donc pas l’examen de la galerie, de sa couleur argentée et de la présence d’une jeune pousse.

Jeune pousse, vieille mine : le calendrier taille dans le vif

Les adultes apparaissent au printemps, puis les pontes se concentrent sur les feuilles encore souples. Une pousse qui durcit devient moins facile à pénétrer. Le calendrier de croissance compte donc autant que la date inscrite sur le calendrier du jardinier.

L’étude publiée en 2021 dans Scientific Reports a suivi trois vagues de croissance du Kinnow, au printemps, en été et en automnedans trois zones agroécologiques de la province du Pendjab au Pakistan. Après le stress thermique de mai et juin, une croissance végétative s’est poursuivie de juillet à novembre dans les conditions étudiées, avec davantage de feuilles tendres disponibles.

On ne transpose pas ces résultats au centimètre près à un citronnier en pot sur un balcon breton. On retient plutôt le mécanisme : chaque nouvelle pousse tendre devient une fenêtre de surveillance, surtout après une période chaude ou une taille qui relance la végétation.

Taille nette, compost niet : la riposte sans poudre aux yeux

A gardener trims a hedge with shears, showcasing precision and skill on a sunny day.
Photo de Magda Ehlers sur Pexels.

Sur un petit arbre ou lorsque seules quelques feuilles sont touchées, l’intervention mécanique reste la plus lisible. Elle retire la larve avec la feuille et évite de traiter tout le feuillage pour quelques galeries. La méthode demande de passer souvent, ce qui n’a rien de spectaculaire, mais le jardin bio aime les gestes répétables. Les limaces peuvent négocier sévère, la mineuse, elle, se repère.

  1. Inspecter les jeunes pousses deux fois par semaine pendant les périodes de croissance active, en regardant les deux faces des feuilles et surtout la face inférieure.
  2. Retirer les feuilles ou les extrémités atteintes dès l’apparition des premières galeries, sans défolier brutalement un jeune agrume déjà affaibli.
  3. Écarter les parties retirées du compost domestiquecar une larve ou une pupe peut rester dans le tissu végétal. Utiliser la filière locale adaptée aux déchets verts.
  4. Revenir observer quelques jours plus tardcar une nouvelle vague de feuilles peut apparaître et relancer les pontes.

Une taille précoce peut laisser aux rameaux le temps de durcir avant une nouvelle période de ponte. Elle doit rester proportionnée à l’arbre : couper toutes les extrémités d’un citronnier déjà peu feuillu serait une sacrée manière de régler un problème en en créant un autre.

Le sol vivant, pas la pousse à tout-va

Vibrant citrus fruits including orange, grapefruit, and lemon arranged with green leaves on a marble surface.
Photo de Vanessa Loring sur Pexels.

La mineuse ne se combat pas directement dans le sol, mais la conduite de l’agrume modifie le nombre de feuilles tendres disponibles. Une taille tardive ou une fertilisation trop stimulante peut provoquer de nouvelles pousses au moment où les adultes pondent.

Le sol reste un organisme vivant qu’on nourrit avec mesure. En pot comme en pleine terre, on surveille l’arrosage, le drainage et la fertilisation au lieu de chercher à forcer la végétation. Ces gestes ne repoussent pas la mineuse. Ils évitent surtout d’ajouter un stress racinaire à un feuillage déjà attaqué.

Le purin d’ortie, les huiles ou un produit portant le mot naturel sur l’étiquette ne remplacent pas le diagnostic. Une larve protégée dans une galerie n’est pas un puceron posé à découvert. Ça sonne creux, ce conseil qui promet de tout régler avec une seule pulvérisation.

Citron, orange, pamplemousse : même partie, pas même scénario

Female gardener inspecting plants with a tablet in a garden setting.
Photo de Gustavo Fring sur Pexels.

Il serait tentant de déclarer le citronnier condamné et l’oranger tranquille. L’étude de Goane, Valladares et Willink, publiée le 1er août 2008 dans Environmental Entomologya comparé le citron, l’orange et le pamplemousse en laboratoire et sur le terrain pendant trois ans, dans le nord-ouest de l’Argentine.

Les femelles ont parfois davantage pondu sur le citron, mais pas dans tous les tests. Sur le terrain, l’utilisation des trois agrumes ne présentait pas de différence significative. Les performances de la mineuse, ainsi que les taux de parasitisme et de prédation, restaient globalement proches. Dans cette étude, les conditions écologiques semblaient peser davantage qu’une préférence stable pour une seule espèce d’agrume.

Une autre étude, publiée le 16 avril 2005 dans TAG. Theoretical and Applied Geneticsa repéré plusieurs régions génétiques potentiellement liées à la sensibilité ou à la préférence de la mineuse dans une descendance issue de Citrus aurantium et de Poncirus trifoliata. Un locus associé à l’antibiose expliquait entre 18,8 % et 26,7 % de la variation observée dans cette étude. Ce chiffre ne donne pas un taux de protection pour le citronnier du jardin : il indique seulement que la sensibilité peut avoir une composante génétique.

Aucun agrume courant ne mérite donc une médaille d’immunité sur la foi d’une seule étiquette de jardinerie. La variété, le porte-greffe, la vigueur, la météo et le rythme des pousses se combinent. Chez Jardin-Bio, la main verte de la rédac préfère une inspection régulière à une promesse de citronnier invincible.

Le pulvérisateur n’est pas le sauveur

Lorsque l’attaque reste faible, supprimer les feuilles minées est généralement plus proportionné qu’un traitement généralisé. Lorsque l’arbre est jeune, en pépinière ou récemment planté, une perte répétée de jeunes feuilles mérite davantage d’attention, car elle peut ralentir son installation.

Dans un article publié le 16 avril 2005 dans TAG. Theoretical and Applied GeneticsBernet et ses collègues indiquaient que la lutte chimique concernait surtout les jeunes arbres, les pépinières et les vergers nouvellement établis. Pour un agrume adulte qui produit encore de nouvelles feuilles et conserve une couronne équilibrée, quelques mines relèvent souvent davantage de l’esthétique que d’une urgence vitale.

Si un produit est envisagé, l’étiquette officielle doit préciser l’usage autorisé sur agrumes, la dose, le délai avant récolte et les précautions concernant les pollinisateurs. Le label AB n’autorise pas toutes les substances dites naturelles, et la compatibilité avec l’agriculture biologique ne rend pas automatiquement un produit inoffensif pour les insectes utiles. Sur ce point, pas de blague : le voisin qui conseille une recette bricolée n’a pas toujours lu l’étiquette.

Une feuille marquée, un arbre condamné? Doucement les sécateurs

A close-up image of an unripe lemon growing amidst green leaves on tree branches.
Photo de Doğan Alpaslan Demir sur Pexels.

La mineuse peut réduire l’activité photosynthétique des jeunes feuilles et provoquer leur chute lorsque les attaques se répètent. L’étude publiée en 2021 dans Scientific Reports a mesuré, sur des feuilles de Kinnow minées, des niveaux plus faibles de chlorophylles, de caroténoïdes, de polyphénols et d’activité antioxydante. Ces résultats décrivent une réponse physiologique dans les conditions étudiées, pas la condamnation automatique de chaque citronnier.

Le bon indicateur reste la dynamique de l’arbre : produit-il de nouvelles pousses saines, garde-t-il une masse foliaire suffisante, continue-t-il à fleurir et à nouer des fruits? Si oui, on surveille et on retire les foyers atteints. Si les feuilles jaunissent partout, tombent en masse ou si la croissance s’arrête, il faut élargir le diagnostic à l’arrosage, aux racines, aux cochenilles, aux maladies et à la nutrition.

La mineuse gagne surtout du terrain quand les pousses tendres se succèdent et que les galeries passent inaperçues. Observer, tailler avec mesure et suivre les nouvelles feuilles reste moins spectaculaire qu’un défilé de flacons, mais c’est plus cohérent avec le problème posé. Les limaces, elles, n’ont toujours pas lu le protocole.

Sources et références scientifiques
  1. Bernet GP, Margaix C, Jacas J, Carbonell EA, Asins MJ.. Genetic analysis of citrus leafminer susceptibility.. TAG. Theoretical and applied genetics. Theoretische und angewandte Genetik. 2005. DOI: 10.1007/s00122-005-1943-6 · PMID: 15834698. (résumé scientifique structuré; texte intégral non fourni)
  2. Goane L, Valladares G, Willink E.. Preference and performance of Phyllocnistis citrella Stainton (Lepidoptera: Gracillariidae) on three citrus hosts: laboratory and field assessment.. Environmental entomology. 2008. DOI: 10.1603/0046-225x(2008)371025:papopc2.0.co2 · PMID: 18801269. (résumé scientifique structuré; texte intégral non fourni)
  3. Mitogenomic features of the citrus leafminer, Phyllocnistis citrella (Lepidoptera: Gracillariidae) and the related mitogenomic phylogeny – PMC. Mitochondrial DNA. Part B, Resources. DOI: 10.1080/23802359.2020.1787897 · PMID: 33457951.
  4. Chen L, Liao CQ, Wang X, Tang SX.. 2019. The complete mitochondrial genome of Gibbovalva kobusi (Lepidoptera: Gracillariidae). Mitochondrial DNA B. 4(2):2769-2770. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
  5. Jeong JS, Kim MJ, Kim SS, Kim I.. 2018. Complete mitochondrial genome of the female-wingless bagworm moth, Eumeta variegata Snellen, 1879 (Lepidoptera: Psychidae). Mitochondrial DNA B. 3(2):1037-1039. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar].
  6. Robinson GS. 1988. A phylogeny for the Tineoidea (Lepidoptera). Insect Syst Evol. 19(2):117-129. [Google Scholar].
  7. Stainton HT. 1856. Descriptions of three species of Indian micro-Lepidoptera. Trans Entomol Soc Lond NS. 3:301-304. [Google Scholar].
  8. View in NLM Catalog.
  9. Download.nbib.nbib.
  10. Format: AMA APA MLA NLM.
  11. AMA APA MLA NLM.
  12. Environmental variables influence the developmental stages of the citrus leafminer, infestation level and mined leaves physiological response of Kinnow mandarin – PMC. Scientific reports. DOI: 10.1038/s41598-021-87160-8 · PMID: 33833311.
  13. 1.Nawaz R, Abbasi NA, Hafiz IA, Khalid A, Ahmad T. Economic analysis of citrus (Kinnow mandarin) during on-year and off-year in the Punjab Province. Pakistan. J. Hortic. 2018;5(250):2376-0354. [Google Scholar].
  14. 2.Nawaz R, Abbasi NA, Hafiz IA, Khalid A, Ahmad T, Aftab M. Impact of climate change on kinnow fruit industry of Pakistan. Agrotechnology. 2019;8:186. doi: 10.4172/2168-9881.1000186. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.4172/2168-9881.1000186.
  15. 3.Nawaz R, Abbasi NA, Hafiz IA, Khalid A. Influence of varying environmental conditions on biennial bearing habit of Kinnow fruit (Citrus nobilis Lour x C. deliciosa Tenora) grown at different clusters in the Punjab province, Pakistan. Citrus Res. Technol. 2019;40:e1053. doi: 10.4322/crt.17019. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.4322/crt.17019.
  16. 4.Sharma, D. R., Singh, S. and Arora, P. K. Current Status of insect and mite pests of fruit crops and their management in Punjab. 9. In: 10th Punjab Science Congress, held at DAV Institute of Engineering and Technology, Jalandhar, Punjab (2007)..
  17. 5.Singh, G. Bioecology of citrus leaf miner, Phyllocnistis citrella Stainton (Doctoral dissertation, Punjab Agricultural University, Ludhiana) (2014)..
  18. attie G A C. Citrus leafminer. NSW Agric and Fisheries, Agfact H2 AE 4:1-4 (1989)..
  19. 7.Sharma DR, Singh G, Devi HS. Comparative biological studies of citrus leaf miner on Kinnow and rough lemon during different seasons in Punjab. Indian Ecol. Soc. 2016;43(2):491-495. [Google Scholar].
  20. 8.Sandhu, M.S. Bionomics of Phyllocnistis citrella Stainton (Doctoral dissertation, Zoology, PAU, Ludhiana) (1964)..
  21. 9.Kalidas, P. and Shivankar, V.J. Final Report of the project “Studies on chemical control of insect pests of Nagpur mandarin with special reference to citrus blackfly, psylla and leafminer. NRCC, Nagpur, 35 (1994)..
  22. 10.Patil SK. Evaluation of insecticides against citrus leaf miner, Phyllocnistis citrella Stainton in acid lime. Pest Manag. Hortic. Ecosyst. 2013;19(2):237-239. [Google Scholar].
  23. 11.Boughdad, A., Bouazzaoui, Y. and Abdelkhalek, L. Pest status and biology of the citrus leaf miner, Phyllocnistis citrella Stainton (Lepidoptera: Phyllocnistidae), in Morocco. 251-59. Proc Fifth Int Conf Pests Agri Part-2, Montpellier, France (1999)..
  24. 12.Rodrigues JCV, Rossetti V, Machado MA, Sobrinho JT, de Lima-Nogueira N. Citrus leafminer: a factor for increase of pests and citrus canker. Laranja. 1998;19:49-60. [Google Scholar].
  25. Bruno Nunez. La mineuse des agrumes : symptômes, traitement. 2015.
  26. fousdagrumes. Mineuse des agrumes : Guide Complet de Traitement et Prévention. 2026.
  27. Mineuse des agrumes : symptômes et traitements – Clinique des Plantes.
  28. La mineuse des agrumes ou maladie de la mineuse du citronnier s’attaque préférentiellement au genre Citrus mais peut aussi se rencontrer sur jasmin, vigne, et cultures légumineuses..
  29. Les adultes mesurent 4mm d’envergure, sont blancs/argentés avec des taches noires aux extrémités des ailes antérieures. Les larves sont jaune-vertes. Les œufs sont pondus de façon sélective sur les jeunes feuilles des nouvelles pousses à la face inférieure de la feuille, souvent le long de la nervure principale. Ils sont disposés isolément ou par 2-3. Après éclosion les jeunes larves pénètrent sous la cuticule de la feuille..
  30. Les chenilles creusent des galeries dans l’épiderme de la feuille ou des pousses tendres en croissance et non encore lignifiées pour se nourrir. Elles passent par 4 stades puis se chrysalident, généralement sur le bord de la feuille qu’elle replie en étui. Elles tissent alors dans cet étui un cocon nymphal. Dans les pousses, elles se chrysalident directement dans les galeries. Il y a plusieurs générations par an (le cycle biologique dure 15 à 47 jours selon les températures)..
  31. Les feuilles attaquées par la mineuse des agrumes ont des reflets argentés du fait de la pénétration d’air sous la cuticule. Elles présentent à la fin du développement larvaire des galeries sinueuses sombres remplies d’excréments. Le bord des feuilles est enroulé sur lui même. Les zones de l’épiderme creusées jaunissent et se dessèchent..
  32. En France, seules les pousses d’été et d’automne sont touchées, les pousses de printemps sont épargnées. Ce ne sont que les feuilles situées aux extrémités des jeunes rameaux, donc les jeunes feuilles tendres, qui sont attaquées, car cette chenille minuscule n’est pas assez puissante pour détruire le vieux feuillage. Cela nous donne l’opportunité d’intervenir naturellement et efficacement en sectionnant les parties atteintes et en les détruisant, tuant ainsi les mineuses qui sont à l’intérieur d.
  33. Supprimer les feuilles atteintes dès l’apparition des premières galeries de mines et les éliminer.
  34. Pour lutter efficacement contre la mineuse des agrumes il faut exécuter une taille très précoce, dès la fin janvier. Les jeunes pousses issues de cette taille auront le temps de mûrir et de se fortifier avant le début juillet, date à laquelle le papillon ayant pondu ses œufs, la chenille va pénétrer à l’intérieur des feuilles. Mais celles-ci étant déjà adultes et durcies l’attaque sera très limitée. Sinon on fera une taille beaucoup plus tardive – fin mai. Quand Les jeunes et tendres rameaux ven.
  35. Il s’agit surtout de protéger les pousses d’été et d’automne..
  36. Procéder à une taille en début d’année..
  37. En cas de forte infestation, utiliser un insecticide systémique adapté, autorisé et homologué, portant la mention « Emploi Autorisé dans les Jardins »..
  38. Renseignez-vous dans une jardinerie (ou un magasin spécialisé) auprès d’un conseiller jardin certifié..
  39. Pour rappel, les produits conventionnels sont retirés de la vente aux jardiniers amateurs depuis le 1er janvier 2019..
  40. Mineuse des agrumes : dégâts, quelles solutions.
ERIC
ERIC
Eric est jardinier passionné depuis 22 ans. Il partage régulièrement ses conseils et astuces de jardinage sur son blog "Jardin-Bio", pour aider les débutants comme les jardiniers confirmés à entretenir et faire évoluer leur jardin.

Read More

Related Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici